‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 136 sur 199 · HH. CHRISTOFLE A C · texte numérisé non relu

HH. CHRISTOFLE A C

Rue de Bvndy, 56, à Paris.

La Maison Chrlatolle vt C'«, si uniTerseliement connue et dont les produits forment un ensemble considérable, réunit sous une même direction tous les ateliers et laboratoires nécessaires à la fabrication de Torfévrerie et aux applications de rélectro-cbimie. Dans ses ateliers se meut tout un monde d'ouvriers fondeurs, lamineurs, orfèvres en cuivre et en argent graveurs, ciseleurs, gnillocheurs, argenteurs, doreurs, brunisseurs, etc.

Outre les ateliers de Paris qui fonctionnent depuis l'origine, s'agrandissent et se perfectionnent avec les progrès de la science et de Tindustrie, MM. ChrUiolle et C'« ont créé à St- Denis une usine considérable dans laquelle ils ont concentré et aménagé un outillage puissant qui leur permet de faire descendre les objets courants de leur fabrication aux dernières limites du bon marché.

Ce sont les produits de cette usine qui sont exposés dans la classe 41 et que nous allons décrire et étudier.

Un peu après avoir dépassé la magnifique porte construite par les forges de Pompey, et à droite nous apercevons une immense vitrine rectangulaire, très bien aménagée, et dont rarrangement et la distribution ont un cachet particulier et très personnel. C'est dans cette vitrine que MM. Chrisiofle et C>« ont installé des spécimens de tous les produits sortant de leur usine de Saint-Denis.

Cette exposition est presque exclusivement consacrée au métal qui est aujounrhui Tobjectif de la plupart des métallurgistes et qui prend tous les jours une place de plus en plus grande dans les arts et Tindustrie, faveur méritée et qui repose sur des qualités sérieuses. Je veux parler du nickel. Elle est divisée en trois compartiments ou vitrines. Dans la vitrine centrale nous voyons le minerai primitif et une série d'échantillons représentant la série d'opérations qui transforment ce minerai en nickel malléable.

Nous remarquons d'abord de beaux échantillons de sulftire de nickel pur; puis un oxyde de nickel pur en cubes ou en grains; des mattes de première fusion ; du nickel réduit en cubes ou en grains ; un nickel pur fondu en grenaille et un superbe échantillon de nickel allié de 50 pour cent de cuivre.

La vitrine de droite est abondamment pourvue des produits de la fonte et du laminage.

Le laminage du nickel pur j est représenté par de nombreux spécimens.

Un grand nombre d'alliages de nickel à différents titres sont réunis sous plusieurs aspects; nous voyons là de beaux spécimens fondus, laminés et tréâlés.

Une collection très complète nous montre les différentes préparations mécaniques pour Torfévrerie, pièces embouties et estampées d'une exécution irréprochable.

Citons également de nombreux échantillons d'articles spéciaux pour restaurants, hôtels et cafés, en métal extra-blanc avivé, prêts à recevoir l'argenture.

Nous voici maintenant en face du groupe des spécimens de monnaies; nous voyons d'abord un âan de nickel pur, un flan de nickel à 25/75, et un flan de nickel allié au bronze monétaire.

Ces essais ont été faits pour démontrer la possibilité d'employer une partie du bronze monétaire français, actuellement en usage, à la transformation projetée de la monnaie de nickel.

De nombreux essais de frappe avec ces différents alliages garnissent une partie de la vitrine.

A côté, se trouvent les produits spéciaux pour l'industrie du uickelage; ils sont représentés par des anodes de nickel pur londu et laminé, et des échantillons d'oxyde de nickel pur et de sulfate double de nickel.

La troisième vitrine contient une grande quantité de couverts en métal blanc (alliage de nickel), et montre la perfection à laquelle sont arrivés MM. Chrlstolle et C^» dans la fabrication de cet article.

Cette collection est composée de o2 types et comprend les modèles nationaux des différents pays dans lesquels MM. Chrlstolle exportent leurs produits.

La Maison a exposé aussi Classe 62 oii elle a réuni les résultats admirables de ses procédés d'applications éleetrofhimiques.

Dans cette classe, MM. Chrlstolle et C*« ont installé de nombreux échantillons du dépôt des principaux métaux en usage aujourd'hui : l'or, l'argent, le cuivre, le nickel, le fer, le zinc, l'étain, soit sous forme de dépôt des métaux les uns sur les autres, soit sous forme de reproduction galvanique en or, en argent, en cuivre et en nickel.

Dans la Classe 24, MM. Chrlstolle et C^* ont réuni encore un grand nombre de produits de leur industrie, soit que l'électrochimie leur ait permis de donner la couleur attrayante de l'or et de l'argent aux objets de l'usage le plus répandu, soit

âu'une main-d'œuvre habile et délicate et la collaboration 'artistes éminents leur aient permis de tenter d'atteindre les niveaux les plus élevés dans l'art du métal.

En effet, si l'industrie de MM. Chrlstolle et C*« est une industrie foncièrement scientifique, elle n'en est pas moins devenue entre leurs main s une industrie éminemment artistique, car ils s'entourent d'artistes du plus grand mérite, statuaires, dessinateurs, modeleurs.

Leur exposition montre qu'il n'est pas besoin d'employer l'argent et l'or pour l'exécution des pièces les plus fines, et que le cuivre et le bronze, se prêtant aux travaux les plus

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