CHARLES MARTIN ET C
pour partie, résiste à des charges de rupture où le fer luimême se romprait.
Enfin, il supporte parfaitement le pliage et la torsion puis-
?[ue Tacier lui donne une souplesse et un ressort qu'on ne rouve dans aucun des fils jusqu'ici employés.
Du reste, le fil bi-métallique Martis a sul^i des épreuves officielles.
Les essais faits au Ministère des Postes et Télégraphes, suivant' procès- verbal de Tinspecteur-ingénieur, M. La^rde, du 8 avril 1887, constatent qu*un fil bi-métallique Martin acier recouvert de cuivre, d'un diamètre de 8 millimètres, se comporte mécaniquement comme les meilleurs fils et qu'il correspond à la conductibilité d'un fll de fer de 5 ■/■» 1/2.
Différents essai» ont, en outre, été faits parla Société Internationale des Electriciens, 59, place Saint-Charles, à Paris, et nous donnons ci-dessous les extraits des différents certificats délivrés par cette Société, à la date du 28 novembre 1888.
Essai technique des fils télégraphiques et téléphoniques.
Diamètre extérieur d'un fil bi-métallique Hania. 3 "^/"^
Charge de rupture. 388k»«55k~
Charge de rupture du cuivre rouge : par "/"». . . 26 k.
Allongement par mètre avant la rupture .... 280 "/■'
Nombre de pliages 20.24
Résistance kilométrique 14« c 3 ohms 91
Résistance kilométrique d'un fll de cuivre par
3 »/» à 14*» c 2 ohms 35
Résistance kilométrique d'un fll de fer de même
diamètre 14» c 14 ohms o5
Conductibilité de fll bi-métallique Martin ci-dessus
3 "*/" rapportée à celle du cuivre pur. ... 60 0/0
Nota. — Le diamètre d'un fll de cuivre pur équivalent au point de vue électrique au fll bi-métallique ci-dessus, serait de 2 "/»» 42» ou 24 10/".
Le diamètre d'un fll de fer équivalent serait de 51/ 10"**.
Le poids par 1000 mètres de fll bi-métallique ci-dessus est de 62 V* 500
Le poids de 1000 mètres de fll de fer est de 228 k~ environ.
Les conséquences sont évidentes :
La proportion de conductibilité restant la même, on peut remplacer partout les flls de fer de 57/10"" par des flls bimétalliques de 3 "/".
On peut porter la section du fll bi-métallique à 6 «/" comme celle du fll de fer, et avoir ainsi une puissance de transmission quadruple.
Le poids étant moindre, on peut poser trois flls bi-métalliques où il n'y en a qu'un de fer, et tripler ainsi le réseau des correspondances télégraphiques et téléphoniques sans surcharger les poteaux m réduire les portées.
Enfln pour des installations identiques, les flls bi-métalliques présentent pour le transport et la pose, des avantages qui s'accentuent encore quand il s'agit de la télégraphie de guerre et en campagne.
La supériorité du fll bi-métallique ainsi démontré, il reste à
ajouter que, ii*eut-il pour lui que la (question de prix, la hausse du cuivre donnerait encore à cette invention une valeur inappréciable aujourd'hui surtout que les correspondances télégraphiques et téléphoniques partout multipliées, Uniront dans un temps prochain par relier chaque ville de France au réseau général.