‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 163 sur 199 · E. RADIUS · texte numérisé non relu

E. RADIUS

03, rue Amelot, à Paris.

Dans la classe 41, sur le chemin qui mène de la classe 47 à la galerie des machines, à coté de l'importante installation des ûls de Peugeot frères. M. Radinii nous présente ses produits dans une charmante exposition.

Nous sommes ici en face d'un spécialiste d'un de ces mille rouages qui contituent parleur reunion Tindustrie parisienne.

Cette exposition se compose d*une petite viti*ine à quatre laces, supportée par un socle en bois. Elle est abondamment pourvue de très beaux spécimens de fournitures pour gai niers et cartonniers, de spécialités pour la petite éoénisterie et la petite mécanique et, enfin, de plusieurs collections d*outils à découper.

Tous les objets exposés sont, sans aucune exception, fabriqués par Texposant à Taide de moyens mécaniques, soit par des machines spéciales, soit par des outils à découper, plier, estamper, emboutir, etc.

Ce système de travail a pour résultat d^obtenir une fabrication toujours égale et permet de produire des quantités de marchandises dans un temps relativement court ; il permet aussi d'employer pour la main-d'œuvre des ouvriers n'ayant aucun métier, mais qui avec un peu d'adresse naturelle arrivent au bout de quelques jours a bien faire leur travail.

M. Badius emploie dans ses ateliers une trentaine de personnes, dont sept ou huit femmes. Trois mécaniciens sont attachés à la construction et à la réparation des machines et outils dont la plupart ont été créés par lui.

De plus, au dehors il emploie une dizaine d'ouvriers appelés façonniers qui travaillent à temps perdu, c'est-à-dire ayant un emploi leur laissant quelques heures de libres tous les jours tels que : facteurs, sergents de ville, employés de chemins de fer, etc.

Les ateliers de M. Radins sont actionnés par une machine & vapeur de 15 chevaux.

Le jury de 1889 a voulu encourager M. Badina et récompenser ses efforts en lui accordant une médaille de brei

l^édalUe d.'Ox>

Chevalier de la Légion d'honneur

Edouard UPPHAlTir et C<*

36, rue de Chabrol, Paris.

Classe 48, MM. Edoaard LIppoMum et G^s dans une très belle et très instructive exposition, initient les visiteurs aux merveilleux résultats que Ton obtient au moyen des sondages.

Nous sommes ici en pleine spécialité, et tous les engins, outils ou machines que nous voyons exposés ont pour seul but de fouiller la terre à tontes les profondeurs et d'y chercher l'endroit exact oii se trouvent les richesses que la nature y tient cachées. Eu effet, c*est au moyen de sondages qu*on découvre des sources d*eau qui, répandues sur la surface du sol, y apportent la fertilité. Dans d'autres cas, les eaux minérales, ferrugineuses, sulfureuses, etc., sont extraites des entrailles de la terre ponr le plus grand bien de l'humanité. La sonde indique encore au mineur la route souterraine quMl faut suivre pour arriver sûrement aux gisements du charbon qui nous chauffe, du pétrole qui nous éclaire et des minéraux dont le génie de Thomme sait tirer les métaux qui servent à sa gloire ou à sa puissance.

Pour plus de clarté, je diviserai cette intéressante exposition en trois parties :

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