LUCIEN MARQUIS
monter les machines nécessaires et, par lear initiative, ils ont contribué pour une très large part à conserver à la France la fabrication des épingles que 1 étranger s*efforgait de lui enlever,
MM. Marquis et llls ffkréres, ont été successivement brevetés pour :
1" Une machine à fabriquer les épingles à cheveux ;
2* Un modèle d'épingles à cheveux ondulées :
3' Une machine pour Tondulage de ces épingles ;
4® Une machine a fabriquer les épingles a tête refoulée ;
5* Une machine à encarter les dites épingles ;
«)• Un système de laminage du papier permettant de séparer les rangées d'épingles avec promptitude et sans le secours des ciseaux.
En outre des Pointes, Epingles, A«rrafes, Dé.s, Anneaux île rideaux, la maison aiarquis et llls frères fabric^ue, dans des proportions considérables, tous les arti(?les de quincaiiltii»» pour le Bâtiment, la Sellerie, la Bourrellerie et aussi les Boucles et Ferrures pour harnachements iniliiaires.
Grâce à leur outillage absolument perfectionné, MM. Marqni» et fils frères ont pu devenir les fournisseurs du gouvernement.
Ils ont donné la mesure de leur capacité industrielle et de leur dévouement sans phrases, en fabricant et livrant, pendant la guerre de 18'ÏO, avec les Allemands chez eux et au péril de leur vie, toutes les ferrures nécessaires au harnachement de douze batteries d'artillerie en formation à l'arsenal de Brest.
La maison dut être divisée en 1882, â la suite du décès de M. Callxte Marquis, mais elle ne pcricliUi ])oiiitpour cela.
Bien au contraire, M. Lneien Marquis, resté seul de i ancienne Société, a tenu à honneur de conserver a la maison son rang et sa renommée si légitimement acquis.
Il a développé l'étendue de ses usines et amélioré son outillage au far et â mesure des progrès de la mécanique appliquée à son industrie.
A rheure actuelle, M. Lueleu Marquis est le propriétaire et le directeur de quatre usines dont l'importance est suflisamment signalée par ce fait qu'elles donnent deux cents (200) chevaux de force motrice et qu'elles contiennent :
78 bobines à trélller pouvant produire en
fil de fer fin nM à 12 600.000 kiL
40 machines à fabriquer les pointes fines... 250.000 —
52 machines à fabriquer et encarter les
épingles 150.000 —
60 machines à fabriquer les agrafes 150.000 —
14 machines à fabriquer, doubler et onduler
les épingles à cheveux 100.000 —
1 machine brevetée pour fabriquer les chaînettes de balances, de suspensions et de gamelles 20.000 —
En outre. Tune des usines est spécialement disposée pour la fabrication des dés â coudre et des anneaux pour rideaux ; l'outillage de cette usine est particulièrement remai^quable.
M. LaeieM Harciais, en plus des employés et ouvriers spécialement attachés à ses usines, et dont le nombre s'élève actuellement à 300, emploie, au dehors, en grande quantité, d'autres ouvriers pour la fabrication de la Quincaillerie, de la Sellerie, de la Bourrellerie et des boucles et ferrures de harnachements militaires.
Ces derniers articles sont spécialement fournis par la maison L. Marqvls aux trois arsenaux de Bourges» de Lyon et de Toulouse.
OrsAMisAtioii •VTrière
Enfin, et ceci est une dernière considération qui a bien sa valeur, M. Lneien Marquis s'est toujours préoccupé, avec la plus vive sollicitude, des intérêts et du bien-être matériels de ses nombreux ouvriers et employés.
Depuis bien des années, il alimente, de ses deniers personnels, la Société de secours mutuels qu'il a fondée dans ses usines.
Dans tous les cas de maladie ou d'incapacité quelconque de travail, grâce à cette subvention gracieuse et à une légère cotisation mensuelle versée par les ouvriers, ceux-ci reçoivent gratuitement les soins du médecin, les médicaments nécessaires et encore une allocation en espèces qui leur permet de faire vivre leur famille jusqu'à leur entier rétablissement.
Cette œuvre essentiellement philanthropique est complétée
Sar une assurance contre les accidents contractée sur la tête e chacun des ouvriers.
Telle est, dans toutes ses parties, l'œuvre à laquelle M. Laelev Marquis s'est entièrement consacré depuis près de cinquante ans.
Au point de vue particulier, les intérêts des ouvriers et employés sont soigneusement et paternellement sauvegardés.
Au point de vue général, les intérêts de l'industrie française — et en particulier d'une bi*anche de cette industrie qui a failli nous échapper — ont été vaillamment et honnêtement défendus par la maison Luelen Marquis.
MM. Marquis et llls frères n'avaient exposé qu'une seule fois, à Rouen, en 1859, où ils avaient obtenu une Médaille d'Argent.
Le jury de l'Exposition universelle (Paris 1889), a décerné également à M. Luelen Marquis une Hédaille d'Arm^wàtf qui n'est au'une bien juste récompense des service.'* rendus à notre industrie par son travail.
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nifillAIIiIiV BE BMOmSE
p. ALLAnrauiLULînKE & c*»
Quai de ia Londe, à Caen
L'exposition de MM. P. Allalaf^llUame et G>% négociants armateurs à Caen (Calvaidos), se compose de plusieurs pylônes.
Ces pylônes sont faits :
1" De briquettes d'environ 6 kilog., fabriquées avec la machine Maselloe, des Forges et Chantiers de la Méditerranée;
2* De briquettes d'environ 5 kilog., fabriquées avec la machine de MM. Tb. DopoT et flls ;
3« De briquettes perforées d'environ 1 kilog., fabriquées aussi avec la machine de MM. Th. Dupuy et flls.
11 existe également dans cette exposition un modèle de leur steamer à hélice le Chaixzy.
HISTORIQUE
L'usine de briquettes ou agglomérés de houille de MM. P. AllalBiralllaame et Cs a été fondée à Caen en 1861.
Cette fabrication s^efTectue avec des menus de houille et du brai, qui sert à obtenir Tagglomération.
Les oriquettes produites par cette usine, sous diverses formes, sont vendues aux chemins de fer de la région, et principalement à la Compagnie de TOuest, à Tindûstrie, à Tagriculture et, pour les usages domestiques, à l'état de briquettes perforées.
L'importance de la fabrication de cette usine varie de 25,000 à 30,000 tcHines par an.
Les charbons employés viennent de Cardiff, les brais viennent de Londres.
Ces agglomérés, dont la teneur en cendres est d'environ 7 0/0, constituent par leur puissance calorique, un combustible économique et d'excellente qualité.
Les charbons et les brais, utilisés par l'usine de MM. P. AlliilB|palllaame et C% sont transportés des ports anglais au quai de Caen par le steamer français Chanzy^ en tôle d'acier, possédant une machine à triple expansion.
Ce steamer, qui appartient à ces négociants , apporte à Caen, chaque semaine, un chargement de 800 tonnes environ, soit pour l'usine à briquettes, soit pour approvisionner le commerce 1 e charbons de cette maison.
Deux grues à vapeur, installées sur pontons, dans le bassin du port de Caen, un petit chemin de fer Decauville, avec pesage et une grue à vapeur, installée dans les chantiers de l'usine, opèrent le déchargement de ce bateau à vapeur, dans Tespace de dix à douze heures.
FAbrieatioii des briquettes
Le cliarbon menu nécessaire à la fabrication des agglomérés est amené à une chaîne à godets qui le déverse dans un crible cylindrique, dont les mailles métalliques séparent le gailletin des unes.
Après ce criblage, les menus fins sont mélangés avec la Quantité de brai nécessaire pour Tagglomération ; ce dernier a été brové dans un moulin ad hoc.
Ce mélange est conduit à une deuxième chaîne à godets qui le déverse dans un broyeur C^rr, marchant à une vitesse de 450 tours à la minute, lequel achève de mélanger intimement le brai et les menus de houille et réduit le mélange à Tétat de poussière homogène, laquelle est reçue par une troisième chame et élevée jusqu'au malaxeur, qui réchauffe, au moyen de la vapeur, à une température qui varie de 80 à 100 degrés centigrades.
Ce mélange pulvérulent, ainsi échauffé, tombe du malaxeur dans un distributeur à hélice, qui est chargé de remplir les alvéoles des moules de la forme tournante de la machine à liriquettes, à compression hydraulique, produite par la vapeur, et construite par la Soelété ém% Forces et Chantiers ëe i« Héëlterranée, qui a obtenu pour cette machine, une mé- (laille d'or à TKxposition universelle de 1878.
Cette machine est à démoulage continu et à production successive, sa pression est réglée par Tonvrier qui surveille sa marche et qui peut constater, à chaque instant, l'énergie de cette pression à l'aide d'un manomètre installé sur la presse. Les briquettes eompriméi^s sont chassées automatiquement par une main de fer, qui les livre à l'ouvrier charge de les enlever.
Cette machine produit 24 briquettes à la minute, de 6 kilog. chacune, ce qui donne environ huit à neuf tonnes à l'heure.
11 existe dans cette usine une seconde machine, produisant à volonté et au moyen de pièces de rechange, des briquettes pleines, pour l'industrie, de 5 kilog. chacune ou des briquettes perforées, pour foyers domestiques, de 1 kilo^. chacune.
Toutes ces briquettes portent la marque de fabrique. Les pleines sent divisées par des rainures, pour faciliter leur hrisement.
Cette seconde machine est à' piston horizontal et a ohteiiu plusieurs récompenses de premier ordre.
Elle a été construite par MM. Th. Dnpoy et flU, constructeurs-mécaniciens à Paris, et peut produire, en briquettes pleines, de quatre à cinq tonnes à l'heure, et en briquettes perforées, deux tonnes à l'heure.
L'ensemble de ce matériel est mis en mouvement par une machine à vapeur horizontale, avec chaudière tubulaire de la force de 40 chevaux de TS kilogrammètres chacun.
La vapeur nécessaire ali malaxeur et à la presse hydraulique est produite par un générateur à bouilleur, de 50 mètres de surface de chauffe et par une chaudière système Fleld, à tubes pendentifs, de 20 mètres de surface de chauffe.
Ces deux chaudières sont alimentées par feau chaude d'un
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bouilleur réchauffeur, qui utilise la chaleur des gaz des fojers des fourneaux, ayant leur arrivée dans la blieminée.
Les grilles du générateur à bouilleurs et du générateur Fleld sont composées de barreaux en fonte creux, à circulation de vapeur qui, en se dégageant dans les foyers, leur donne une certaine ftimivorité, en favorisant la combustion du charbon employé, et assure aux barreaux une longue durée, en empêchant radhérence des mâchefers sur les grilles.
Cette usine possède un atelier avec forge, rabotteuse, tour parallèle, etc., pour les réparations ju mécanisme et du matériel. Elle emploie journellement environ 60 ouvriers, tant dans Tusine à briquettes que dans l'atelier des réparations et les chantiers.
Une nédaille de Bronze est venue récompenser les Directeurs de cette entreprise industrielle de leurs louables efforts ainsi que des résultats obtenus.
Médaille d'A^T^sent
Edouard PELLETIER
Manufacture de toiles métalliques A Connérê (Sarthe).
Au fond de la classe 41, après la grande galerie de trente mètres et du côté du Champ-de-Mars, se trouve Texpositiou des produits de Tusine Etea^rë Pelletier. Là, c*est le cas de le dire : s'il n*j a pas la quantité il y a la qualité. Dans un élégant tableau sont rangés avec beaucoup de goût des échantillons de toile métallique de toutes les grosseurs, en âls de fer, d*acier et de caiyre ; il y en a de tous les numéros et de tous les genres. Nous y voyons les toiles les plus fortes employées pour les tamis de mines, pour les ciments, pour les moulins, les lanternes de mines, les garde-manger, les toiles sans lin de machines à papier et à carton ; enfin, tous les articles pour cribles, tamis, olntoirs, ferblantiers, etc.
Les derniers numéros ressemblent, à 8*y méprendre, à des tissus de soie et des plus fins.
L*on y remarque une toile en laiton ayant 48,400 maUIes (quarante-huit mille quatre cents maUles) dans 27 millimètres carrés ! Cet échantillon a été fabriqué avec du 111 de laiton d'une épaisseur de 3 centièmes de millimètre, c'est-à-dire avec un âl métallique aussi un que la soie. la plus fine. Ce tour de force fait honneur à la maison.
Hiatoriqve f t esiisiAteiiee
Cette maison, une des plus importantes dans la spécialité des toiles métalliques, a eu des débuts très modestes ; elle a été fondée en 1849, par M. Florent BleaTenn. Ses premiers pas ont été durs, mais, grâce à la ténacité et à Tintelligence de son pi'opriétaire, elle finit bientôt par prospérer et s'agrandir. Ko 1869, M. BlenTcna cédait sa maison à M. Héehlnser, son neveu par alliance. A cette époque, l'usine occupait environ 25 ouvriers. La guerre de 1870 arrêta un instant l'essor que prenait cette fabrication.
En 1872, M. Héehliiser S'adjoignit M. Pelletier pour diriger comme représentant et fondé de pouvoir la maison de vente qu'il possédait à Paris. Il la dirigea si bien, qu'en 1885 M. Hérhlnirrr consentait à lui céder sa maison.