HLANCS MINERAUX DE LA MARNE
1" Usine hydraulique de M. Ottmann et Muller 400.000 kil.
(Longueur des séchoirs, 400 mètres).
2» Usine à Vapeur Collard 190.000 »
(Longueur des séchoirs, 190 mètres),
3' Usine à Vapeur Loivre 150.0oO »
(Longueur des séchoirs, 150 mètres).
^r Usine à Vapeur Pogny 50.000 »
(Longueur des séchoirs, 50 mètres).
Total 790.000 kil.
Les usines réunies ont des fosses qui contiennent 1,480,000 kilogs.
Il est à remarquer que d'après le système de fabrication employé, le séchage n'est pas produit par un moyen artificiel (chauffage à la vapeur, etc.) mais par les voies naturelles (courants d'air, etc.); de cette manière, le hlane de craie labriqué par cette Société, conserve toutes ses qualités de tinesse, de blancheur, de moelleux et surtout ses propriétés cliiminues.
Aprôs une quinzaine de jours de séchoir, le Blanc est pi*êt, soit îï être expédié comme blanc en pains réguliers, soit à èfio amené au moulin, qui en une seule opération le réduit en poudre et le tamise ; de là, il est emballe en sîics ou en fûts t-t expédié par chemin de fer et surtout par voie d'eau.
Prodnrtioii et Venir.
Annnt*llement la Société des Hlancs îiiinéraux <le la Marne produit et »eud les quantités suivantes:
1" HIanc en pains réguliers en vrac nî.OOO 000 k.
'J" Hianc concassé en hits ou sacs 3.000.000 »
rj" HIanc pulvérisé ou tamisé en fûts ou sacs 6.000.000 »
Total 11.000.000 .
^1" Craie bruto en blocs 3.000.000 »
Toutes ces marchandises sont vendues en France,, mais surtotit en Allemagne, Helgiqne o\ Suis-e.
^NlMire de» ouvriers. — AvMiiraiiee eontrr IrK AeeideiitM.
C'i'Ue industi'ie procure une «certaine aisance, inconnue avant son étalilissement, aux ouvriers de la contrée, qui, en m<\veuiie inuiiént :
nnvriers4 fr. à 4 Ir. 50 par.jotir.
Ou V rières 3 fr. par jour.
La Société des Blancs minéraux de la Marne, garantit ses ouvriers de tous accidents ; à cet effet une assurance est souscrite à la Co?npagnie V Abeille»
Hiiitorique et Coneisiance.
Les établissements de cette Société se composent de vastes et remarquables carrières de craie exploitées par galeries souterraines et à ciel ouvert. La craie s y présente par bancs de* différentes épaisseurs : dans certains enaroits les oancs dépassent 2 mètres de hauteur, et leur pureté naturelle est aussi grande que leur blanclieur.
Ces carrières fournissent la matière première aux usines suivantes :
1» A Sain^-Germain-/a-Vt7^e, aux usines hydrauliques à vapeur de MM. Oltmann, Mnller et Collard. étaolies en 1873.
2» A Heims, à l'usine à vapeur de Loivre, dirigée par M. tialliot
3* A Pogny, à Tusine à vapeur de M. ChMopag^iie.
A Saint-ùermain-la' Ville, Tusine de MM. OttmaBn et Mnller, a, comme force motrice, une chute d'eau de la Marne dérivée, longeant le canal latéral à la Marne, d'une force de 3^; chevaux ; elle comprend deux moulins à forme verticale destinés au broyage et lavage de la craie brute, et un moulin à deux meules verticales qui pulvérise et tamise le blanc confectionné ; W ouvriers sont attachés à cet établissement.
L'usine de M. Collard, également établie a Saint-Germainla -Ville est actionnée par une machine horizontale (système Mi'rmann Laehapell/, d'une force de 15 chevaux et comprend un moulin à broyer et laver la craie et un moulin à meule verticale, pulvérisant et tamisant le blanc confectionné, f.# owvriers sont occupés à l'usine OoUard.
C'est également la vapeur qui est la force motrice des usines de Loivre ;10 ciievaux^ et !*ognv (5 chevaux qui comprennent ciiacune un moulin pour U» broyage <^t lavage de la fraie et iiii moulin pour pulvériser «»t tamiser le blanc confectionné.
L'usine de Loivre occupe 10 ouvriers, huit sont attachés à celle de Pogny.
En résu:né, les usines qui forment la Société des Blancs minéraux de la Marne, ont un personnel d*» 53 ouvriers et une force motrice de 50 chevaux.
RérempeniieM .
En 1888, la Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du département de la Marne, a décerné une MédAillr <l*Arfreiit grand module à MM. Ottmniiii et .Vnller et une ]llé4«illr d'Argent à M. CollarJ.
Le Jury dos récompenses de 1889 a voulu également encouragei' les <îfforts de cette Société et lui a aecordé une im^^dAllle de bronxe. Mais nous avouons que cela nous a semblé l»ien mesiiuiii pour des usines aussi considérables et aussi fi'aneaises.