‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 123 sur 199 · EDOUARD PELLETIER · texte numérisé non relu

EDOUARD PELLETIER

Qràce au sayoir, à rintelligence et à la sage administration de M. Pelletier, la fabrication devint de plus en plus importante. Aujourd'hui, cette maison occupe une centaine d^ouyriers; on y fabrique les tissus les plus forts et les plus ans. La bonne qualité des matit^^res premières employées et la parfaite euecution du travail ont mis cet établissement au premier rang parmi ceux qui s'occupent de cette industrie. <

Les ouvriers sont tous gens du pays, nés dans la commune ou aux environs et, détail particulier et intéressant, qui montre bien où le travail et 1 intelligence peuvent conduire, M. Pelletier, aujourd'hui propriétaire de Tusine de Connéré, était, il y a trente ans, l'apprenti de son contre-maître actuel.

Le jury des recompenses a ratifié le jugement de Topinion publique en décernant à M. Pelletier une Hédaille 4'ar- II^Bt, qui est la plus huute récompense accordée à cette industrie.

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SOCIÉTÉ ▲NONYME DES FORCES, FONDERIES A LAION OIRS

De Saint-Roch-lez-Amiens (Somme)

Dans le milieu de la Classe 41, du côté du palais des Machines et à droite de la porte v conduisant, cette Société nous montre dans une belle installation les produits de son industrie.

Nous y remarquons de magniflques échantillons de fers flus pour la carrosserie, des bandages à champs ronds, des boites de roues alésées sur machine brevetée s. g. d. g., et surtout une série d*essieux Dalre à une deux ou trois marques, de toutes formes et dimensions, essieux droits ordinaires, essieux coudés d'équerre, essieux coudés en rond, etc., pour tous les usages, ainsi que des essieux destinés à Tartillerie et au train des équipages. Puis nous voyons des fers pour la maréchalerie, fei's rainés pour ferrure à 1 anglaise, lopins de fers à bosses.

A noter aussi des fers à couteau, aplatis, feuillards pour les fabricants de serrures de Picardie, des pieux pour clôtures et des 1ers marchands, ainsi qu'une série débattants de cloclies, des vis de pressoir et de binard, puis des socs et versoirs pour charrues en acier.

HISTORIQU»:

C*est]M. Dalre qui a créé les Forges et Fonderies de Saint- Koch-lès-Amiens en 1842. L'année suivante il commenta la fabrication des essieux corroyés.

Undécret impérial, en datedu l"mai 1858, autorisa M. Daire à établir une forge avec fours à puddler, fours à réchauffer et le matériel nécessaire à la compression et à rétirage du fer.

Il sut en peu d'années porter cette fabrication à un haut degré de perfection, si bien que le ministre de la guerre le complimenta dans une lettre datée du 7 avril 1862, qui reste dans les archives de la Société comme un té:noignage de la supériorité des essieux Dalre sur tous ceux qui étaient livrés à cette éj)oque au ministère de la guerre.

La fabrication des fers à l'usine de Saint-Roch est basée, eu raison de sa situation géographique, sur l'emploi des riblons

3ui se trouvent aisément; soit dans les usines agricoles, soit ans les fabriques de serrures si nombreuses dans le pays. On v ajoute le puddlage de fontes fines venant en général de Bilbao. ne pouvant soutenir la concurrence que pour les fers de qualité supérieure.

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