TABLEAU COMPARATIF
DES FILS BI-MÉTÀLLIQU1C8 BNTRI T.BS FILS DE CUlVSlK ROUGI BT LES FILS DE FER GALVANISES.
Comparaison d'un fil hi-mètaltiaue cuivre rouge d âme d'acier ayant 60 010 de conductihilité par rapport à un fil de cuivre rouge pur.
Correspondance des diamètres entre les deux lils
°'b"Si^u!:"i^-'" ''i"'!-'^ ^■■■'-' ^-z-^' «■/■' *"/■♦ '-r
corts^Xt. i»-'''^' l"/"'15,l-/-5.1-/-9,8-/-2^3-/.1.8-/-8
et inversement :
Cuivre pur. — Diamètre. | !■/«, 2»/"», 3«/«, 4»/"», 5»/»
co„e.';ii°;rDr»..e.t^"/"«. «-/-«' «-/-«' »"/.«^. «-/-^
Comparaison d'un fil hi^m^étallique en cuivre rouge à âme d'acier ayant 00 OjO de conductibilité par rapport a un fil de fer galvanisé.
^"iuïé'ï^'- i ^-/-. i"/-'- 2-/- «-/- ''1-^' *-/-.
Fil de fep. | l-^O, 2»/«84, 3"»/'»75, 5«/"*70, 6"/»64, 7"»/»5, 8~/«53, 9"/«48, 10»/»4, ll»/»5.
Histerique et ConsUiUiiice .
Nous sommes ici en face d'une exception. L*usine Mmrt'a et Cle, quoique née d*hier (févriei* 1888), est déjà très importante. Installée aux portes de Paris, à Joinville-le-Pont, ses ateliers couvrent une surface de 6000 mètres carrés, et se composent de plusieurs trains de laminoirs, d'une tréfilerie très complète montée avec les derniers perfectionnements connus, de fonderies spéciales ; tout cela est mis en jeu par une force motrice de 150 chevaux et un personnel de 100 ouvriers.
Avec ce remarquable outillage, MM. Martlm et C>« peuvent fabriquer aisément 6.000 kilog. par jour de fils bi-métalliques et autres.
Le Jury a voulu récompenser les efforts considérables faits par cette industrie naissante pour prendre place parmi nos grandes usines, en lui décernant 9 méitoillcMi de br«i —
«72 MM. DALIFOL ET C"
LES USINES DE PkRIS
^fédaille d'Or
MM. DAIilFOIi & Cie
FORGES ET FONDERIES i72, quai de Jemmapes, à Paris.
Classe 41, sur le passage qui mène de la Galerie des Machines à la Classe 45, et adossé à cette dernière, se trouve une exposition unique dans son genre, soit comme luxe d'installation, soit comme beauté et râleur artistique des objets exposés.
Nous sommes ici dans le domaine de la fonte malléable et de l'acier coulé, et Ton reste vraiment émerveillé des résultats obtenus par la Maison Dallffal, avec ces deux facteurs. Dans leur vaste vitrine figurent avec une riche abondance les produits si variés de leurs ateliers. Chaque objet est intelligemment présenté, et celui qui a présidé a cette installation a fait preuve d'un savoir et d'un goût parfaits.
Mais, commençons par décrire les fontes malléables. La vitrine qui les renferme est abondamment pourvue de nombreux spécimens. Nous y remarquons des couvercles de boites à graisse, des chapeaux de supports, crapaudines, leviers de manœuvre et de support, plies et tordus a froid, et plusieurs autres pièces fournies spécialement aux grandes Compagnies de Chemins de fer.
Pour obtenir toutes ces pièces, de variétés si nombreuses et malgi'é cela si régulières dans leurs formes ou leurs dimensions, la Maison naliffol a étudié et établi des modèles en cuivre qui réunissent les conditions nécessaires pour obtenir des pièces propres et de bonne qualité, c'est-à-dire une grande régularité dans les épaisseurs. Elle a évité aussi les angles vifs; elle a bien calculé le retrait en s'assurant toujours qu'il peut se faire facilement.
Une pièce en fonte malléable obtenue dans de bonnes conditions de fabrication est presque toujours supérieure à une pièce qui serait faite en fer, surtout si c'est une petite pièce très ouvragée, tourmentée et forgée en matrice où forcément, car il est impossible détenir compte des fibres du fer, lequel se trouve énervé, pris en tous sens et souvent trop chauffé en raison de la nécessité de le faire pénétrer dans les angles des matrices.
Dans toutes les nombreuses expériences de résistance qui ont été faites, les résultats constatés, comme chiffres de rendement s'écartent peu de ceux du bon fer.
S'il .y a un peu moins d'élasticité, la résistance à la traction est presque toujours supérieure dans la fonte malléable.
Acier cou/é. — Comme pièces mécaniques nous remarquons:
Une bielle tournée dans toute sa partie cylindrique faisant voir un métal homogène et sans soufflures.
Un bâti de 7 mill. d^épaîssear qui prouve Tayantage réel de ce métal au point de yue de la réduction du poids.
Des pièces étirées, telles que : fourches de vélocipèdes, colliers d'excentriques, un volaut pour machine à grande vitesse permettant d*apprécier Thomogénéité du métal.
Une soudure de boite à tubes pour chaudières, colliers et pièces de raccord, exécutée par la fusion.
Plusieurs pièces d'une grande précision de moulage procurant aux mécaniciens la faculté d'obtenir des pièces de dimensions voisines des cotes d'ajustage, telles que des maillons en acier servant à la confection de la chaîne française à maillons démontables, pour élévateurs, transporteurs, transmissions, ascenseurs, etc. Système Ed. Av^e, breveté s. g. d. g.
Un engrenage fondu avec une poulie qui a subi sans la moindre crique, l'épreuve dun mouton du poids de 150 kilog. ce qui atteste la malléabilité parfaite du métal. Une glissière, type du chemin de fer de l'Est, une boîte à graisse en acier modèle du clieinin de fer de l'Etat.
Une série de culots d'obus ayant résisté à toutes les épreuves exigées par le cahier des charges du service de l'artillerie.
Une gaine porte-détonateur essayée à l'Ecole de Pyrotechnie de Bourges et qui, suivant le procès-verbal officiel, a donné d'excellents résultats.
Plusieurs pièces de wagons du chemin de fer Decauville (sjrstéme du capitaine Pécbotj pour le service des forts. (A ce sujet, les pièces d'expérience qui ont fait adopter définitivement parle ministre de la Guerre, le système des chemins de fer à voie étroite, ont été fabriquées et fournies par la Maison Dallfol).
Nous devons encore citer une pièce de 1,000 kilogr. environ coulée en acier et exposée comme spécimen de l'armature fournie par cette Maison pour la statue du Dôme Central de l'Exposition. Cette statue colossale, de 9 mètres de hauteur, a été exécutée en zinc par M. Concelller, d'après le modèle en plâtre de M. Delaplanehe. Cette armature, a'une grande originalité, fixée sur Tossature métallique du iome, la soutient.
Remarqué aussi une fraise ol)tenue brute de fonderie qui montre que cet acier coulé trempé est aussi dur que le meilleur acier à outils. Il est d'un usage fréquent pour la confection des outils à bois.
Ce métal très doux aux travaux du burin et outils de tour, est très résistant, et depuis longtemps la Maison Dailfol l'emploie pour la fonte des matrices des premières maisons d'orfèvrerie pour l'estampage de l'argent et d'autres métaux précieux. 11 a servi à faire toute la série de matrices pour la fabrication des plateaux de la Société des Couverts Alfénide. Citons aussi une matrice brute de fonte représentant le Panorama de l'Exposition. Elle révèle une finesse de moulage et d'exécution bien qu'elle ait été fondue sur un modèle en plâtre. Le moulage, pour ce genre de matrices que rend si bien ce métal, constitue un réel progrès et une économie considérable de main-d'œuvre dans f industrie de MM, les orfèvres et estampeurs.
Parmi les pièces de forge, nous devons signaler an cylindre
674 MM. DALIFOL ET C*'
obtenu dans les ateliers et que cette Maison livre depuis quelques années dans des conditions très appréciées au Comptoir Vve Lyon-Alemand pour le laminage des métaux précieux.
La maison Krupp (Allemagne) a eu longtemps le privilège des fournitures en France de ce genre de cylindres qu'elle pouvait seule produire dans les conditions désirables.
Fontes artistiques — Sous le rapport des fontes artistiques citons comme pièces exposées : te grand vase Louis XV Enfants et Dragons, le Casque porte-bouquet de Cheret, une
S aire de Chenets ciselés. Ces pièces, dont la ciselure est très ne, fait ressortir tous les avantages du métal employé qui peut rivaliser avec les plus beaux bronzes. Citons pareillement deux réductions de charrues qui sont une preuve des soins particuliers que la Maison Dallfol apporte dans cette industrie.
Nous voyons encore de nombreux objets de fantaisie et de bureau en fonte nickelée et décorée ; il y en a même de bruts. Tous ces spécimens ont été pris au hasard dans la collection de plus de 600 modèles que la Maison a créés, et à leur examen on reconnaît le sentiment artistique dont Tindustrie parisienne a seule le secret.
Le principal but de cette nouvelle fabrication était de paralyser en France Timportation d'articles similaires, connus sous le nom de: (Articles d'Allemagne), et donilSimsLison Zimmermann de Hanau (Prusse) et d'autres fonderies de cette région avaient inondé les vitrines et les comptoir» des magasins de nouveauté français.
Histeriqne et «•it«i«Umee
Cette Société, qui a pour objectif Texploitation des Forges et Fonderies du quai de Jemmapes, et qui est le plus ancien et le plus important établissement pour la fabrication de la fonte malléable et de Taoier coulé, a été créée en 1848 par M. Dallfoi père. Qrâce à rintelligente activité, grâce à Tesprit d'initiative de son fondateur, cette maison a bien vite conquis dans l'industrie la place de premier ordre qu'elle occupe aujourd'hui.
Elle s'était adjoint comme facteur indispensable à la quincaillerie, la sellerie, la serrurerie, l'armurerie, la bourrellerie, la carrosserie, et en général toute la petite mécanique.
Cet établissement a subi divers agrandissements successifs. Aujourd'hui l'usine du quai Jemmapes est constituée dans les conditions les plus complètes.
La fonte malléable qui ne convient qu'aux petites pièces, est insuffisante lorsqu'il s'agit de pièces plus importantes en épaisseur et comme poids. Pour satisfaire aux nombreuses demandes des grands ateliers de constructions mécaniques, M. Dallfoi est arrivé, dès 1869, après de laborieuses recherches et des expériences coûteuses, à produire sans soufflures son métal acier coulé au creuset, qui offre toutes les garanties d'homogénéité et de résistance.
Il a procuré ainsi à ces établissements le moyen de résoudre très économiquement de fréquentes difficultés de fabrication en leir fournissant, à des prix beaucoup plus rémunérateurs pour eux, des pièces de moulage en acier des plus délicates et
des plas tourmentées que la forge, plas coûteuse, est toujours impuissante à rendre industriellement.
Cette fabrication a subi des perfectionnements successifs principalement en 1881, par des procédés brevetés s. g. d. g. ayec le concours de M. Forqvi^oa, docteur es- sciences, et par suite, la maison Dulifol est arrivée à fabriquer très pratiquement ce métal à des prix relativement très réduits, ce qui lui a valu en 1883 de conserver longtemps le monopole de la fourniture aux arsenaux des culots d'obus à mitraille, modèle 1883 (système du colonel Gastine).
En effet, plus de deux millions de culots de tous les calibres ont été livrés à Tartillerie au 81 décembre 1888 par les ateliers du quai Jemmapes.
Les commandes actuellement en cours de fabrication s'élèvent pour Tannée 1889 à près de quatre cent mille culots.
Mais, à côté de la qualité du métal, il a fallu trouver des moyens de production plus rapides et jlus économiques. C'est alors que la conception des « machines à mouler >, par M. Dalifoi, a amené la création d'un type nouveau permettant d'obtenir des pièces brutes de fonte à des dimensions rigoureuses et que, pour la première fois en fonderie les c machines à mouler » ont trouvé des applications plus pratiques, car le travail produit est équivalent à celui que donnaient quarante mouleurs.
L'Ecole de Pyrotechnie de Bourges ayant reconnu les avantages de cette machine, a fait immédiatement la demande de ce système pour le moulage des pièces en fonte de fer nécessaires au montage du projectile nouveau.
Les ateliers de cette maison occupent un terrain de près de 5,000 mètres carrés ; ils se trouvent à proximité du centre de Paris, et sont reliés au canal St-Martin.
Dans le hall de la Fonderie qui occupe près de deux mille mètres, il faut signaler les transformations progressives de l'outillage.
2 machines à mouler hydrauliques actionnées par des accumulateurs.
4 Cubilots dont un d'expérience, tous desservis par un montecharge à vapeur.
2 ventilateurs.
20 fours à fondre l'acier de 4 creusets chaque.
2 ponts roulants de 2,000 à 5,000 kilos.
5 fours à recuire alimentés par deux gazogènes système Siemens.
Une sablerie avec broyeurs, tamis, blutoirs donnant une production de 50 mètres 3/ par jour.
Il existe, d'autre part, un atelier d'ébarbage desservi par toute une série de meules artificielles et de lapidaires, depuis un mètre de diamètre jusqu'à 20 centimètres avec brosses cylindriques en fil de fer et machines spéciales pour le nettoyage des fontes.
L'Atelier de modelage avec ses tours et scies circulaires et à ruban mécaniques permet, avec son outillage accessoire, d'exécuter toutes les commandes, soit sur dessin, au trousseau ou sur modèle.
La maison continue le développement de son outillage de
e?76 MM. DALIFOL ET O*
forge, qui, en outre des réparations et transformations de son matériel, peut encore rendre des services à sa clientèle pour substituer au besoin la pièce de forge au moulage lorsqu'il s'agit de pièces plus simples.
Cet outillage est mis en action par une machine de 60 chevaux vaçeur.
Par suite de la fermeture de plusieurs fonderies de fer voisines, la Maison a dû entreprendre la fabrication de la fonte de fer douce. C'est ainsi qu'elle a exécuté plusieurs tuyaux destinés aux ascenseurs de la Tour Eiffel, pour lesquels 18 kilog. de résistance par millimètre carré étaient imposés.
C*est par cette concentration et la qualité de ses produits ^ue la Maison Dallffoi est arrivée à soutenir la concurrence et à se maintenir au premier rang dans ce genre d'industrie dont la création par elle remonte à 1848,
OrffanÎMifioit ouvrière.
La Maison Dallfol a toujours porté également toute sa sollicitude sur la question ouvrière qui devient chaque jour de plus en plus intéressante. Elle assure depuis trente-un ans à 1 ouvrier les soins médicaux et pharmaceutiques plus une indemnité de 2 fi»ancs par jour de maladie et 2 fr. 50 en cas de blessure.
De plus, MM. Dallfol et C*, ont contracté au profit de tout leur personnel au nombre de deux cents ouvriers et vingt-cinq employés, une assurance à la Compagnie La Préservatrice garantissant, outre les indemnités ci-dessus, une somme variant de 3,000 à 6,000 francs en cas de décès ou d'incapacité permanente de travail.
Une somme de 1,000 à 4,000 francs en cas d'invalidité ayant pour effet de diminuer la capacité du travail.
Et, enûn, une somme de 500 à 5^000 francs en cas de blessure causant un préjudice corporel.
La caisse de secours est alimentée par une retenue de 2 0/0 sur les salaires et par une subvention annuelle de la Maison, proportionnelle à ses bénéfices.
Le chef actuel de la Maison M. ■axlme Ballfol, qui a succédé à son regretté père, décédé en 1888 et enlevé sur la brèche, continue suivant les traditions la direction de sa maison dans la voie de prospérité et de progrès, secondé en cela par le concours dévoué des collaborateurs de son père. Par 1 organisation intérieure et administrative, tant au point de vue de mutualité que de secours et par les encouragements incessants accordés aux jeunes apprentis depuis la fondation de cet établissement, elle est assez heureuse de compter encore aujourd'hui, après 40 ans, des collaborateurs et des ouvriers de la première heure.
Nous croyons utile de donner ici, in extenso, le texte du règlement de la Société de secours contre les accidents et les maladies, établi par cette maison :
Usines dé t>ARts et environs an
société die «eMinini contre !«• «ecMente •t !•• maladicNi
Il est formé entre les employés, ouvriers et ouvrières de la Maison Dallfol et C*, une société ayant pour objet :
L'assurance contre les conséquences des accidents et maladies corporelles de toute nature, provenant d'une cause violente ou Involontaire, tels que des accidents survenus dans les ateliers ou dans l'intérieur de TUsine. L'assurance est collective en ce sens qu'elle est contractée par tous les ouvriers envers le chef de l'Etablissement et dans l'intérêt des ouvriers sociétaires, et qu'elle décharge le chef de l'Etablissement du recours que l'on pourrait exercer contre lui.
But die la Hociété.
Article pjubmur.
Une Société de secours mutuels est formée entre les employés, ouvriers et ouvrières de la maison de MM.Dallfol etC*
La participation à cette Société est obligatoire pour tous.
Le chef de l'Etablissement et le directeur des ateliers sont de droit membres honoraires.
Art. 2.
Cette Société a pour but de venir en aide à tous ses membres malades, en leur fournissant les secours désignés en l'art. 11.
De l'Admiiiifltratioit.
Art. 3.
La Société est administrée par un bureau renouvelable à chaque assemblée ; ce bureau est composé d'un président, d'un vice-président et de trois administrateurs, dont l'un est secrétaire délégué.
Les membres sortants peuvent être réélus.
Art. 4.
Dans tous les cas litigieux de réclamation ou de blessure grave, une Commission de cinq membres nommés en assemblée générale s'adjoindra aux administrateurs potlr en délibérer ; en cas de partage d'avis la voix du chef de l'Etablissement compte double.
Art. 5.
Le Directeur des ateliers de la Maison est de droit trésorier; il encaisse les fonds sociaux qui ne peuvent sortir delà fabrique, et dont il est tenu de rendre compte à toute réquisition. Chaque semaine, il délivre au payeur, les fonds nécessaires pour le service des malades et des blessés ; son livre doit toujours être en rapport avec celui des administrateurs.
Abt. 6.
Dans le cas où des démarches pour renseignements, informations ou surveillance deviennent nécessaires, l'Administration charge l'un de ses membres de cette délégation, et le déplacement est payé au taux de la journée du délégué.
678 MM. DALIFOL ET (?•
Abt. 1.
%l. Maladies. — Pour chaque sociétaire gagnant plus de 3 flrancs par jour, la cotisation est fixée à 1 fï*. 26 par mois, et pour les sociétaires gagnant 3 Irancs par jour et moins, la cotisation est fixée à 65 centimes par mois ; pour les entrants et les sortants, la cotisation sera proportionnelle aux jours de trayail.
§ 2. Accidents. -» De même la cotisation sera de 4 centimes par jour de travail à dix heures Tun, pour les sociétaires gagnant plus de 3 francs par jour, t centimes pour les Jeunes gens et les femmes, et 1 centime pour les enfants gagnant moins de 2 ft*ancs.
Art. 8.
Chaque nouveau sociétaire est soumis à un noviciat de quatre mois ; pendant ce temps, il n'a droit qu'aux consultations du méoecin, qu*il est tenu d'aller voir ou de faire appeler en cas de maladie.
A cet effet, il ne pourra se présenter qu'avec une feuille signée par radministrateur-delégué, sur laquelle il sera spécifié qu'il est dans le noviciat.
Art. 9.
Tout ouvrier en devenant sociétaire, devra passer la visite du médecin, lequel déclarera qu'il est exempt de maladies ou blessures.
Les frais de visite seront à la charge de la Société.
Art. 10.
Tout sociétaire dont l'absence de l'Usine aura duré plus d'une année, sera soumis à un nouveau noviciat de deux mois, si ce sociétaire avait au moins une année de présence dans la maison.
Si cette absence était de deux ans, il serait considéré comme n'ajant jamais été sociétaire et sera soumis à un noviciat de quatre mois.
Si cette absence est de six mois, la durée du noviciat sera de un mois.
Art. 11.
La Société n'accorde pas de secours pécuniaires à moins de quatre jours de maladie.
Tout sociétaire malade, outre les soins du médecin et les médicaments, recevra 2 francs par jour pendant une première
Sériode de quatre mois, et 1 fï^nc par jour pendant une euxième période de soixante jours.
Les sociétaires dont le versement est de 0.65 c, recevront 1 franc par jour pendant la première période, et 50 centimes pendant la deuxième. Après six mois de maladie^ la Société n'accorde plus aucun secours.
Ammldmmtm et Bit
Art. 12.
La Société donne droit, moyennant une prime journal ièi*e, à une indemnité pécuniaire déterminée, consistant :
1" En cas de mort, à une somme lixe.
2° En cas d'incapacité permanente de travail, en une i*ente viagère ou une somme âxe une fois donnée.
S*' En cas d'incapacité de travail variant de six à quatrevingt-dix jours, en une indemnité quotidienne, plus les médicaments et le médecin ; et dans les soins à domicile, suivant ce qui est dit au règlement de la Caisse de secours pour les maladies.
L'indemnité due en vertu de Tassurance est acquise exclusivement à la victime de l'accident ou à ses ayants-droit.
En conséquence, après le sinistre, la somme accordée sera remise en espèces et sur quittance définitive à l'assuré ou à ses ayants-dlroit; les indemnités à verser par la Caisse sont fixées, en cas de mort ou d'incapacité permanente de travail, par le Conseil, qui est formé de trois membres en dehors du Chef de l'Etablissement, qui est nommé de droit, et dont la voix est double en cas de partage d'avis.
Les trois autres membres sont nommés par les ouvriers entre eux.
Dans le cas d'incapacité temporaire, l'indemnité sera de :
2 fr. 50 pour les hommes.
I fi*. 25 pour les jeunes gens et les femmes. 0 tv, 15 pour les enfants.
Art. 13.
Tout sociétaire blessé doit en faire la déclaration dans le délai de vingt-quatre heures, sous peine de se trouver privé des secours comme accident. Il n'aurait droit, dans ce cas, qu'au secours comn^e maladie.
Art. 14.
La Société ne répond pas des conséquences en cas de suicide, de rixe, de lutte, d'ivresse manifeste, d*infï*action au règlement.
II est formellement interdit de travailler en état d'ivresse, et tout sociétaire a intérêt à dénoncer tout ouvrier que son état empêcherait de travailler sans s'exposer à des accidents, de même que tout sociétaire peut refuser ou s'opposer à tout travail présentant des dangers dans son exécution.
Il est formellement interdit de travailler sans être muni de préservatifs en cas de travaux dangereux ,* tels que les ébarbeurs, mouleurs, etc.
MM. M. Dalifol et Cle entendent être par le présent article, exempts de tous recours complémentaires de la part des sociétaires, en dehors de la somme allouée, et autorisent tout refus de travail qui semblerait ne pas offrir toute sécurité aux sociétaires.
Tout accident en dehoi^ de l'usine n'est pas à la charge de la Sociétés
6d0 ÎÀM. ÛALiFOL Et C*^
• 7 B I -^' -^'ITTI
Dm VifliteOM.
La Société se réserve le droit de nommer les yisitenrs d*ofûce; toat sociétaire a le droit de visiter les malades quand il le juge convenable et sans jours ni heures axes.
Du Pltarmaeien*
Art. 17.
Le pharmacien de la Société devra prendre rengagement de fournir de bons médicaments, au risque, dans le cas contraire, de perdre ce qui pourrait lui être dû lorsqu'il sera prouvé qu'ils étaient de mauvaise qualité, sans préjudice des poursuites en dommages-intérêts, s'il y avait iieU) tant par la Société que par les sociétaires qui en auraient été victimes. Les vases, flacons et bouteilles sont à la charge des sociétaires.
Du néileeiit.
Art. 18.
Le médecin a seul le droit de constater les maladies et les guérirons sur les feuilles imprimées à cet effet ; lorsqu'il y a rechute, il doit aussi le mentionner.
Toutes les visites doivent être inscrites par lui sur la feuille du malade.
Il est autorisé à déclarer capable de reprendre ses travaux tout malade qu'il aura jugé guéri.
Art. 19.
Sa première visite à un malade doit être faite au plus tard dans les vingt-quatre heures; dans le cas contraire, et s'il y avait urgence, un autre médecin peut être appelé et les frais de visite sont à sa charge.
Art. 20.
Selon qu'il le juge convenable, le médecin accorde aux malades des heures de sortie qu'il mentionne sur la feuille.
Art. 21.
Le médecin ne doit ses soins que dans l'intérieur de Paris, à moins d'un supplément de 1 fj^anc par visite, à la charge du sociétaire malade.
Art. 22.
Tout sociétaire malade devant rester sous le contrôle immédiat de la Société, aucune autorisation de ségour à la campagne ne doit être donnée par le médecin pendant la durée de la maladie.
Art. 23.
Si, sur l'afflrmation du médecin, une maladie non-distante de deux mois d'une précédente maladie est considérée comme rechute, les nouveaux secours font suite aux premiers pour ne pas sortir de l'ordre établi par l'ai'ticle 11.
Art. 24.
Les dames n'auront pas droit aux secours pendant leurs couches ou maladies survenues comme conséquences de ces couches.
Art. 25. ^
Il n*est du aucun secours pour les maladies secrètes, ni pour les blessures provenant d une rixe, suite d'ivresse.
Ne sont pas considérés comme blessures ni maladies les hernies, varices, rupture de varice ou autres accidents chroniques.
Art. 26.
La maladie ne date que du jour de la déclaration écrite ou verbale validée par la constatation du médecin.
Une lettre délivrée pour une simple consultation ne sera pas valable pour se faire admettre aux secours ; le malade devra, s'il se trouve dans l'impossibilité de travailler, se faire délivrer une seconde lettre.
Art. 2-7.
Tout malade ayant une i)ermission de sortir doit en avertir les administrateurs ; s'il néglige de remplir cette formalité* il est passible d'une amende de 1 franc.
Tout sociétaire rencontré hors de chez lui sans autorisation, par plusieurs personnes, est passible d'une amende de 5 fr.
Art. 28.
Tout malade autorisé à sortir est tenu d'aller à la consultation du médecin tous les trois jours au moins ; s'il manque à cette obligation, ses secours seront suspendus, de même qu'ils le seront pour tout malade qui se livrerait à un travail quelconque.
Art. 29.
Tout sociétaire qui entrera dans un hôpital doit en prévenir l'administration et le médecin de la Société dans le plus bref délai; de même qu'en sortant de l'hôpital, il devra se rendre à la consultation du médecin de la Société pour faire viser sa feuille, y obtenir une prolongation de secours s'il y a lieu et cela dans les vingt-quatre heures après sa sortie, faute de quoi il sera passible d'une amende de 1 franc.
Du Décès.
Art. 30.
La déclaration du décès d'un sociétaire doit être adressée aux administrateurs dans le plus bref délai, avec l'indication du jour, de l'heure et du lieu du convoi.
Art. 31.
Une députation de dix membres au moins est nommée pour rendre les derniers devoirs à tout sociétaire décédé.
Tout sociétaire convoqué qui fait défaut à un convoi, est passible d'une amende de 2 tVancs et reprend son tour au convoi suivant.
(>82 MM. DALIFOL ET C*-
Art. 32.
Une somme est allouée par la Société à la famille de tout sociétaire décédé, pour subvenir aux frais du convoi.
Toutefois cette somme n'est accordée qu'aux sociétaire» avant plus de deux années de service dans la maison.
Art. 33.
Lorsqu'un sociétaire meurt sans parents ni personne qui puisse se charger de son convoi, ce soin et ce devoir incombent à la Société.
Dispositions générales.
Art. 34.
Tout sociétaire est tenu d'assister aux assemblée? générales ordinaires et extraordinaires, sous peine d'une amende de 50 centimes.
L'assemblée se prononce de suite sur la réclamation pour absence :
11 est fait deux appels, l'un à l'ouverture, l'autre à la fin de la séance.
Chacun de ces appels entraîne une amende de 25 centimes quand on n'y répond pas.
^ Les assemblées générales délibéreront à la majorité des so- (îiétaires présents.
Art. 3o.
L'Association a le di'oit de reviser, modifier et augmenter le présent règlement selon l'urgence, mais à la majorité des deux tiers des membres présents.
Tout sociétaire a le droit de réclamer à l'assemblée générale contre tout ce qui lui parait arbitraire de la part de l'administration, du médecin ou du pharmacien de la Société.
Art. 36.
Tout sociétaire relevant de maladie est tenu de remettre dans les vingt-quatre heures, aux administrateurs, sa feuille de visite; passé ce délai, il sera passible d'une amende de 1 franc.
Art. 37.
La Société ne peut être dissoute que par la fermeture complète des ateliers.
Dans ce cas, une commission nommée en Assemblée générale extraordinaire s'adjoindrait aux membres de l'administration pour distribuer les fonds restant en caisse aux sociétaires, proportionnellement à leur versement.
Art. 38.
Le médecin et le pharmacien sont à la charge de la Caisse des secours, des accidents et maladies. Dans le cas où le capital atteindrait la somme de cinq mille francs, on réduirait les versements de un quart par mille francs en plus.
Art. 39.
Tout ouvrier ayant vingt-cinq années de service dans la maison et étant dans l'impossibilité de travailler par suite de yieillesse, aura droit, si les fonds le permettent, à une retraite déterminée par le Conseil d'admmistration.
Art. 40.
Tous les ans, au trente-et-un décembre, il sera prélevé sur la caisse de la Société, le cinquième des versements de Tannée ; cette somme constituera un fond de caisse de retraite.
Si les fonds de la Caisse de la Société se trouvaient inférieurs à 600 francs, les cotisations se trouveraient proportionnellement augmentées de 0 fr. 25 par mois, jusqu'à ce que la somme minima soit parfaite. A partir de ce moment, le prix des cotisations sera celui stipulé par Tarticle 7 des présents statuts.
Art. 41.
Un exemplaire du présent règlement imprimé aux frais de la Société, sera remis à chaque sociétaire et aux médecin et pharmacien de la Société.
Tout sociétaire qui perd son règlement ne peut le remplacer qu'en en payant le prix de revient.
Il sera fait une retenue de 20 centimes à chaque sociétaire nouveau, pour le règlement qu'on lui délivrera à Texpiration de son noviciat.
Art. 42.
Toutes les réclamations qui ne seront pas faites dans la huitaine suivant la reprise du travail, seront considérées comme nulles.
Résumé
En résumé, on voit par cette monographie que nous avouM affaire à une organisation ancienne et solide, une de ces organisations vrai ment françaises qui ont su et savent chaque jour inspirer la confiance et le respect au commerce intérieur et extérieur.
Par les développements progressifs apportés dans son exploitation, les produits de la maison Dallfol ont été honorés dos plus hautes récompenses dans toutes les expositions oii ils ont figuré.
Bordeaux, 1859, médaille de bronze ; Londres, 1869, médaille d'argent ; Lyon, 1872, médaille d'or; Paris, 1875, médaille d'or ; Exposition universelle 1867 médaille d'argent; Exposition universelle, 1878, médaille d'or.
Le jury de l'Exposition Universelle de 1889, ayant reconnu hi supériorité des produits de la maison Dallfol, lui a décerné une Médaille d*Oi*. Il a accordé, en outre, à deux de ses collaborateurs, MM. HInffre et Fest une médaille d'argent.
684 MAURICE DENOUVILLIERS
eECX jn^DAIIiIiBS D^ARCIEMT
flbnrice DENOUVILLIERS
MAITRB DE FOROBS
174, rue Lafayette, Paris
To^jour8 clastte 41, sur le passage centre et du côté de la galerie des Machines, se trouve Texposition de M. Hanrleo Denon vil liera.
Cette exposition montre bien quelles sont les ressources de cette maison.
Nous y voyons des spécimens aussi nombreux que variés, et dont l'exécution ne laisse ricA à désirer.
Citons pour le groupe des fontes diverses, des candélabres
Sour le gaz ou Télectricité, des tujaux de conduite, des pièces e fonte moulées mécaniquement pour chemins de fer et constructions diverses; des poids à peser français et étrangers; (les fontes pour jardins, bancs, grilles, etc.; des fontes pour cimetières, oalustrades, portes de tombeaux, etc.
Les Fontes de bâtiments sont représentées car de beaux spécimens de colonnes pleines et creuses, gargouilles, plaques, regards, balcons, rampes montées et non montées, lucarnes, faîtages, châssis et différents autres ornements.
Dans les bronzes et fontes d'art, nous remarquons des vases, des coupes, des candélabres et lampadaires, des fontaines et des suitues et groupes religieux, tous d*un beau dessin et d'une belle venue.
La plupart de ces derniers sont des reproductions de nos maîtres statuaires.
Remarquons aussi en passant : une Vierge-mére, de Léon Cugnot, de 3 m. 85 de hauteur ; un saint Michel, d'Albert Lefeuvre, de 2 m. 10 de hauteur; un saint Ignace et un saint Jean-Baptiste de la Sa /^e, d'Edouard Houssin, de 2 m. de hauteur; puis la réduction de la statue du pape Urbain II, de Roubeaud jeune ; un saint François- Régis, de Louis Noël; un petit groupe de saint-Alpin et Attila, de Bouteille.
Par cette rapide nomenclature, on voit que la maison DeBonvlUlera a donné beaucoup d'importance à la partie artistique qu'elle réussit très bien; et c'est dans cette maison que les organisateurs de l'Exposition ont le plus puisé pour orner ses jardins ou décorer ses monuments.
M. DenttovllUers a également exposé dans la classe 25, oii il a eu aussi un grand succès.
Outre ces deux installations officielles, on rencontrait à chaque pas, dans cette Exposition inoubliable, des spécimens on des échantillons des beaux travaux de cette maison, et il faudrait bien des pages pour les décrire tous. Nous allons les passer rapidement en revue.
Dans le jardin du Pavillon de Texploitation', que le Directeur général de 1 Exposition avait gracieusement mis à la disposition de M. Denonvilllers , se trouvaient quelques-unes de ces œuvres d'art qui ont besoin d'air, et surtout d'espace pour être appréciées. Nous y avons remarqué :
La Poésie, de Urbain Basset; VOphélie, de Falguière, de rinstitut; VEtectricitéf de Vital-Duoray; la Navigation, de Blanchard; la Pileuse de Procida, de Léon Cugnol; le Dernier Voile, de E. Bouret; le Page à la toupie, de Paul Fournier; la Danseuse de Faust, de E. Thivier; la Cendrillon, de M"* Anna Latry; la Mireille, de Pigalio; le Duel, de Nicolas Mayer; plusieurs aimées et lampadaires.
J'ai tenu à les nommer toutes, car toutes sont remarquables par leur fidèle reproduction des originaux. Les auteurs doivent être satisfaits d'avoir trouvé dans M. Dcaonvllllers un reproducteur aussi consciencieux et aussi compétent.
On y voit aussi un spécimen de la Colonne commémorative de 1789, par Charles Gauthier et Jacques-France, dont la maison est seul éditeur. Cette Colonne doit être érigée dans beaucoup de communes de France et des Colonies. Elle a été adoptée par M. le Président de la République, qui Ta inaugurée lui-même, l'année dernière, au banquet des Maires, et âui s'y est intéressé si particulièrement, qu'il en a mis la réuction en bronze à la place d'honneur dans son cabinet de l'Elysée.
Sur la terrasse du Palais des Beaux-Arts, nous voyons : la Esm^ralda, de Edouard Houssin; le Roi Midas, de zacharie Astruc; la Marguerite, de Lefèvre-Deslongchamps, et le Virginius, de M"" Elisa Bloch.
Voici pour les bronzes et fontes d'art; maintenant, si Tôt veut se rendre compte des progrès réalisés par M. Denaavllliera dans la fabrication des fontes d'ornements, on n*a qu'à examiner les balcons, balustrades et candélabres du Dôme central exécutés sous la direction de M. Bouvard, et particulièrement des deux grands balcons galbés et cintrés des loggias donnant sur là galerie de 30 mètres. Ces deux balcons sont bien le travail le plus difficile qui ait été exécuté en ce genre.
Je citerai encore les candélabres à électricité des deux pavillons de la Ville de Paris; les balcons du pavillon du Gaz à l'Exposition; les candélabres à gaz d'Hanoï, ceux d'Haïphong, de Dakar, les candélabres à électricité de Lisbonne, etc.
— Dans le palais des Machines, les Escaliers tournants de Texposition de MM. Warein fils et Defrance sont très remarqués.
— A l'exposition des Pays-Bas, la statue du Faucon coulionne.
— Au théâtre, la statue de Bilboquet, et à la porte des Folies -Parisiennes, deux statues: Pages porle-halie bardes,
Hlstorlcive et Consistance
Fondée en 1830 par M. Savanne, cette maison fut purement commerciale à son origine. M. L. Denonvilllers, père du propriétaire actuel, en fit Tacquisition en 1845, et en 1859 il com-
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mandita la petite fonderie d'Osne-le-Val ; ce fut son crémier pas dans la voie industrielle. En 1870, il acheta les usines de Sermaize-sur-Saulx dans la Marne, usines alors peu considérables et qui n'ont cessé de grandir par la suite. En 1871, il prit son tils comme collaborateur et associé. C«» dernier resta seul après la mort de son père, qui eut lieu le 18 mai 1885, à la tête de cette importante exploitation coraiiiereiale et industrielle.
Comme la plupart des fonderies du groupe métallurgique de la Haute-Marne, dont elle fait partie, l'usine de Sermaizesur-Saulx a renoncé, au moins momentanément, à la production directe de la fonte de fer. Le haut^fourneau, de construction récente, puisqu'il ne date que de 1872, est arrêté depuis près de six ans, mais il est en parlait état, de môme que tous ses appareils accessoires, et on serait en mesure de le rallumer aussitôt que les prix de la fonte brute seront remontés à un niveau rémunérateur. Quant à présent, M. DenouvîUierH se contente de marcher en seconde tusion avec un mélange de fontes anglaises et de fontes du ])assin de Longwy.
Depuis vingt-cinq ans, la fabrication des pièces"^ d'art a pris un développement considérable dans les ateliers de Sermaizesur-Saulx. En 1867, cette petite fonderie exposait une Vierge Immaculée et quatre statues de jardin.
En 1878, le progrès était déjà considérable : les deux expositions de la classe 25 et de la classe 43 comprenaient un grand nombre de statues et groupes religieux, et on avait fondu trois des figures monumentales qui font encore l'admiration des visiteurs du Trocadéro : Le Bœuf, de Caïn, l'Amérique du Sudy d'Aimé Millet, et l'Asie, de Falguière. Depuis cette époque, la fabrication artistique n'a cessé de se développer,et l'on pourrait citer un grand nombre de pièces d'art importantes sorties de ces ateliers. Je me borne à rappeler un seul l'ait : Sermaize-sur-Saulx occupe aujourd'iiui un rang si distingué dans la spécialité des statues monumentales en fonte de fer que M. le Ministre du Commerce et de l'Industrie et M. le Directeur général des Travaux de l'Exposition de 1889, n'avaient pas hésité à lui contler l'oxêcutioii en fonte de fer des deux magnifiques groupes, le Commerce et ilndustrie^ qui décorent l'entrée du Dôme Central; il n'a tenu qu'à un l'etard dans l'achèvement de la sculpture des modèles que v.o beau travail ne fiit réalisé.
La fonte de fer se prête admirablement aux effets artistiques de la grande sculpture, et depuis quelques années, elle M su prendre une place de jour en jour plus considérable dans la décoration de nos places publiques et de nos monuments. Elle ne peut cependant remplacer le bronze, qui reste incontestablement le métal artistique par excellence. Si donc cette maison s'était bornée à la fonte de fer, son expansion artistique aurait pu s'arrêter, et, dans tous les cas, elle aurait été forcément limitée. C'est ce qui a donné à M. Deaoïiviiiiersla pensée de créer dans son usine de Seriiiaize-sur-Saulx une fonderie de bronze. Une première batterie de fours fut installée au commencement de 1887. On peut aujourd'hui, à Sermai/e, couler d'un seul jet les plus grandes pièces d'art et rivaliser ainsi avec 1(^< principaux établissements de Paris, en ayant sur eux l'avantage*
d'une main-d'œuvre plus rapide et moins coûteuse. Cette nouv(»lle branche d'industrie a pris dès le début une grande extensitin. I^s nombreux et admirables spécimens disséminés dans toute TKx position sont là pour le témoigner.
Oryanifiiition ouvrière
Un l)on administrateur doit penser au bien-être des ouvriers. M. Denonvllllera ne les a pas oubliés. Nous allons dire un mot des institutions qui fonctionnent à Sermaize-sur- Saulx pour améliorer la situation morale et matérielle des travailleurs.
Une caisse de secours y est établie. Sa gestion appartient aux ouvriers eux-mêmes; elle est alimentée en partie par les cotisations du personnel et en partie par des allocations annuelles faites par la maison. Elle soutient les blessés et les malades, assure gratuitement à tous, même aux femmes et aux enfants des ouvriers, les soins du médecin et les remèdes du pharmacien.
Une caisse d'économat et une caisse de prévoyance existent également dans l'usine. En 18*78, M. Denonvllllerfi a bâti une chapelle, des écoles de garçons et de filles; de plus, des patronats pour les deux sexes et une bibliothèque dont tous les frais sont à la charge exclusive de l'établissement.
Récompenses
Cette maison a été récompensée dans toutes les Expositions oii elle a pris part.
En 1878, elle obtenait une médaille d'argent et une médaille de bronze, et M. L. DenonvUllerfi, le propriétaire d'alors, fut proposé pour la croix de chevalier de la légion d'honneur.
En 18S7, le propriétaire actuel, M. Manriee DeB^airilliera, obtint, à l'Exposition de Hanoï, un diplôme d'honneur et fut nommé chevalier du Dragon de TAnnam.
En 1888, à l'Exposition du Vatican, il reçut pour ses bronzes un diplôme de médaille d'or.
Le Jury des récompenses de 1889 a reconnu les progrès réalisés depuis 1878 par cette maison, et lui adécernô deux Médaille d'Arir^nt. Son collaborateur, M. Bellèy, a re^u également une IHédaille d'itri^nt.