LE FERRO- NICKEL
17, rue du Pont-aux^Choux
Dans la classe 41, près du passade qui conduit à la galerie des Machines, et du côté de cette dernière, se trouve Timporportante exposition de cette Société.
Elle se compose :
1* De fontes moulées, fontes blanches ou autres ;
2* De laminés et fiis de cuivre rouge, laitons, alliages de cuivre et nickel, alliages de fer et nickel, alliages de nickel et cuivre, avec ou sans zinc, alliages de fer, cuivre et nickel, ainsi que de tubes soudés ou sans soudure de ces divers métaux;
3"* De moulages d'aluminium pur, du plané, du tube et du û\ d'aluminium;
4* D'une série d'objets fabriqués pour l'orfèvrerie, l'horlogerie, les articles de Paris, la sellerie, l'ameublement, les chemins de fer, bateaux, constructions, etc.
MisterÂiiae mt C«iuil«toitee«
En 1882, un groupe d'admistrateurs et d'actionnaires de la Société le Nickel a fondé sous le titre de Fonderie de Nickel et Métaux blancs, une société anonyme au capital de 600,000 francs pour vulgariser l'emploi du nickel dans l'industrie des métaux et propager la consommation de ce métal.
En 1883, la londerie de nickel et métaux blancs, devenue complètement indépendante continuait dans sa fonderie de Château-Landon la fabrication des bronzes blancs et maillechorts et consacrait par un brevet Timportant résultat des recherches entreprises dans le but de produire du nickel et cobalt malléables et des alliages de fer avec nickel ou cobalt.
En 18^4, cette société se transformait : elle portait son capital social à 1,500,000 fr. en prenant le titre de Société le rerro-mekel et achetait l'usme de Lizy-sur-Ourcq (anciens établissements Cottiau).
Tout en continuant à Tusine de Lizy la fabrication des maillechorts et bronze blancs, laitons et alliages de cuivre, en moulages, planés, tubes et Ûls, la Société le Ferro-Niek«i a apporté là le résultat des travaux précédemment exécutés dans sa fonderie de Paris, et a successivement créé des types nouveaux d'alliages pour répondre aux demandes toujours crois*
758 LE FERKO-NICKEL
santés de la consommation ot à des hesoins nouveaux, r/est ainsi que tout en poursuivant l'étude et le développement des alliages de ter et nickel, la Société entreprenait, en 1885, la fabrication d'alliages ternaires de fer cuivre et nickel, brevetés sous le nom de Ferro-Maillechorts, comliinuisons dans lesquelles Tintroduction du fer dans les composés nickel et cuivre, a pour effet non seulement de diminuer le prix de revient, mais aussi d'augmenter considérablement la résistance et rélasticité des alliages.
Dans le courant de la même année, la Société créait un i\ pe nouveau d'alliages cuivre et nickel adopté en 18HG à la suite» de nombreux essais comparatifs par TAdministration de la Guerre pour la fabrication des étuis de balles du fusil d'infanterie nouveau modèle. Depuis juillet 1S86, plus de 2,000 tonnes de ce métal ont été consommées par l'Administrât ion de la Guerre.
Après de longues et patientes recherches entreprises à l'usine de Lizy. des essais pratiqués à Montatairo en mai 1885 au four Siemens, et à Imphy en 188", la question de la fabrication économique et en grand des alliages fer et nickel était toût à fait résolue Une des grandes usines métallurgiques françaises introduisait, en 1HK8, les ferro-nickel et acier-nickel dans la fabrication des grosses pièces, et tout récemment, à la suite d'expériences faites a Glascow dans les usines de la Steel Company of Scotland, îîOus la direction df s ingénieurs de la So.iéte le Ferro-lVickel.— M. James Rilcy, directeur général de la Steel C°, à la première séance de la réunion de mai 1889 de l'Iron and Steel Institute, donnait communication des résultats obtenus à l'usine de Ilallside (près Glascow).
Dans ce rapport, M. BIley faisait ressortir les avantages des résultats obtenus et surtout l'importance des alliages à titre bas (1 à 5 0/0) de nickel pour la construction de navires et la grosse construction, l'artillerie, les blindages, les grosses pièces de lorge: des alliages plus riches pour le.** outils, pièces de machines, abris contre la mousqueterie, etc., des alliages à 2ô 0/0 nickel environ pour la carrosserie, la sellerie, l'équipement, les pièces estampées ou repoussêes, les fils de résistance électrique, les cables et tisisus métalliques, etc., des alliages à teneur supérieure à 25 0/0, tels que titres de 35, 50, •75 0;0 nickel pour toutes pièces devant résister à la corrosion dans Tair humide ou méphitique, etc.
Nous terminerons en donnant quelques chiffres qui prouvent plus que tout discours l'importance des alliages nouveaux créés par la Société le Ferro-Nickel.
Alliages de Fer y Cuivre et Nickel :
Type <I> — (Environ 2 ft. par kilog. de métal brut).
Métal écroui. — Résistance : 95 kil. par "/,„*. Allongement : nul.
Métal recuit. — Résistance : H2kil. par •"/,„-. Allongement ; 58 o,(>.
USINES DE PARIS ET EiWaRONS 759
Alliages de Cuivre et Nickel :
Type spécial n* 3 fourni à la guerre pour enveloppes de balles. K. Résistance : 85 à 40 kil. par "/'"^ A. Allongement : 35 à 40 0/0.
Le métiil est livré en bandes laminées à 9/10 de millimétré d'épaisseur et doit subir tout le travail de transformation, c'est-à-dire six à sept emboutissages et étirages successifs sans aucun recuit (Résistance à la conductibilité calorique.).
Alliages de Fer et Nickel :
1« Type 3 u/o nickel-acier demi dur.
Résistance : 95 kil. par "/,„*.
Allongement : 8 à 10 0/0.
Type 5 0/0 nickel-carbone 0.35 0/0.
Métal trempé. — Résistance : 160 kil. par "/„,-.
Allongement : 7 à 8 0/0.
Type 12 0/0 nickel-acier dur.
Résistance : 122 kil. jmr "7m*.
/Vllongement : 1 à 2 o/O.
Type 25 0/0 nickel (0.8 carbone libre — 0 carbone combiné). Résistance : 76 kil. par "/«*.
Allongement : 80 0/0.
2» Corrodibilité :
Acier à 5 0/0 nickel comparé à Tacier chromé, — corrosion dans le rapport de 10 à 15.
Acier à 25 0/0 nickel comparé à de l'acier à 0.4 carbone et 1.6 de chrcTie, — corrosion dans le rapport de 10 à 1160.
Même acier comparé à de Tacier doux à 0.18 de carbone, — corrosion dans le rapport de 10 à 870. 3» Fils tréfilés minces, diamètre 0™"05 : Fer de Suède 1" qualité: Allongement 8 à 15 o.O. Ferro nickel 25 0/0 : Allongement 45 à 52 0/0. Les résistances respectives sont dans le rapport de 1 pour le fer çur à 1,5 pour le ferro-nickel. 4® Résistance électrique r :
Fer ordinaire r ^zz 1
Mailleehort ordinaire r = 2 Ferro-nickel 25 0/0... r = 6,5.
Rappelons seulement qu'à la suite des travaux de la Société sur la malléabilisation du nir^kel (brevet 1883), elle a pu appliquer ce métal d'une façon pratique au moulage, laminage, étirage.
Nous ne pouvons pas clore cette note sans signaler également les résultats obtenus par elle dans la fonte et la transformation de Taluminium pur.
En résumé, on peut dire que les procédés métallurgiques brevetés de la Société le Ferro-Nickel ont préconisé les premiers, dès 1883, et années suivantes, remploi de Taluminium dans le nickel, le fer et Tacier, en do?e inflnitésimale une adjonction ne manganèse. Nordenfeld n'est intervenu pour la question de l'aluminium dans le fer qu'en juillet 1885 seulement. C'est donc à la France que revient l'honneur d'avoir in-