in
On le voit c*est 200,000 tonnes tous
une progression continue et rapide dà les dix ans.
Réneaa téîéu^mphi^ue et téléphoniiitte
Les relations entre les divers centres de la Compagnie sont établies par un réseau télégraphique et téléphonique.
CO
r Du Poste central des bureaux près le siège n** 1-5: Au siè^-c n»' 3-4.
Au garage de la Oompagnie Liévin, près la gare de Lens, a la gare de Lens avec la Compagnie du Nord.
2* Réseau téléphonique.
Du Poste central des bureaux près le siège n«* 1-5 : Au siège n- 3-4.
An garage de la Compagnie à Lens.
A la gare de Lens avec la Compagnie du Nord.
Au rivage de la Société de Liévin à Eleu.
AU bureau de Tlngénieur-Directeur.
A la maison de régie, habitation de Tlngénieur-Directeur.
A rhabltation de ringénieur Divisionnaire, 1'* division.
Prix de revient
La Société de Liévin nous donne one très intéressante subdivision de son prix de revient :
Pi a
Surveillance
Aérage . .'
Exhaure
Ouverture des galeries
Etablissement des chemins de ter . .
Abatage
Transports intérieurs
Entretien des galeries
Remblayage
Abouts . • .'
Extraction
Eclairage
Machines alimentaires et générateurs.
Nettoyage et Criblage
Manœuvre du carreau et pesage . . .
Entretien des bâtiments
Total.
Travaux extraordinaires.
Travaux préparatoires .
Total des frais directs
Emmagasinage et reprise des charbons . • Déchargement et mise en place des terres.
Transport par chemin de fer.
Entretien aet
aes cités .
Charbon distribué aux ouvriers
Amortissement des câbles et du matériel
Total des frais indirects .
Total géLéral .
Vo
or
]lé6omp«riti«n des Prix de reirient en Salaires et Ceneenuiiatione (annéb 1888)
SaUiret. . . <
Food. •
1 Jour •••••••••••••••
Proport. Vo 5,84
\ (t Total
1 Consomma- i 1 tions. • • ^
Charbon consommé anx machines .
/ Métaux 4,42
Fournitures \ Divers 2.04 ;
^.. 1 Huil« et Graisses 1,09 **•• \ Bois divers. . . 0,66 | Magasina / Bois de mines . 9,07 ' \ Nourr. des chev. 0,90
Facture des Ateliers
» des travaux de jour et divers
Total
f Salaires •«• - ---
1 Consommation
SI
Ensbmblb. • . . •
Eksbmblb général
Inetitati«
■▼rièree
Maisons ouvrières. — Chaque habitation est louée aux ou- Triers à des prix tariables, suivant les tjrpes; le maximum est de 5 francs par mois pour les maisons à quatre pièces arec cour, dépenoances et jardin.
La Compagnie loge gratuitement ses employés, les veuves d^ouvriers décèdes dans les travaux et les familles dont le chef est malade ou blessé pendant plus de 15 jours, pour toute la durée du chômage résultant de ces deux causes.
Nombre de maisons de la Compagnie :
Cités du n* 1 198
Cités du n« 2 118
Cités de la plaine .... 184
Cités du n» 3 492 (^
Total 992
42 maisons noarelles sont en construction an siège n** 3 et 4 et la Société possède en outre 20 maisons isolées affectées aux employés ou à divers usages (Ecoles, gardes-bar* rières, etc.)
Soit au total : 1.052 habitations.
L*entretien par maison et par an edt de 27 tr.
Il résulte de ce tableau que la moyenne des habitants d'une
maison est de ..•••• 5,1
et que le nombre d'ouvriers par maison est de 1,5
Les recensements antérieurs ont donné ce même résultat à très peu de chose près, et on peut considérer ces chiffres comme moyenne presque constante.
Chauffage,-^ Le chauffage gratuit est accordé aux employés ot ouvriers de la Société.
La moyenne par famille est de 6 hectolitres de charbon par mois.
Service médical, —Tous les membres des familles des employés et ouvriers de la Société de Liévin ont droit gratuitement aux soins médicaux et aux médicaments.
Le service médical est assuré par un docteur spécialement affecté à la Société et par quatre docteurs ou médecins des localités habitées par les ouvriers non logés dans les maisons de la Société.
La dépense moyenne est d'environ 30,000 francs soit 13 à IH francs par ouvrier et par an.
Caisse de secours, — Une caisse de secours a été établie par la Société de Liévin, presque à ses débuts. Elle est alimentée:
!• Par une retenue de 3 0/0 sur les salaires des ouvriers ;
2* Par une cotisation de 1 0/0 donnée par la Compagnie ;
3* Par le produit des amendes;
4« Par les intérêts, à 4 0/0 payés par la Société aux fonds de la caisse de secours.
L'administration de cette caisse est composée en parties égales d'employés de la Compagnie et d'ouvriers délégués ; elle se réunit les 5 et 20 de chaque mois.
La situation de la caisse est affichée chaque mois, dans les différents ateliers et fosses.
Pensions aux employés, — Les employés ne participent pas à la Caisse de secours ; la Compagnie a institué en leur faveur des pensions de retraite, gracieuses et sans retenues sur les appointements, à partir de 15 années de service.
Le taux de ces pensions, variable suivant le nombre d'années de service et le grade de l'employé, peut atteindre 3.000 fr. Avec trente années de service et 50 ans d'âge, ce taux arrive à la moitié de la moyenne des appointements des cinq dernières années; il continue à augmenter au-delà de trente années.
Ces pensions sont réversibles par moitié pour les veuves ou par huitième jusqu'à un ftge variable, suivant le sexe, pour chaque enfant orphelin.
Les avantages accordés par la Compagnie à ses ouvriers
(en supplément de leurs salaires pour Tannée 1888) a atteint 16 fr. 03 par ouvrier employé et 1,5 °/p des salaires payés. La Compagnie de Liéyin a attribué en 1888 à ses 2197 ouvriers : 1" En allocation à la caisse de secours, en service médical et
en pensions et secours divers 69,882 fr. 25
2* En pertes sur loyers, chauffage, écoles etc. 271,838 56
Ensemble , . . 341,720 fr. 81
Cette somme représente 155 tr. 54 de supplément de salaire à chacun de ses ouvriers, ou 41,7 0/0 de la totalit7de sa maind^œuvre, ou encore 71 0/0 des dividendes distribués aux actionnaires en 1838, 481,140 ft*ancs.
Sociétés artistiques
Jeux, ete, — Une Société musicale, dont Texistence remonte resque aux débuts de la Compagnie, a été instituée par elle.
Cette Société est très florissante et concourt avec succès en division d'excellence.
Elle se compose actuellement de 86 membres exécutants et .
de 95 membres honoraires. !
Un concours de solfège et quatre cours d'instruments sont |
donnés, par des professeurs pris parmi les membres exécu- j
tants, à 75 élèves qui forment la base du recrutement de j
rharmonie.
Préaident : G. Vlala, ingénieur-directeur;
Vice-Président : L. DesalUy, ingénieur divisionnaire.
La direction technique est conûée à M. Renard, employé à la comptabilité de la Compagnie; c'est à son talent artistique que l'Harmonie doit le rang très honorable qu'elle occupe.
Société chorale. — La Compagnie de Liévin, touiours désireuse de voir sa population ouvrière s'adonner à des amusements moralisateurs, subventionne la Société chorale que M. Desailly, ingénieur divisionnaire et vice-président de l'Harmonie, a constituée en 1884, en dehors de la Compagnie sous le titre de Chorale Liévinoiae,
Il n'y a jamais eu de grèves à Liévin, et, sans vouloir affirmer que c'est à ces institutions qu'on le doit, elles contribuent certainement à augmenter la concorde entre les membres de la Compagnie à tous les degrés de l'échelle hiérarchique
Jeux. — Le tir à l'arc étant une coutume fort en honneur parmi les ouvriers mineurs du Nord, la Compagnie a institué sous son patronage une Société d'archers qui compte 120 membres.
Elle a monté une perche à chaque siège d'exploitation et donne des prix plusieurs fois par an.
Préaident : G. Viala, ingénieur-directeur.
Vice-président : A. Stmon, ingénieur-divisionnaire.
Nous nous sommes étendus avec complaisance sur la monographie de Liévin pour plus^ieurs raisons.
D*abord c*est la mine la plus fortement aérée et la plus large du continent; des précautions spéciales y sont prises pour éviter les accidents de grisou et de poussières et les expériences sur les explosifs et les inflammations s'y poursuivent sans relâche ; on y a canalisé les voies principales du fond pour avoir de Teau afin de combattre les poussières ; le tirage à la poudre en veine et dans les galeries autres que celles de recoupement est absolument interdit (toutes les sociétés devraient imiter Liévin), quant à la lampe de mine, elle a été modifiée. Le pot est en acier ondulé avec système de fermeture au rivet de plomb qui figure à l'Exposition (système Viala Catrice).
Cet ensemble de précautions est bien particulier à Liévin.
En second lieu signalons l'extraction progressive par siège de 10 à 12 ans. Le rivage peut être copié textuellement il a été admirablement étudié par le vaillant directeur M. Viala.
Enfin, Liévin est une mine très condencée à personnel minimum; remploi des machines à air comprimé pour le remblayage est une trouvaille d'autant plus que ces dernières sont à deux fins et servent pour la descente des charbons.
Enfin, ce qui est surtout caractéristique au milieu de tant de choses nouvelles, ce sont les efforts faits par Liévin dans l'emploi du perforateur et des aiguilles creuses qui ont permis kl suppression du tirage à la poudre dans les 9ï10*"*" des cas.
On ne saurait rendre assez hommage au directeur viaia un homme de détail et d'exécution en même temps, dont l'activité et Tintelligence sont devenues proverbiales et qui utilise si bien les imminentes facultés de son divisionnaire M. Deftailly et de tout son personnel. Le Conseil d'administration, qui s'incarne dans de tels hommes de progrès est sûr de l'avenir.
74 LES MINES DE NŒUX ET VICOIGNE
MINES DE NŒUX ET VICOIGNE
La concession de Nœnx vient, comme on le sait, après celle de BuUv-Grenay en procédant vers TOuest. C'est la dernière qui va du Nord au Sud, embrassant tout le bassin dans sa largeur. Après elle, par suite d^une sorte de museau de calcaire carbonitëre qui s avance dans le gîte, le bassin houiller du Pas-de-Calais bifurque et se termine en deux pointes dont Tune très aiguë encore plus à TOuest.
L'Exposition de Nœux est intéressante, elle comprend une coupe générale de la concession. On connaît maintenant mon faible pour les coupes, documents si lumineux pour Tbistoire souterraine de ce oeau bassin houiller du Pas-de-Calais qui fait notre orgueil.
Coupe de M «eux.
La coupe de Nœux passe par les puits de Bonnel, de Cour-
rières, de Marsillv, Dupont, Braquemont, Parsy et Davaine.
Le puits Bonnel est le plus au Sud et Davaine le plus au Nord. En réalité, c'est un dernier profil en travers dans toute la largeur du bassin du Pas-de-Calais.
Nous voyons là se confirmer toutes les données théoriques que nous avons émises, au îûv et à mesure que nous examinions les coupes transversales N.-S. de Lens, de Courrières,de Bully-Grenay.
Quelques remarques sont pourtant nécessaires encore sur les faisceaux de couches qui nous apparaissent.
Les charbons gras à longue fiamme sont bien au Sud dans le voisinage du terrain renversé et du recouvrement par le dévonien, comme nous l'observons à Lens et à Courrières ; c'est sur ce faisceau qu'est situé le puits Commiiies de Harsilly. Mais entre le dévonien renversé et ce faisceau gras, il y a un accident important et un faisceau peu épais de houille sèche à longue namme à allures verticales et reconnu par le puits Bonnel.
Il semblerait donc qu'il j ait eu là au Sud un autre phénomène que celui remarqué partout dans les autres concessions. En effet, nous avons essayé de faire comprendre que le bassin houiller se serait relevé en bloc au Nord en pivotant autour d'un axe longitudinal qui passerait le long du dévonien au Sud , de sorte que ce serait toujours dans cette partie restée en place et simplement comprimée que l'on devrait toujours trouver toute la puissance du terrain houiller, c'est-à-dire les ftiis-
LES MINES DE NŒUX ET VICOIGNE 75
ceaux gras au-dessus, les demi-gras en dessous et les quartgras tout à féÀi au fond du bassin. Or, nous trouvons, je le répète, un faisceau sec, à longue flamme il est vrai, affleurant tout près du dôvonien. Il DBtut donc supposer qu*il y a eu là une cassure spéciale qui a releré une partie du terrain inférieur et, en ce pomt, remonté partiellement les gras qui ont été dévorés par Térosion. Ou bien encore ne pourrait-on pas penser que 1 on a là sous les jeux un véritable ploiement de toute la puissance du bassm qui a fait recouvrir par les couches inférieures renversées et plus maigres la partie grasse des étages supérieurs ? Il se pourrait alors que sous ce faisceau relativement maigre, on retrouvât un jour le faisceau gras du puits Bracquemont s'enfonçant sous le dévonien. Je livre cette
simple hypothèse sans y insister.
Ce point examiné, le re
reste du gîte est absolument compréhensible. Un relèvement général au Nord fait successivement affleurer sous le tourtia le faisceau des charbons gras à courte flamme, puis les charbons demi-^as après la fameuse faille ducentre.Maisil semblerait qu*ellen'a pas eu là la puissance dénivellatrice qu'elle a eue dans les concessions de Bullj- Grenay, Lens et Courrières. Enfln, les charbons quart-gras affleurent au Nord sans grandes failles et le calcaire carbonifère presque en stratiflcation concordante s*étale en pente douce sous le gîte houiller.
Donc, sauf la présence d*un lambeau de charbons secs à longue flamme tout à fait au sud, la coupe de Nœux est théorique. Elle Test même tout à fait à mon avis, si Ton admet notre hypothèse de la boucle à l'extrémité Sud sous le dévonien.
Telles sont les réflexions que nous suggère la coupe si intéressante de Nœux. Elle nous montre que c'est en somme la partie Ouest du bassin qui semble avoir été la moins troublée et où, par conséquent, il y aura dans l'exploitation le moins d'accidents et de déboires.
Nous ne pouvons que remercier l'administration de Nœux de nous avoir fourni un si précieux renseignement.
Recette intérieure.
Les mines de Nœux nous offrent encore un modèle de recette double intérieure par cage portant quatre bennes avec les quatre guides en rails le lon^ du puits, les taquets manœuvres par le receveur, la barrière, etc., en un mot, tous les détails désirés qui sont admirablement exécutés.
Treuil intérieur.
Un treuil intérieur à deux cylindres oscillants et fï»eins sur un bâtis d'une seule pièce nous donne aussi la notion d'un outillage robuste et éprouvé.
Enfin, à l'entrée de l'emplacement des massifs de houille, de coke, spécialité très remarquée de Vicoigne. Des briquettes d'une compression parfl^ite terminent cette excellente installation.
76 LES MINES DE NŒUX ET VICOIGNE
Dia^r Anime de 1» prodaction
Le diagramme de la production nous montre que la Société de Nœux a débuté, comme presque toutes les grandes sociétés du département, en 1851-52. On avait commencé à Vicoigne, dans le Nord, en 1B42-43 par 55,000 tonnes et on est en 87-88 à 1,300,000 tonnes! Depuis 1877-78, Ton monte chaque année sans discontinuer avec des bonds parfois de 100,000 tonnes.
Titrines
Les vitrines de Nœux nous montrent ses produits; d*abord nn gros échantillon des admirables charbons de toutes les fosses. On sait que les demi gras sont fournis par les fosses Parsy et Davaine, les gras à courte flamme par Bracquemont et Wallerand, enfin, les gras et secs à longue flamme par Dupont de Marsilly et Donnel.
Des briquettes sont coupées pour montrer la compacité, la régularité du grain de ces excellents produits.
En troisième lieu viennent les cokes durs de 12 à 25 mill. et de 25 à 60 pour les cokes tendres de mêmes dimensions.
En quatrième lieu, les charbons lavés, classés en deux grandes catégories. Les flnes d^abord.
Charbons gras de 0 à 3, 3 à 6, 6 à 9 et braisettes.
Charbons li2 gras de 0 à 3, 3 à 6, 6 à 9 et braisettes.
Anthracites de 0 à 3, 3 à 6, 6 à 9 et braisettes.
La classification des gras est également intéressante.
Charbons gras, tête de moineau, noisettes et gailletlns.
Charbons li2 gras et anthracites, id.
11 V a une grande méthode et une réelle science de Fart de vendre les charbons à Nœux. Cela est reconnu.
TAbleau des usines
En outre, il y a une grande centralisation des moyens d'action, c*est ainsi que les usines réunies sont peintes dans un tableau qui fait comprendre admirablement toutes les manipulations. Elles comprennent les lavoirs 1 et 2, Tusine à briquettes, les fours à coke, le tout situé entre les deux fosses Bracquemont et Parsy.
Avec cet outillage on peut fournir annuellement 800.000 tonnes de charbon lavé.
75 000 tonnes de coke.