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X. JACQUESSON

Fabrique d'Or, d'Argent et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles

7, rue Cliarlotf Paris.

M. Jaeqaesson expose les produits de sa maison au bout de la classe 41 du côté oe Tayenue de Suffren, dans une jolie viirlne située sur le passage central.

Nous y vojons une collection très comnlète d'Or en feuilles (le toutes nuances, ainsi que des feuilles aArgent et de Platine.

Les différents tons ou nuances de ces feuilles sont obtenus au moyen de plusieurs alliages et par la combinaison variable des métaux qui en font partie.

M. Jaeqness«n emploie pour ses alliages For et l'argent ûu titre de 1000 sur 1000 et le cuivre chimiquement pur.

Il s'occupe spécialement du battage et de la mise en feuilles des métaux précieux dont nous remarquons les beaux spécimens dans sa vitrine.

Nous allons rapidement décrire les procédés de fabrication de cette maison. Comme ces procédés sont analogues quel que soit le métal traité, nous prendrons comme type la fabrication de ror en feuilles.

Après avoir opéré, au creuset, l'alliage voulu, le métal est placé dan^i la lingotière et forme alors un lingot mesurant d(» i2 à 15 centimètres de longueur sur 5 millimètres d'épaisseur, d'un poids moyen de 220 à 240 grammes. Ce lingot est ensuite soumis au laminage et transformé en un ruban de 7 à 8 mètres de long sur 2 c. J/2 de large. Le ruban ainsi obtenu est divisé en 100 parties égales, lesquelles sont équarries au carré de 7 à 8 centimètres.

Les 100 parties ainsi équarries sont placées en premier eaucher et y subissent un premier battage à la mam destiné à leur faire acquérir une certaine souplesse; chacune de ces parties est alors divisée en 4 et soumise dans un deuxième caucher à un nouveau battage; elles sont à nouveau divisées par quart et placées cette fois en chaudret; puis, toujours à la main, subissent un nouveau battage. Les battages en deuxième caucher et eu chaudret ont pour effet de dégrossir les feuilles qui y sont soumises.

Après le battage en chaudret (lequel donne environ 1,500 rouilles, par suite d«^ la division en 4 des 400 feuilles précé-

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deinment obtenues et en tenant compte des bavures), les feuilles traitées subissent une dernière division par quart et un dernier battage, en moules, cette fois. Sorties du moule, les feuilles sont mises alors en livrets pour être vendues.

Le lingot primitif, par suite des diverses opérations décrites, se trouve alors divisé en 5,000 leuilles environ, dont les dimensions varient selon les demandes et les besoins de la consommation.

Le caucher. dont il est question plus haut, est un assemblage de feuilles en papier animal. Le chaudret et le moule présentent la même disposition ; mais le papier animal est remplacé, dans leur confection, par la baudruche ou boyau de bœuf. Après cette description sommaire des procédés employés par M. Jacqaesson pour obtenir ses feuilles d*or et autres métaux précieux, nous allons dire deux mots sur sa maison. Et Ton verra que, çràce à son activité et à sa parfaite compétence dans la matière, M. JacqaeKson a augmenté Timportance de sa production dans de notables proportions.

Cette maison, compte aujourd'hui 4o ans d'existence. 8on fondateur, M. tiéranl, la céda en 1880 à M. Papillon. A cette époque, la maison occupait une quinzaine d'ouvriers et ouvrières, et le chiffre tl'affaires s'élevait à 148,101 fr. "Tô. M. Paplllan donna une certaine impulsion à la maison, et lorsque M. Jarquesaon lui succéda, en août 1884. le personnel se composait d'une trentaine d'ouvriers et ouvrières.

Le nouveau propriétaire a introduit diverses améliorations dans l'organisation du travail, et surtout dans le perfectionnement des outils ou machines, qui ont immédiatement porté leurs fruits L'agrandissement des ateliers, devenu nécessaire, lui permit de faire une installation mécanique très complète gui, en simplifiant le travail, a augmenté dans une progression constante remarquable la production de ses ateliers, si bien que la première année de sa gestion, le chiffre d'affaires, ([ui était (le 186,004 francs, s'éleva, à l'inventaire de tin décembre 1888, à 37)3,413 fi'ancs, et cela avec un personnel de 4u ouvriers (^t ouvrières.

Cette maiscm n'avait jamais exposé précédeinujent, et pour la première fuis, elle a obtenu une lEéflaille d'Argent, ce qui est un véritable succès.

USINES DE PARIS Et ENVIRONS 725

]ffI£l»AIIiIi£ D'ARGJBlirT

Achille ANOLADE

Boutons et Bouderie 3, rue de la Feuillade, à Paris.

Dans le fond de la classe 41, tout près de la belle installation de la Vieille-Montagne, M. \. Anfflade nous montre dans une vitrine élégamment décorée, les produits de sa fabriaction.

La disposition gracieuse de cette exposition attire les visiteurs. Il est vrai que les objets exposés se prêtent assez bien à la décoration, puisqu'ils sont par eux-mêmes destinés à décorer nos vêtements.

Nous sommes donc dans le pays des boutons d'uniformes, des plaques de ceinturon, etc. Rien de plus réjouissant à Toeil que ces groupes de boutons dorés ou argentés, formant des groupes et des dessins d une facture très originale.

Nous y voyons des boutons de soldat en cuivre massif, en étain massif, en coquille, etc., puis des boutons de collèges, une grande variété de boutons d'administration pour uniformes civils et militaires en métal doré, argenté, plaqué or ou doré au mercure, enfln des boutons en argent. *

Parmi ces objets, il y en a qui ont une véritable valeur artistique

Cette vitrine est aussi abondamment pourvue d'échantillons de boutons et boucles pour pantalons, d'objets divers tels que : jetons, médailles, appliques, attaches, boutons décolletés, etc.

Remarqué aussi des plaques de ceinturons jpour vètements^ de la cuivrerie militaire, bouderie en fer etamé, beaucoup d'objets estampés, panonceaux, etc.

Cette exposition est sans contredit la plus belle et la plus variée de cette industrie.

Historique et coiisi«eaiice

Cette maison a été fondé en 1855 par M. \, Massé qui, en 1868, s'associa avec M. An^laile. La raison sociale fut alors A. Hassé et Anglade. Ce dernier est resté seul depuis 1887.

L'outillage perfectionné se compose de moutons,. balanciers, découpoirs, tours, etc. ; une machine pour la bouderie, une machine-outil pour la création et l'entretien du matériel et trois outillages spéciaux brevetés.

Ce matériel est actionné par un moteur â vapeur de la force dp 25 chevaux. Les ateliers sont construits suivant les prin-

m ACHILLE AXGLADE

Pipes modernes et sont situés au centre de Paris, 184, rue Saint-Maur.

Le nombre des ouvriers employés est de 140, dont 60 hommes et 80 femmes. Les salaires sont, jpour les hommes, de 6 fr. 60 pour 10 heures de travail, celui des femmes est de 2 IV. "5 pour le même temps.

La valeur de la production movenne et annuelle est de 700,000 francs.

Les principaux débouchés de cette maison sont toute la France d'abord, puis TEspagne, le Portugal, la Belgique, la Hollande, la Suisse, Tltalie, l'Autriche, la Roumanie, la Serbie, la Turquie, la Grèce et l'Amérique du Sud

Cette maison figure au premier rang de nos grosses industries. M. Anfflade pourrait s'intituler aussi fournisseur des armées françaises, puisqu'il est fournisseur pour neuf années de 12 corps d'armée sur 18 pour les boutons ; de 10 corps d'armée pour la bouderie et la cuivrerie, et de 14 corps d'armée pour la passementerie militaire. A son industrie des boutons il a joint, en effet, celle de la passementerie a^ec un plein succès, puisque dans la classe 35 il a obtenu une MédMlle d'Or.

La maison a été récompensée aux expositions universelles précédentes où elle a obtenu en

1867, une IHédMlle de Hronae pour les boutons ;

1878, JHention HonorAble (papeterie; médaille d'Arfient (^boutons); Jflédaille d'Argent (métaux ouvrés).

Le jury des récompenses de 18S9 a décerné à M. Ani^lade une jflédaille d'Arçr^nt. De plus il a voulu récompenser les bons et loyaux services de ses collaborateurs et il a accordé une JHention honorable à M. RanlToian. mécanicien, et. à M. Valencot, chef de manutention.

Nous estimons que c'est cette industrie si française —presque parisienne — que les jurys auraient du récompenser le plus largement, car elle faitpartie vrai ment de notre génie national.

iHBOAIIiliE O'ARCIE^T

CHACHOIN FILS

Fabricant de bronzes rue Saint-Gilles, à Paris

' C'est Classe 41, sur le chemin qui conduit de la Classe 21 à la galerie des Machines et du côté de celle-ci, que M. Chaehoin tils a mis tous ses soins à créer une élégante exposition. Le caractère décoratif des objets exposés joint à un arrangement intelligent et méthodique, ainsi que l'abondance des spécimens fait que dans la classe cette exposition a été une des plus remarquées.

Le principal lacteur de cette dernière est la garniture de cheminée ; nous en voyons de toutes les lormes, de différents styles, de grandeur et de richesse très variées.

il y a des galeries en cuivre uni, et en fonte de fer très jolies et ma foi de vente très courante,puisque le prix minimum est de 3 fr. la pièce. En revanche, on peut remarquer aussi dans cette exposition des chenets de 3,000 fr. la paire L'on •voit qu'entre ces deux points extrêmes il y a de la marge et cette marge est comblée par uiie série très complète.

Nous y remai^quons des Feux, Louis XllI, Louis XV et Louis XVI et Gothiques, d'une jolie facture et d'une exécution parfaite.

Parmi les chenets nous pouvons citer des chenets Renaissance , des chenets Grecs masque antique , des chenets Louis XIII très variés comme composition ; H y en a à diadème, boule mi-plate, gaudron torse. Vu aussi caïmans, vase gaudron ; des chenets Louis XIV à Lions héraldiques, sur ecusson grand modèle.

Remarqué également des Landiers renaissance tète de lion d'un bel aspect, à colonne carrée, et à boutons torses, mais surtout un grand landier François I" dragons et pot à feu.

Citons aussi des éventails pour foyer et des écrans remarquables par leur dessin et leur exécution irréprochable ;

Une belle collection de pincettes, et porte-pincettes en fer forgé de dessin très varié, et pour terminer une copieuse série de rinceaux et glands en bronze pour rideaux dont les modèles sont aussi nombreux que divers.

M. Chaeholn expose aussi ses produits Classe 25, mais surtout les garnitures riches et d'un caractère artistique qui sont par leur composition comme par leur exécution de véritables bronzes d'art,

Gpogle

12S CRACHoiN Fils

Hi«toi*iq[ae mt eBWàmimtmmme

La maison a été fondée en 1828 par M. BerxaBeon. A cette époque elle ne fabriquait que les garnitures, cuivreries cise lees pour ornementation de meubles, tels que poignées, boutons, appliques, chapiteaux, etc.

En 1843 M. Chachola père prit la direction, et resta pendant 10 ans avec son prédécesseur comme associé.

C'est dans cette période que la maison commença une des premières à fabriquer l'article chenets et garde-cendres à bon marché en tôle, fonte de fer et cuivre uni.

La fabrication de ces articles prit rapidement un j^rand développeaient; il y lut adjoint des articles plus riches et d'un prix plus élevé. '

En 1R68M. Chaeholn associa son fils à ses opérations commerciales et industriel 1rs.

Dt»puis 1874 M. F. Cliarholii fils est resté seul à la tète de la maison qui chaq^ue année augmente d'importance. Il y a deux ans le propriétaire de cette maison s'est rendu acquéreur de la majeure partie des modèles de feux, chenets, galeries... etc de la maison Bion-Favier et notamment de Tarticlc riche et de style.

L'importance commerciale de la maison Chaeholn dis est actuellement attestée par un chiffre de plus de 600.000 frd'affaires. Son personnel d'employés, d'ouvriers ciseleurs, tourneurs, monteurs varie de 50 à «0. Ce chiffre du personnel s'accroît dans la saison d'hiver d'ouvriers supplémentaires.

Le Jury a remarqué les produits de cet établissement et lui a témoigné sa satisfaction en accordant à M. Chaehoia fils son chef une médaille d*ap^eiit. C'est la juste récompense des ofTorts faits par ce dernier pour améliorer notre industrie.

C'est dans ce genre surtout, où le goût doit s'allier au bon marché, que nous avons en France des éléments de supériorité incontestables. Le Jury aurait peut-être été bien inspiré en donnant à cet artiste forgeron une médaille d'Or.

USINES DE PAUiS ET ENVIRONS vr^

HfiUAIliLE 1»E BROUrZE

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