‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 133 sur 199 · PARFAIT HEBERT · texte numérisé non relu

PARFAIT HEBERT

Ce nouvet^u four est construit en Ter cornière et tôle, le dessus boulonné, l'intérieur garni en briques rétrac ta ire s. Le cendrier est muni d'une porte ronde formant bouchon et fermant hermétiquement ; cette porte, de 0,22 de diamètre, donne toute facilité pour tisonner le feu au-dessous de la grille: cette grille, qui est mobile, se manœuvre par un levier pour donner au-dessous une ouverture suffisante pour enlever les scories du coke. I*or.r éteindre le feu on le fait tomber en ouvrant la grille complètement. Le combustible, se chargeant par la trémie placée au-dessus du four, s'échauffe graduellement avant d'arriver à l'intérieur. Cette trémiç est à charnière pour se coucher pendant l'allumage et le nettoyage du foyer, quand on jette bas le feu. Une porte en brique se manœuvrant par un levier, est placée devant la sole du four qui a 0,23 X 0,22. Cette porte se baisse au niveau de la sole pour mettre ou retirer les pièces et se remonte pendant qu'elles chauffent, sans boucher complètement l'ouverture. Un espace nécessaire à l'échappement (le la fiamme et des gaz est laiss**» en haut et en bas Cette disposition donne une grande économie de combustible, chauffe plus rapidement et évite le refroidissement de la sole et de la voûte du four quand on n«* chauft'e pas.

Ce four est alimenté par un ventilateur donnant 1,500 litres

USINES DE PAllIS ET ENVIRONS

d'air à la minute. Ce ventilateur, monté sur le tuyau de sortie d'air qui lui sert de support, s'accroche sur le coté du four pour le serrice et se place dessous pour le transport sur une plaque de repos. Il est maintenu dans ces positions par une* vis à violon. On oriente le ventilateur par la poignée du boulon qui le fixe sur son support.

Une bride en fer, établie à cha«iue pied du lour, sert pour le porter à l'aide de deux barres; on peut le transporte^' quand il fonctionne, il peut rester dehors à la pluie, il peut aussi fonctioinier au ventilateur d'atelier.

Ce qu'il y a de remarquable dans ce four c'est que l'on peut avoir <à volonté la température que Ton désire suivant que l'on place les pièces à chauffer à l'entrée ou au fond de la sole. On peut laisser des rivets très longtemps à la température nécessaire à l'emploi sans jamais les brûler.

M. Hébert expose aussi un ventilateur aspirant et soufflant. Ce ventilateur d'un très-petit volume relaiivement à sa grande puissance à été construit pour Taérage des mines. puits, souterrains, fosses, caves,., etc. La (lisposition du corps du ventilateur et de la transmission permet de l'envelopper complètement par une caisse en tôle et d'être ainsi à l'abri delà poussière, des chocs ou de l'eau.

La caisse en tôle, qui contient le corps du ventilateur, est montée sur ({uatre pieds enfer cornière, reliés ensemble en

Nciiliiatciii- MtiiKliint dans iiu |Miils.

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bas par un cadre en fer cornière, avec croisillons en feuillard, pour maintenir les pieds. Cette caisse en tôle est munie de deux portes pour le graissaj^e du ventilateur et lorsqu'il est hesoin de donner de la tension aux courroies.

La poi^niêe de la manivelle, qui est fixée sur le volant du ventilateur, par une vis à violon, se démonte pour le transport et se fixe à Tintérieur. Le ventilateur se transporte san* «Mïiballage et ne craint aucune avarie.

La disposition de l'aspiration et de la sortie du ventilateur qui sont mobiles et se meuvent dans un plan horrizontale, permet de le placer dans le sens qui convient le mieux pour la personne qui tourne la manivelle; Tair est envoyé ou aspiré dans la direction que Ton veut

Dans les puits profonds, ou puits avec galerie où Ton se sert de poudre, ou de dynamite pour les travaux, après Texplosion on aspire Tair viciê'^du fond du puit, ou de la galerie, il suffit ensuite d'emboiter le bout du tuvau qui est près du ventilateur à sa sortie, au lieu de son aspiration pour envoyer de Tair pur au fond des travaux, sans rien chanj,'er aux tuyaux de conduite d'air, et presque instantanément, puisqu'il est aspirant et soufflant.

Si le ventilateur doit être placé à l'intérieur, il aspire l'air d'un côté, là o\\ l'on veut le prendre pour le refouler de l'autre.

Le ventilateur fonctionne tout aussi bien, qu'il soit debout ou couché, sur les côtés ou sens dessus dessous et il peut débiter 3 à 5 mètres cubes à la minute.

Nous aurons presque terminé, quand nous aurons dit que ce ventilateur mesure à sa base 0,60 -0,47; à son sommet

Ventilateur vu sans son enveloppe.

0,48 X 0,36. Sa hauteur est de 1 m. 18 et son poids ne dépasse pas 60 kilog.

L'àme des appareils qu« nous venons de décrire est le ventilateur Mébert, il se distingue des autres par la disposition

particulière de la transmission, qui se trouve sur le corps du Tentilateur même et se fait ][>ar courroies dont la jonction s'opère par un nouveau procédé de boucles b. s. g. d. qui donne la facilité de diminuer la longueur des courroies au fur et à mesure qu'elles perdent de leur tension. Il peut se fixer partout, nous en donnons le dessin ci-dessus:

Il est monté par un joint tournant sur un coude en fonte qui sert à le fixer oii l'on veut au moyen de trois boulons.

M. Hébert a fondé sa maison en 1867 ; il obtint à l'exposition de Paris de cette même année une médaille d'argent. Puis il gagnait successivement à force d'efforts incessants les nombreuses récompenses suivantes :

En 1868 au Havre une médaille d'argent ; 1872 à Paris une médaille d'argent; 1873 à Vienne (Autriche) médaille de mérite; 1874 à Paris une médaile d'or; 1875 à Paris médaille de bronze; 1878 à Paris médaille d'argent; 1885 à Paris médaille d'or; 1889 à Paris à l'Exposition universelle une médaille de &, largement méritée.

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