‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 184 sur 199 · GODILLOT · texte numérisé non relu

GODILLOT

4 décembre

Chaudière

isolée

par un

joint plein.

Eau vaporiflée ramenée à 5 k.

et à 0* par kil. de charbon brut

Eau vaporisée ramenée à 5 k.

et à 0» par kil. de charbon Dur, •

Eau vaporisée ramenée à 5 k.

et 0** par heure et par m* de surface de chauife ....

Ehu vaporisée, ramenée à 5 k.

et à O** par heure et par m* de plan de l'eau

Eau vaporisée ramenée à 5 k.

et à U^* par heure et par m^ de chambre de vapeur. . . .

L'ingénieux appareil de M. AlexU-Godiliot est appelé à rendre de très réels services en utilisant soit les déchets de fabrication, soit les combustibles qui jusqu'alors avaient été rejetés, étant jugés trop pauvres pour être brûlés dans les foyers employés habituellement; aussi le jury a-t-il décerné à M Al«xis-6odiiioft une médaille d*or et une wnéd»illed'»rirent à son collaborateur M. Charles Girard.

La Société d'Encouragement avait accordé en juin dernier à M. AlexlM-GodlUot une mMaille d'or.

Héritier d*un grand nom industriel, M. AlexIs-Godiiiot, en se retirant des grandes entreprises s*est épris du plus haut et du plus important problème moderne, Tutilisation rationnelle des combustibles, de cette réserve si parcimonieusement mesurée par la nature. Ménager notre richesse minérale, n'est-ce pas contribuer à la grandeur du pays et à son développement industriel ?

Hox*s oon.eoixr*s (Membre du Jury)

t HEDAIIil^ESD'OR, 4 HEDAILI^ni D'ARGENT ET t HEDAIIiliES DE DDOUTZE

SAUTTER, LEMOimiER et C- SAUTTER, HARLÉ A C^^ Saoces.

Ventilateurs électriques. — Phares et Fanaux.

Eclairage à rélectricité. — Moteurs à grande vitesse.

Appareils de levage.

Avenue de Suffren, 26, à Paris.

Les objets exposés par MM. Sautter, Lemonnier et C° se rapportent principalement aux. applications de rélectricité à TEclairage, au Matériel de guerre et de Marine, au Génie civil (Phares lenticulaires) et à certaines spécialités telle» que la production de Tair comprimé et les appareils de levage. Nous avons tenu à parler de cette exposition, remploi de rélectricité étant destiné à se dévolopper dans les mines et dans les usines métallurgiques pour transmission de la force et la commande des appareils de traction, de levage et de ventilation.

Ayp»reiUi de lev»ife.

F^Uusage des appareils de levage Mégy est devenu général depuis l'Exposition de 1878, ou ils avaient été brillamment récompensés. L'embrayage Mégy se pose avec facilité à la commande par le moyen de rélectricité. Le ft'ein sans retour de manivelles s'applique à tous les types d'appareils, et sert en même temps de limiteur de force, empêchant ainsi les efforts anormaux qui pourraient détériorer le moteur électrique. Nous remarquons parmi les objets exposés :

!• Un treuil électrique pour -pont roulant. — Ce treuil, de la force de 3,000 kilos, est du système Mégy, à régulateur de vitesse.

Le bâti du treuil sert de culasse à la dynamo motrice, dont

838 SAUTTER, LEMONNIER ET €'•

les électros sont en fonte. L'axe de la bobine se prolonge par une vis sans an, qui actionne directement la poulie de commande, et dont l'extrémité tourne dans un palier-crapaudine à lentilles mobiles.

Au moment de la mise en marche, le courant traverse un système de résistapces variables que Ton fait décroître progressivement par le mouvennent même du volant de manœuvre, jusqu'à ce que Ton ait atteint une vitesse convenable.

La vitesse maxima de montée de la charge est de 35 millimètres par seconde, le moteur tournant 1,200 tours.

2» Un treuil Mégy^ à régulateur de vitesse, de la force de 1,000 kilos.

La vitesse de descente, quelle que soit la charge, est limitée à 30 centimètres par seconde environ.

S» Un treuil mixte vertical^ de la force de 5,000 kilos.

Ce treuil est, comme le précédent, destiné à être fixé verticalement contre une paroi. Son mécanisme est du cjrpe mixte c'est-à-dire réunissant les deux genres d'appareils Mégy, « droite et gauche » ou à c régulateur de vitesse ». La boite renfermant la poulie à ressort est mobile autour d'un axe et entourée par un frein à bande. Cette boîte est fixe normalement et le frein maintenu serré par un contre -poids; l'appareil fonctionne alors comme un droite et gauche. Il faut tourner la manivelle pour monter ou descendre la charge. Au contraire, si l'en agit sur le levier du frein pour le desserrer, la boîte devient mobile et son mouvement dépend alors d'un régulateur de vitesse. La descente se fait à régulateur.

Les appareils Mégy peuvent marcher également par l'air comprimé. C'est ainsi que les mêmes constructeurs ont livré aux mines de Saint-Etienne un treuil d'extraction pour travaux intérieurs, fonctionnant à l'air comprimé ou à la vapeur. •

De nombreuses applications en ont été faites pour les plans inclinés de mines.

4*» Un treuil mixte pour pont roulant de 6,000 kilos. — Le mécanisme est identique à celui du treuil précédent, mais l'appareil est construit pour pont roulant avec mouvement de translation.

Il est spécialement destiné aux ateliers de montage, où l'on peut avoir, soit des manœuvres de descente rapide à faire, soit des manœuvres de précision pour l'assemblage des pièces de machines.

5» Gerbeuae extensible pour la manutention des fûts. — Cette gerbeuse est exposée classe 52, palais des Machines classe 15, Viticulture). Elle est très légère, montée sur un charriot porteur pouvant la rouler dans toutes les directions. La potence est mobile autour de son axe, et sa hauteur, variable à volonté, lui permet de fonctionner sous des plafonds bas ou dans des espaces plus élevés, pour gerberen quatrième ran^%par exemple. L'appareil peut circuler entre les piles de tonneaux, prendre ou déposer la charge, en orientant sa volée dans les deux sens.

Le treuil est du système Mégy, droite et gauche, sans retour

de manivelles; la charge s'arrête instantanément et sans choc si on l'abandonne. La vitesse de descente dépend uniquement du mouvement que Ton imprime à la manivelle.

En retirant une cheville qui âxe la flèche au montant central, on fait varier la hauteur de la potence par le simple mouvement du treuil.

On peut, avec cet appareil, ranger les t'^nneaux par piles, les descendre où les monter dans des puits, charger ou décharger les voitures.

Perceuse éleetriqne

Elle est exposée dans la classe 45 (Navigation). Cet appareil est composé d'un moteur électrique Gramme, bi-polaire, tournant 1,500 tours et transmettant son mouvement à la per- <;euse à l'aide d'un flexible.

La puissance du moteur est de 1/2 cheval.

Cet ensemble est léger, peu encombrant, très mobile et se prête parfaitement aux conditions difflciles du travail de perçage des tôles de navires dans les chantiers maritimes. MM. Saatter, Lemonnler et C'« ont fourni un certain nombre de ces perceuses, d'un type plus puissant, au Gouvernement Japonais pour l'Arsenal d Yokoska.

La perceuse électrique est appelée à rendre de bons services dans les ateliers de réparation de l'industrie privée, lorsque les dimensions des pièces à percer, nécessitent leur démontage pour les faire passer sous l'outil. Les grandes usines étant pour la plupart éclairées maintenant à l'électricité, les dispositions à prendre pour employer les perceuses sont des plus faciles.

Moteurs

La Maison a exposé une collection remarquable de types variés de moteurs spéciaux pour les commandes des dinamos. Les moteurs de diverses puissances et de différentes formes, ont tous pour caractère une vitesse uniforme quelque soit l'effort demandé. Cette condition primordiale pour la production de rélectricité, est obtenue a l'aide d'un système particulier de réglage. Nous ne décrirons que quelques types.

1** Moteur pilon de iOO chevaux commandant directem.ent un dynamo de 100,000 watts, — Il est exposé dans la classe 63 (Electricité). Ce moteur est du genre pilon, à deux cylindres, compound, d'une puissance de 120 cnevaux. La détente est variable, le moteur pouvant fonctionner à condensation ou à échappement à air libre. En marche normale, à la pression de 6 kilos, la consommation ne dépasse pas 9 kilos par cheval-heure effectif mesuré au ftein. La régularité de marche est complète. En coupant brusquement le courant de la dynamo, on aperçoit à peine une légère variation dans la vitesse. A l'aide d'un compensateur particulier, on peut modifier le réglage normal du régulateur. On peut ainsi marcher à volonté entre 150 et 300 tours.

840 SAUTTER, LEMONNIER ET C»

Dans le moteur, tel qu'il est employé à TExposition, où le travail demandé est assez variable, la détente est commandée à la main. Le régulateur agit directement sur Tobturatear par le moyen d'articulations spéciales sans frottement.

Si le travail à effectuer est constant, comme c'est le cas dans les conditions normales, le régulateur est disposé de manière à manœuvrer directement le tiroir de détente. Un mécanisme entièrement nouveau, équilibre exactement les poussées sur le tiroir de détente ; la résistance à vaincre pour Le régulateur est presque nulle. De plus, l'inégalité d'admission, provenant de l'inâuence de la bielle, se trouve rigoureasesement compensée par une propriété géométrique du système.

Le graissage est continu, du système Degremont à la graisse influide.

La dynamo est du type multipolaire à 8 pôles, entourant un anneau Gramme de 1 mètre de diamètre. Son enroulement Compound est réglé pour la vitesse normale de 350 tour par minute. Elle fournit un courant de 100) ampères et 105 volts, entièrement consacré le soir à l'éclairage générai de l'Exposition. Ce type d'ensemble puissant constitue une unité pratique pour les distributions de force motrice par l'électricité. La constance absolue de la tension du courant permet d'y atteler des moteurs récepteurs, dont la vitesse ne variera pas quelle que soit la charge qu'ils auront à supporter.

2" Moteur pilon à 2 cx/lindres Compound. — Il est exposé dans la classe 62. (Palais des Machines). — »• Moteur de 30 chevaux actionnant directement une dynamo Duplex. — Type « Indomptable. »

Ce moteur est du même type que le précédent, d'une puissance de 30 chevaux à 5 kilos oe pression. Il marche également à condensation ou avec échappement à air libre. La distribution est faite dans le ^rand cylindre (diamètre 310), par un seul tiroir, et dans le petit cylindre (diamètre 206) par un tiroir double à détente variable. Le piston a 170 millimètres de course. En marche normale, à 350 tours et 5 kilos de pression, la consommation n'atteint pas 10 kilos par cheval-heure effectif mesuré au frein. En augmentant l'introduction, on obtient 45 chevaux de puissance. Le régulateur de vitesse est très sensible et disposé de manière à ce que, pendant la marche, on puisse faire varier l'allure normale du moteur. — Tous les coussinets sont à rattrapage de jeu.

b. — Moteur de 45 chevaux actionnant par courroie une dynamo triplex. (Eclairage de la Tour Eiffel.)

Le moteur placé dans la pile sud de la Tour Eiffel fournit 45 chevaux à la pression normale de 5 kilos, à 350 tours. Le grand cylindre a 380 millimètres de diamètre ; le petit cylindre 260; la course 200 millimètres.

En augmentant l'introduction, on peut obtenir 10 chevaux; c'est la marche actuelle du moteur pour la puissance nécessaire à réclairago de la Tour.

L'installation électrique de la Tour Eiffel comprend un phare électrique et deux projecteurs Mangin, consommant chacun 100 ampères. L'éclairage des restaurants, des escaliera*

des promenoirs est réalisé par 300 lampes à incandescenca de 20 et de 10 bougies.

La dynamo du tjpe triplex (voir lig. Dynamo) fournit 600 ampères et 75 volts à 800 tours.

Dynamo multipolaire.

La caractéristique de cet éclairage est la coexistence sur la même dynamo d'un éclairage à arc et d*un éclairage à incandescence de valeur presque égale.

On peut s*assurer de la parfaite régularité de son mouvement en observant les lampes à incandescence aux diverses plates -formes, au moment de Tallumage ou de Textinction du phare ou des projecteurs 11 n'est pas possible d'apercevoir la moindre oscillation, bien que le courant qui les alimente provienne de la même dynamo.

5" Moteur à axe central componnd, à 2 cylindres, actionnant directement une dynamo triplex, type c Troude ». — Il est exposé dans la classe 65. (Navigation). — Dans ce nouveau type de moteur pilon, MM. $$aatter, Leoionnler et C'% ont cnerché à réduire, autant que possible, la hauteur totale de façon à ne pas dépasser celle de la dynamo. A Tinversé du type c Indomptable », les cylindres sont placés à la partie inférieure et servent de bâti à tout le système^ L'arbre de couche est dans l'axe même de l'ensemble, au centre de la machine. La dynamo est sur l'arbre du moteur qui se prolonge en porte-à-fanx. On peut ainsi mettre en place l'inauit et le

SAUTTER, LEMONNIER ET C*'

collecteur, indépendamment du moteur et des inducteurs, portés par un bâti en fer fixé aux cylindres.

Les dimensions totales de Tensemble, l"" 40 de hauteur, 2" 00 de longueur, 1» 05 de largeur, rendent Tinstallation facile dans les locaux les plus réduits, tels que ceux dont Ton dispose sur les navires de guerre.

Le poids total du moteur et de la dynamo est de 2,600 kilos. Avec 6 kilos de pression et condensation, en marche normale, la puissance du moteur est de 30 chevaux, à la vitesse de 350 tours. La détente est variable, et Ton peut marcher avec échappement à air libi'e, toujours dans les conditions les plus économiques.

4* Moteur horizontal Woolf tandem à S cylindres ^action' nant directement une dynamo Gramme oi-polaire, type « Davout. » — Il est exposé dans la classe 62. (Electricité). De création récente, il a été étudié pour répondre à des exi-

Ensemble dynamo et moteur pour U marine.

gences particulières d'encombrement, imposées par la disposition intérieure des nouveaux types de croiseurs de la Manne française.

Les deux cylindres du moteur sont couchés horizontalement et en prolongement Tun de Tautre, en sorte que la hauteur ne dépasse pas celle de la dynamo« elle-môme de forme ramassée.

Les dimensions générales sont les suivantes :

Hauteur 900 millimètres, largeur 1" 625, longueur 2" 432. Le moteur est compound, d*une puissance de 30 chevaux effectifs mesurés au frein, à la pression de 7 kilos et à condensation. La détente est variable ; on peut également marcher avec échappement à air libre La vitesse normale est de 350 tours et le régulateur, construit de manière à réprimer les écarts de vitesse de plus de 2,5 0/0 entre la marche en pleine charge et la marche à vide.

5* Un moteur pilon à i cylindre à détente variable. — Ce nouveau type de moteur a été créé surtout en vue d'applications industrielles. Le bâti est en fonte, d'une forme dégagée permettant Taccès facile des organes. La distribution se fait par un tiroir circulaire à piston ; la commande du tiroir de détente, également circulaire, a lieu par le côté ; c'est là une une disposition nouvelle que nous signalons. La détente variariable est obtenue par le décalage à la main de l'excentrique.

La consommation est inférieure à 10 kilos, par cheval-heure effectif mesuré au frein, à condensation. Le diamètre du cylindre est de 250 millimètres et la course du piston de 300 millimètres. A 5 kilos de pression, la puissance développée est de 35 chevaux, mais le moteur peut développer jusqu'à 60 chevaux en tournant 350 tours. Le graissage est continu à la graisse influide.

6'» Moteur hydraulique Mégy à 2 cylindres, — Ce moteur à deux cylindres tourne à une vitesse normale de 160 tours; dans ces conditions, sa puissance varie de 3/4 à 5 chevaux, pour une chute de 15 à 100 mètres. Il consomme 18 mètres cubes d'eau à Theure. Ce moteur est réversible et peut agir comme pompe; il débite, dans ces conditions, 15 mètres cubes d*eau à l'heure.

Compresseurs

Compresseurs de mines. — Dans la classe 48, Exploitation des Mines (Palais des Machines)» se trouve un compresseur type B, exposé par la Compagnie des Mines de Lens, du type adopté dans ses exploitations.

Ce compresseur est commandé par courroie. Le cylindre a 240 "/"» de diamètre. La course du piston est de 320 «>/". Le volume d'air aspiré est de 130 mètres cubes. En marche normale à 75 tours à la minute, la puissance nécessaire est de 15 chevaux pour un volume d'air, comprimé à 5 atmosphères de 21,7 mètres cubes par heure. Si Ton comprime seulement à 2 atmosphères, la production sera de 43 3 mètres cubes pour une puissance de 9,4 chevaux. La Compagnie des Mines de

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Lens possède ane installation complète de distribution par Fair comprimé d*mne paissance de 140 chevaax.

Compresseur (tair pour l'alimentation de signaux sonores. — Il est exposé dans le Pavillon de Tadministration des phares duTrocadéro. — (Classe 63. -« Génie Civil).

11 fait partie d'un ensemble d'appareils et de signaux sonores, destinés au phare électrique de Barâeur, qui a été commandé par Tadministration des Phares de France.

Ce compresseur est à deux cylindres à air, de diamètres différents, placés en prolongement Tun de l'autre et comman> dés par courroie. Le grand cylindre a 300 »/"• de diamètre, le plus petit 125"/"»; la course commune des pistons est de 400 *"/". On peut faire fonctionner l'appareil de deux manières différentes: ou bien, faire marcher le grand cylindre à double effet, on comprime alors à 6 kilos effectifs, ou bien faire communiquer les deux cylindres, le ^rand marche alors à simple effet et le petit amène l'air de 6 a 15 kilos effectifs. Le travail dépensé dans les deux cas est le même à la même vitesse, ce qui assure Téquilibre dynamique de l'appareil.

L'eau consommée pour le refroidissement de Tair est de 90 litres à l'heure.

Le type des compresseurs à deux cylindres se prête facilement a l'obtention des pressions élevées.

C'est ainsi que MM. S«nU«r, LemoBsler et C^* ont établi

four la raffinerie Say un compresseur à double effet, amenant air à 8 kilog. de pression et absorbant une centaine de chevaux.

Observations générales sur les compresseurs. — Les compresseurs construits par MM. Sautter, Lemonnier et C" utilisent les procédés bien connus du professeur CoHadon, de Genève, pour le refroidissement.

L'air aspiré entraîne de l'eau pulvérisée dans le cylindre, cette eau étant fournie à la soupape d'aspiration. L'effet de cette eau ne consiste pas seulement à refroidir l'air comprimé, mais aussi à réduire à sa limite extrême l'espace nuisible. Lorsque le régime normal est établi* cet espace se trouve, en effet, rempli d'une couche mince de liquide dont le volume reste constant.

Ces compresseurs sont établis de manière à limiter réchauffement qui représente une quantité d'énergie fournie en pure perte, puisque l'air en se refroidissant dans les conduites perd une fk*action correspondante de sa pression.

Supposons que l'on amène l'air à 5 kilogr. de pression effective, un calcul facile montre que la compression suivant le mode isotherme, c'est-à-dire à température constante — si elle était exactement réalisable — ne consommerait que 68 0/0 du travail nécessaire pour comprimer suivant le mode adiobatique, c'est-à-dire sans donner au refroidissement le temps de se produire.

Le rendement dynamique d'un compresseur sera donc d'autant plus élevé que Ton se rapprochera du premier mode. En pratique, on est limité par la nécessité de marcher vite pour diminuer le volume des appareils.

Le rendement en volume* que l'on cite généralement dans

la de8orii>tion des appareils, ne correspond donc pas an rendement yrai c'est-à-dire au rapport de Ténergie contenue dans Tair comprimé à Ténergie absorbée par le compresseur. Il faut tenir compte de la température plus ou moins élevée à laquelle a été amené Tair et qui dépend uniquement du cycle parcouru. Ainsi, tandis (^ue le rendement volumétrlque qui ne dépend que de Tentretien des organes de distribution et de Tespace nuisible, peut être de 90 0/0, le rendement dynamique peut ne pas dépasser 65 à 70 0/0.

Ces considérations ne doivent pas être perdues de vue dans rexploitation des mines, où remploi de Tair comprimé tend à se développer toujours davantage.

AppaiwiUi éleetriqae*.— Djnaiiio*.

f" Une dynamo de iOO chevaux actionnée par un moteur pilon compound, — (Palais des Machines).

Cette dynamo est du type multipolaire, à huit pôles, entourant un anneau Gramme de 1 mètre de diamètre. Son enroulement compound est réglé pour la vitesse normale de 350 tours par minute.

Elle fournit un courant de 1000 ampères et 105 volts, entièrement consacré le soir à Téclairage général de TExposition.

Le moteur (breveté s. g. d. g.), du type pilon compound à deux cylindres, est de la force de 120 chevaux nominaux, à la pression normale de 6 kilos. Il est remarquable par sa faible consommation (9 kilos), et sa régularité de marche. La vitesse se conserve rigoureusement égale, en pleine charge comme en marche à vide.

Pendant la journée, le courant électrique est employé à charger des accumulateurs et à fournir Tënergie nécessaire à plusieurs moteurs électriques, dont Tun actionne un ventilateur.

f* Un turbo-moteur système Paraons, type de iOO ampères. Cet appareil est forme d*une turbine à vapeur, dont Taxe prolongé supporte le tambour d'une dynamo Grâce à Ténorrae vitesse à laquelle tourne cet ensemble, (i) à 10,000 tours par minute), il produit, à la pression de 5 kilos, un courant de 100 ampères et 70 à 80 volts, bien que son poids total ne soit que de 550 kilos. L'encombrement est très réduit, aussi bien en hauteur qu'en largeur, et la facilité de conduite complète, le graissage étant automatique.

Ces qualités sont particulièrement favorables à l'application du turbo-moteur aux usages de la Marine et de la Guerre, dont MM. Santtcr, Leiii«BBier. et G** ont la construction exclusive.

J° Un moteur pilon compound^ actionnant par une cour roie une dynamo triplex, — (Eclairage de la Tour Eiffel). L'installation électrique de la Tour Eiffel comprend un phare électrique et deux projecteurs Mangin, consommant chacun 100 ampères. L'éclairage des restaurants, des escaliers, des promenoirs est réalisé par 300 lampes à incandescence de 20 et 10 bougies.

846 SAUTTEK, LEMONNIER ET O*

Le ôourant est produit par une dynamo triplex (6 pôles), placée dans la pile sud et actionnée par courroie, à Taide d'an moteur du type pylon compound, de 45 chevaux nominaux, à la marche de 300 tours.

La dynamo fournit 600 ampères et 75 volts à 800 tours. Le moteur développe, dans les conditions actuelles, une puissance de 70 chevaux à la vitesse de 350 tours.

Pour se rendre compte de Texcellente régulation du moteur et de la dynamo, il suffit de regarder les lampes à incandescence au moment de l'extinction du phare ou clés projecteurs ; c'est à peine s'il est possible d'apercevoir une laible oscillation.

4* Deux dynamos Gramme, type hi-polaire exposées dans le Palais des Machines :

a. — Une dynamo B, fournissant un courant de 100 ampères et 100 volts à 800 tours.

h. — Une dynamo H, fournissant un courant de 300 ampères et 10 volts à 600 tours.

Deux autres machines de ce type fonctionnent dans l'Exposition pour l'éclairage général.

Le rendement de ces machines, soigneusement étudié, est élevé. En proportionnant d'une manière convenable les différents éléments, elles ont pu atteindre jusqu'à 96 0/0.

5" Un moteur électrique actionnant directement un ventilateur de mines, système Bourdon. — (Il est exposé dans la Classe 48. -— Matériel des Mines et de la Métallurgie).

6^ Un ensemble dynamo moteur (breveté) typeB. pour petites installations.— Ce nouvel ensemble a été réalisé pour les installations de peu d'importance. Le bâti est en fonte, commun à la dynamo et au moteur, qui sont ainsi étroitement unis l'un à l'autre. Le moteur à un cylindre fournit, à la vitesse de 550 tours et à la pression effective de 5 kilos, un courant de 24 ampères et 55 volts. Le poids total est de 450 kilos et l'encombrement très réduit (hauteur totale 1 mètre, longueur totale 1 mètre.)

7* Un moteur électrique Gramme actionnant une perceuse. — (Exposé dans la Classe 65. — Navigation. — Le moteur, du type bi-polaire, tourne à 1,500 tours et transmet son mouvement à l outil à l'aide d'un flexible d'une dizaine de mètres, procurant ainsi plus de facilité pour la manœuvre de la perceuse. La puissance du moteur est de 1/2 cheval. Des appareils analogues, livrés au gouvernement Japonais, avaient une puissance de 50 kilogrammètres et tournaient à 1000 tours environ,

8^ Un moteur électrique, type du service des Postes et Télégraphes. — On peut voir, dans l'exposition centrale, un moteur identique à ceux que MM. Saatter et Lemonnler fournissent au service des Postes et Télégraphes pour actionner les appareils télégraphiques. Quatorze de ces appareils, commanaes à l'occasion de l'Exposition, ont été livrés en trois semaines. Leur poids est de quelques kilogrammes. C'est à l'aide d'un semblable moteur que le mouvement est communiqué à la partie tournante du phare de la Tour Eiffel.

IiaMtpea électriques

go «. Des nombreux appareils électriques proprement dits, nous ne dirons qu'un mot des lampes ou régulateurs à arc, très répandus maintenant dans les usines métallurgiques et les forges.

a. — Lampes électriques de Gramme.

Une partie de Teclairage des fermes dont MM. Saaiter, Lemonnler et €'*" sont chargés au Palais des Machines se fait à Taide des régulateurs du système bien connu de Gramme. On sait les avantages de solidité et de durée que présente la lampe Gramme, qui est principalement appliquée à l'éclairage industriel.

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