‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 165 sur 199 · EDOUARD LIPPMANN ET C · texte numérisé non relu

EDOUARD LIPPMANN ET C

Saint-André. Le battage se fait à la chaîne de galle ou au débrayage. Le treuil est à engrenages et mù à braa, les tiges de la sonde ont 5 mètres de profondeur.

Sondage de 300 à 600 métrés, — On emploie ici le même type de chèvre que précédemment. Battage au levier (à vapeur). Balancier d'équilibre. Treuil à vapeur pour le curage. Les tiges ont 8 mètres de longueur.

Sondage pour IfH) mètres. — C'est une copie de Tinstallation de La Chapelle, où Ton a atteint la profondeur de '718"45. Klle contient une chèvre en bois à quatre montants composés. Le battage se fait au levier; contre-balancier. Treuil à vapeur mû par une machine à un cylindre, de la force de 40 chevaux. Double embrayage pour mettre en mouvement tantôt le treuil de curage, tantôt celui de battage. Le diamètre du puits es^ rie r"40. La longueur des tiges est de 11"»50.

IT« — ILem outil a de Aondui^e

Ces outils sont classés suivant la nature du travail auquel ils sont destinés.

!• Les outils pour le Forage sont représentés par; Trépan plat, trépan à joues, trépan découpeur, trépan à six branches, pouvant servir pour la prise d'échantillons. Trépan pour puits de luiues de 4'"40 de diamètre. Cinq lames en forme de double Y (modèle en l)ois). Trépan à une seule lame pour un iliauiètre de 2«40. Tarière rubanée. Tarière ouverte à mouche.

2" Les outils servant au Curage : Soupape à clapet. Soupape ;i boulet et tarière rubanée. Cuillère à huit cloches à soupapes pour nettoyages des échantillons. Boite à soupapes pour curage des puits à grande section.

3« Outils servant à prendre les échantillons : Emportepièce à ressort et à coins Emporte-pièce à quatre griffes. Découpeur à six branches (déjà mentionné . Outil vérificateur d'une couche de houille.

4« Outils pour le Cubage : Tuyaux en tôle assemblés par manchons. Vis dépression pour descendre ou remonter les tubes. Arrache-tuyau à quatre galets. Coupe-tube à encliquetage; il coupe 'dans le sens vertical ou horizontal. Coupe-tuile à lime. Rivoir. Elargisseur à joues. Elargisseur à excentrique. Klargisseur à tendeur. Elargisseur à ailes.

T)" Outils i)()ur les Sondes : Coulisse à baïonnette. Coulisse Mauget-Lippuiann. Coulisse plate à crocbet. Coulisse ronde. Tiges se vissant l'une à Tautre, un bout mâle, l'autre bout feiuelle Entmanchements à clavetage.

6" Les outils pai'ticiiliers sont représentés par: Taraud uvec mèche, pour retirer les ferrailles. Tire -bourre. Harpon. Caracolle. Cloche taraudée avec doigt chercheur. Caracolle avee ji^uide. Mandrin pour redresser les tubes Pince à vis. Taraud pour retirer les tubes. Outil spécial pour retirer un trépan coupé au ras de la tige. Frette à dents pour équarrir. Cône pour dressage des tubes. Colonne filtrante pour eaptage d'eau «le source (ville de Rambouillet),

Cette collection, comme on le voit, est des plus complètes et très intéressante à tous les points de vue.

lil. — BeMina et plioio|irrapHie0«

Cette remarquable exposition est complétée par ce que j'appellerai le Livre d'or de la maison. Ce sont des dessins ou des photographies des principales installations que ces Messieurs ont exécutées et elles sont nombreuses. Je vais en citer quelques-unes :

Coupe du puits artésien de La Chapelle. — La profondeur atteinte est de T 18» 45.

Coupe du puits artésien de Rochefort. — La cote de profondeur est 656™ 'ÏS.

Coupe du puits Sainte -A Une. — Ce puits appartient aux Mines de Comnientry-FourchambauU.

Fonçage d*un puits d aérage pour le tunnel du Col de Cabre, dans les Hautes-Alpes. 183"» 45 de profondeur.

Photographie de la source d'eau minérale de Montrond- Geyser.' — C'est la plus importante comme débit et la meilleure des eaux de table. La profondeur du puits est de 502'". Elle se trouve dans le département de la Loire, au bord d€* (••• fleuve.

Sondage du palais du roi à Naples on l'on a atteint la profondeur de 464»» 10,

Sondage à Hanigsen, dans le Hanovre. Profondeur : 541«» 24.

Sondage du grand lac, dans la province d'Oran, où Ton est parvenu a une profondeur de 595« 25.

Sondage de Speckhorn, en Westphalie. Profondeur atteinte : 628».

Sondage de Keutish-Town, près de Londres, avec une profondeur de 396»" 50.

Fonçage d^un puits de mine à grande section, — Diamètre du puits : 4°» 30.

Cette intéressante collection donne une juste idée de la valeur de la maison.

Je ne puis terminer cette étude sans parler de Tinstallation de MM. L.lppmann et Cie, à l'Esplanade des Invalides. Parmi les attractions de tous genres qui attirent les regards des visiteurs dans la section des colonies françaises (Algérie), celle qui est le plus admirée c'est, sans contredit, le Puits artésien jaillissant. Ce puits est situé en face de la gare tant assiégée du chemin de fer Decauville. C'est la représentation exacte et en vraie grandeur des puits que les ateliers militaires français ont créé en plein Sahara, sur les contins du département de Constantine.

Les organisateurs de l'exposition coloniale ont eu raison d<i prier M. Lippmann d'installer ce puits jaillissant dont l'eau, en s'écoulant, semblait murmurer : « C'est moi qui suis chargée de coloniser et de pacifier ce que nos armes ont conquis. »

En jetant les yeux autour de cette source improvisée, nous voyons des palmiers et différentes autres plantes exotiques, çà et là des instruments de sondages, prêts à être employés, semblent attendre un ordre pour exécuter leur œuvre.

Cette installation, au milieu de notre belle exposition algérienne, est d'une couleur tout à fait locale, et la présence des

m EDOUARD LIPPMANN ET (?•

nombi-eux arabes installés toat au près, angiuente rillasion et lui donne un remarquable aspect de vérité.

Ce n'est pas sans dlMculté que MM. LIp^mmib et Cie oDt réussi à donner Tillusion d'un puits artésien jaillissant, aux innombrables Tisiteurs de TExposition; car Ton ne pouvait pa? songer à aller chercher la couche d'eau artésienne du bassin de Paris, qui se trouve à quelques 700 mètres de profondeur. C'est au moyen d'un petit moteur mécanique, si habilement dissimulé, que peu de visiteurs en ont soupçonné Texistence, que la petite élévation d'eau permanente n&essaii'e au jaillissement a été réalisée.

Les succès obtenus par cette installation originale ont dû dédommager (moralement) MM. LlippaMian et Cie de leurs intelligents efforts, puisqu'ils sont parvenus à nous donner uik' idée de la réalité.

Celui qui rédige ses lignes a eu la bonne fortune de ti-avail- 1er avec M. Llppmaea et sou personnel. Il croit acquitter une véritable dette en déclarant que ce n'est pas seulement par la science et la conscience dans les travaux que brille ceSiU* maison, mais encore par une affaliilité et une sûreté de relations toutes françaises.

Le Jurv des réco:iipenses a su apprécier les grands mérites de cette maison : il lui a <lécernê une BléilMMe il*9r, et son chef M. Llppmaiin a été nommé Chevalier de la liéyi^a il*henneur.

Il a voulu aussi récompenser Tintelligent personnel auquel MM LlppmmMB et Cie doivent une partie de leurs suocè<. et il a décerné :

A M. GMlt (Jules), une médaille d'or |

A M. GHérln (Théodore^, une Médaille d'arn^ent;

A MM. Dubois (Jules) et Jannet (Léon^ une médaille de iironse.

USINES DE t>ARIS ET ENVIRONS ?Î5

nilDAILtâe DE BRONZE

E. FABCOT FILS

Ingénieur-Constructeur 189, rue Lafayette, Paris

M. E. fareot ûls expose, classe 46, au palais des machines. Son installation, qui est remarquable, se borne en réalité à une spécialité. Nous ne voyons, en effet, dans cette exposition que des ventilateurs, aspirants ou soufflants, rentiiatears pour mines, hauts-fouraeaux, ateliers, hôpitaux, Hlatures, Brasseries, raflineries, etc.

Parlons d'abord des plans d'installation des grands ventilateurs fournis aux mines de Campagnac, à Cransac (Aveyron), ainsi que de ceux des mêmes appareils installés aux houillères de r Aveyron à Decaze ville.

Ces ventilateurs sont du système breveté en 1886 ; ils sont soufflants tous les deux, car dans cette région les houillères ne peuvent pas employer d'autre système à cause des feux.

Mines de Campagnac, — Il y a' environ quatre ans que la Compagnie des Mines de Campagnac commanda à Tusine Fareot un Ventilateur de 4 mètres de diamètre, pouvant débiter 35 mètres cubes d'air par seconde à la pression de 50 •«/"* d'eau et à la vitesse de 140 tours. Ce ventilateur fonctionne par courroie et est installé au puits d'OlTet à Cransac d'une façon très économique, ainsi que le montrent les plans, en vue d'un prochain déplacement.

A la an de l'année 1888, cette Compagnie satisfaite de la marche du ventilateur en commanda un autre, mais de plus gran l diamètre. Ce nouvel appareil mesure 6 mètres de diamètre et débite 35 mètres cuoes d'air par seconde à la pression de 50 m/m et avec une vitesse de 90 tours à la minute,* il est commandé directement par une machine Woolf à trois cylindres système E. l», Faveot. Pour montrer le rôle qoe peut jouer un bon ventilateur, nous rappelerons la terrible catastrophe arrivée aux mines de Campagnac le 2 novembre 1888 où quarante-huit mineurs trouvèrent la mort, et oii nous contribuâmes personnellement au sauvetage.

L'ex][|losion ne fit que ralentir la marche du ventilateur sans lui causer aucune avarie; le méeaniâen lança aussitôt la machine à toute vitesse, et le ventilateur débita ainsi «n torrent d'air qui rétablit promptement Taétf^ge et ftat cause qu'il n'y eut pas à déplorer un plus grand nombre de tIctimes.

E. PARCOT FILS

HouiUéres de l'Àveyron. — Cette Société qni possédait déjà un ventilatenr fialbal et on ventilateur Leaileilc, commanda, en 1884, un ventilateur Fareoi de 6 mètres de diamètre, dont nous vo5-ons aussi les dessins d'installation. Ce ventilateur débite un volume de 20 mètres cubes par seconde à la pression de 80 m/m d'eau ei avec une vitesse de 110 tours. 11 est actionné par une machine à action directe Woolf à cvlindres superposés, svstême E. !>. Farrot, et est installé aux mines de Combes depuis le commencement de l'année 1884.

1 I Ventilateur à réaction aspirant et soullant à courant réversible Débit 20 à 80"^ par seconde Dépression ou pression 10 à 100 ™/,„ d'eau, rendement lO • o

En 1887, cette Compagnie, satisfaite du service de ce ventilateur, en commanda un nouveau de 6 mètres de diamètre et du système breveté en 1886. Il débite 35 mètres cubes d'air par seconde à la pression de 50 m/m, ot avec une vitesse de 140 tou]*s par minute. Il est actionné p.vr une looomobile ot installé au puits Léon Sa; .

Au commencement de ranné»' 18H9, e»ate Société, toujours à lareciierche de perfectionnements pour oviter les accidents, commanda un deuxième ventilateur de <î mètres qui est installé à côté du premier à Combes. Il est aussi du système breveté en 18K6. Il débite 35 mètres cubes d'air par seconde à la pression de 80 m/m et avec une vitesse de 110 tours à la minute, et il est commandé par une machine Woolf à action directe à trois cylindres, système E. D. Fareot.

Disons deux mots sur la disposition de ces grands ventilateurs :

Les aubes mobiles sont partagées en deux par un diaphragme vertical et sont comprises entre deux feuilles de tôle percées d'une ouïe circulaire en leur milieu. L'assemblage se fait par rivets dont la distance décroît du centre à la circonférence où la force centrifuge est maximum. Les aubes sont enroulées suivant une courbe coupant à 45^ tous les

rayons qu*elles rencontrent. Le yentilateur tourne dans le sens de la concavité des aubes, de telle sorte que la vitesse à la circonférence de l'air est plus grande que la vitesse mesurée à Textrémité du rayon. Par suite, pour une certaine dépression à obtenir le nombre de tours nécessaire est moindre. La dépression peut dépasser 1 mètre de colonne d'eau •

Le coussinet est à rotule.

M. B. Fareoi expose également un ventilateur de 2 mètres de diamètre à haute pression; spécial pour hauts -fourneaux, il peut fondre 25 tonnes à Theure. C'est un outil très puissant et très robuste.

Pour montrer la construction et la disposition des aubes, la turhine a été retirée et on a enlevé un cône.

Ce ventilateur se trouve et fonctionne aux endroits suivants :

Aciéries d'Ougrée (Belgique). — Aciéries d'Angleur (Belgique). — G. Boël à la Louvière (Belgique). — Raggio et Ratto à Sestriponente (Italie) —Aciéries du Rhin à Ruhrort (Allemagne) .

Dans les trois premières installations, les ventilateurs avaient été demandes comme devant fournir une pression de 1,00 d*eau.

Ces appareils fondent chacun 15 à 20 tonnes de fonte à rheure à la pression de 50 à 60 cent d*eau et à la pression de 700 à 800 tours par minute.

La Société des Forges de la Providence possède depuis un an, dans son usine de Hautmont, un ventilateur du même système, oii il remplace quatre ventilateurs anciens. Cette expérience a décidé la Société à installer dans son usine de Marcliienne-au-Pont (Belgique) deux appareils semblables, de 1,60 m. de diamètre, débitant ensemble 25 m^ d*air par seconde pour brûler 60 tonnes de charbon en 12 heures dans 15 fours à réchauffer.

Nous remarquons aussi un ventilateur aspirant et soufflant à grand volume et à faible pression. Il a 1" 00 de diamètre à œillard moitié du diamètre de la turbine. Ce genre de ventilateur est emplo;^é à la ventilation des filatures, édifices, brasseries, aspiration de famées ; il peut débiter 10,000 mètres cubes d*air à Theure, et il e&tappliqué dans beaucoup d'installations industrielles.

Il y a plusieurs de ces ventilateurs construits sur les mêmes données et qui ne diffèrent que par leur grandeur ou par leur puissance. Ces ventilateurs absorbent un kilogrammetre par mètre cube à la seconde à un millimètre d'eau de pression et de dépression.

Puis nous voyons un ventilateur à bras portatif, aspirant et soufflant, débitant 12 mètres cubes d'air à la minute, avec une pression de 50 ■»/"» d'eau.

Et tout à côté un petit ventilateur de 0,500, soufflant à haute pression pour forges, fonderies, ferblantiers, soudeurs. . . etc., et un autre petit modèle de 0,300, celui-là aspirant et soufflant.

Et pour terminer, enfln deux aubes de ventilateurs, une de 6" 00 de diamètre et l'autre de 4'"00. Ces aubes sont exposées pour bien se rendre compte de leur construction.

M. B. Farcot expose aussi classe 52 et fait fonctionner an

ns È. FARCOT FILS

ventilatear de l'^SoO de diamètre à œillard an 1^, système brevet 1886.

Ce ventilateur, construit spécialement pour les hantes pressions, débite un volume de 1 mètre cube d'air par seconde à la pression de 1™ 00 de colonne d*eau où de 11 ■/■* de mercure.

Il marche à une vitesse relativement faible (1380 tours à la minute), sans aucun bruit, sans trépidation ni échauffement. Ce type fonctionne aux cristalleries de Baccarat, en remplacement du compresseur rotatif Root,

Dans ce ventilateur, construit suivant les principes théoriques, la pression est en raison directe du nombre de tours : il réalise 1 mètre d*eau, pression qui n'a jamais pu être atteinte avec les autres ventilateurs, quelle que soit la vitesse de rotation.

Historique et eonaistaiiee.

Cette maison, fondée en 1879 par M. E.-D. Fareot, est dirigée actuellement par M. E.-F. Farcot, son fils et collaborateur depuis 1885.

Ainsi que nous venons de le voir par Tétude de son exposition, cet établissement s*est créé une spécialité de tout ce qui concerne la ventilation sèche ou humide et le grand nombre d'applications faites en France et à l'Etranger prouve la supériorité reconnue du ventilateur Fareot sur les autres systèmes.

Nous ne pouvons reproduire ici la liste nombreuse des clients de cette maison; il nous suffira de dire que les Forges, Aciéries et Fonderies, Brasseries, Manutentions. Filatures, Distilleries, Mines, etc., etc., sont les principaux clients de M. E.-F. Farcot.

Réeentpenaes

Les récompenses obtenues par cette maison sont nombreuses. Nous citerons les médailles obtenues aux expositions de Paris en 186'7-1878-18'79 et 1881; à Bordeaux en 1882, et une médaille d'or à Texposition de Londres en 1884.

L'Exposition universelle de 1889 a valu aussi à M. K. Farcot une Médaille de broMseo

Qu'il nous soit permis de dire, à ce siget, que le jury s'est montré bien peu généreux, mais telle est sa règle pour les jeunes établissements.

Les services rendus par la maison Faveat à l'industrie et It supériorité incontestable de ses produits méritaient bien mieux que cela cependant.

Alodaillo d'A.i^s*eiit

a. HURLOT

(Ancienne maison Anguste Farral)

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