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Lampes mixtes à électro-moteur (brevetées

Cette lampe, d'un système nouveau, se manœuvre automatiquement ou à la main. Très employée dans les projecteurs oii elle rend de bons services, elle est appliquée également à réclairage industriel. La conduite en est facile : il suffit de dé-' placer un bouton pour passer du réglage automatique à la manœuvre à la main. Elle est robuste et de construction simple. MM. Sautter, Lemonnier et C* ont exposé des spécimens de ces lampes de 8 à 150 ampères (lampe du projecteur monstre). C'est avec une lampe mixte qu'ils éclairent les phares électriques de la Tour Eiffel (100 ampères), et du Palais des Machines (40 ampères). Ils ont également choisi la lampe mixte pour les quinze appareils d'optique fonctionnant sous les fontaines lumineuses du Champ de Mars; elles sont établies par un courant de 60 ampères.

c. — Lampe mécanique (brevetée).

Ce système qui a été créé tout récemment, est destiné aux appartements, galeries, magasins et, en général, aux installations pour lesquelles la lampe Gramme est d'un encombrement incommode. Ses dimensions sont, en effet, plus petites et se prêtent mieux à l'éclairage des petits locaux. Elle se construit couramment pour des courants de 3 à 25 ampères. Douze lampes de cette dernière intensité servent à l'éclairage du Palais des Machines.

iO^ Appareillage pour la lumière électrique. — a. — Un tableau de distribution monté sur ardoise.

b, — Commutateurs, interrupteurs, coupe-circuits en verre pour différentes intensités.

MM. Sautter, Lemonnier et C*« ont apporté de nombreux perfectionnements dans Tappareillage électrique.

Leurs tableaux de distribution, montés sur ardoise, présentent les meilleures conditions d'isolation. On sait combien il est difficile d'éviter les dérivations dans cette partie du circuit. Les nouveaux commutateurs, coupe-circuits et interrupteurs, sont construits en verre et ainsi parfaitement isolés sans que cette disposition nuise à leur solidité.

H' Crayons électriques pour l'éclairage à arc. — Dans la dernière période décennale, l'atelier de fabrication de crayons électriques a livré 500,000 mètres de rayons, représentatit une valeur de 900,000 fie. environ. Ces crayons, dont

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les diamètres vont de 10 à 45 millimètres (ce dernier diamètre est employé pour la lampe du projecteur monstre), sont nus ou recouverts d'une couche de cuivre électrolytique. Le positif a une âme en matière plus tendre, le négatif est homogène.

L'Amirauté anglaise, qui a eu à choisir parmi tant de concurrents, a donné la préférence à MM. Savtter, Lemonalcr et C* pour les crayons destinés au service de la flotte.

i2" Application de l'électricité à la Guerre et à la Marine, — Pour ces applications, dont MM. Sautter, Lemonnier et C*« s'occupent depuis plus de trente années, et qui constituent une partie importante de leurs travaux, on pourra se reporter aux notices sur les objets qui ont été exposés dans la classe 65 (Navigation) et 66 (Art Militaire).

Nous appelons ici tout spécialement l'attention sur le schéma de l'éclairage électrique du canal de Suez, qui a été établi pour le plan en relief, exposé dans le Pavillon de la Compagnie du Canal, et qui représente les installations dont MM. Sautter, Lemonnier et C* avaient été chargés pour le passage de nuit de cette grande voie maritime.

Plimres et Appareils d'éelmirase éleetrique.

f« Appareil de 2* ordre, à feu fixe blanc, alternant avec un feu à éclats rapides (Huile minérale). (Exposé dans la classe 62, palais des Machines). — L'appareil exposé dans le palais des Machines a été commandé par le gouvernement Hellénique, et doit être installé sur les côtes du Péloponèse dans le courant de l'année prochaine.

Bien que la construction des phares à Thuile diffère sensiblement de celle des phares électriques, il a été placé néanmoins, au foyer de l'appareil, une lampe électrique qui permet de se rendre compte de l'apparence caractéristique du feu.

L'optique se compose d'un feu fixe, alternant de 30 en 80 secondes, avec un feu à éclats rapides.

Tout l'ensemble de l'appareil tait une révolution complète en 120 secondes; chaque éclat a une durée de six secondes. Les éclipses sont totales, la disposition de chaque panneau étant la même du haut en bas de l'appareil. Le diamètre intérieur du tambour est de P",40.

La ventilation de la lanterne du phare, recouverte d'une double coupole en cuivre rouge, est mieux assurée à Taide d'une série de ventouses placées au-dessus de la galerie de service, immédiatement au-dessous du vitrage. Elles établissent un courant d'air léchant les parois de la lanterne et prévenant ainsi le dépôt de la buée sur les glaces. L'air s'échappe par un orifice annulaire ménagé entre la sablière et la surface intérieure de la coupole double. L'orifice du tube du fumivore, prolongé jusque dans la boule, est protégé par des écrans, convenablement disposés, pour détruire l'influence des coups cie vent.

?• Appareil de 9* ordre, à feu fixe blanc, varié par des

éclats (Huile minérale). (Exposé dans la classe 65. Matériel de la NaTîgation).— Cet appareil, est destiné à TileMona (Antilles espagnoles), se compose d'une partie fixe éclairant tout Thorizon. et d'un tambour mobile donnant un feu fixe, varié par des éclats de 3 minutes en 3 minutes; leur intensité est environ 10 fois celle du feu fixe. Le tambour fait une révolution complète en 4 minutes, en sorte que la durée de chaque éclat est ue 20 secondes. Il a été placée au foyer de Toptique. une lampe à 5 mèches, du type nouveau, à niveau constant, adopté par TAdministration française. On a réussi, par des perfectionnements de détail, à réduire au minimum le nombre des joints qui sont du système Regnault, munis de colliers coniques û vis. On est arrivé ainsi à supprimer les suintements, si difficiles à éviter, surtout avec Thuile minérale. Toutes les vidanges se font par la manœuvre d'un seul robinet.

La machine de rotation du phare est logée dans le socle qui supporte Toptique. Elle est pourvue d'un régulateur de vitesse Foucault. Un perfectionnement récent permet le remontage du poids sans ralentir le mouvement. A Taide d'u ne disposition spéciale, la réaction sur les paliers, de l'effort exercé par le gardien pour le remontage, est utilisée pour faire tourner l'optique, sans changement de vitesse.

Phares électriques (Appareil de 0",60 de diamètre placé au sommet de la tour Eiffel). — Le phare électrique placé sur la tour Eiffel a été commandé à MM, Sautter, Lemonnier et C'% dans le but de signaler au loin le sommet de cette gigantesque construction. Il n'est pas destiné à être vu de l'enceinte même de l'Blxposition universelle.

Les conditions qui ont été posées étaient de rendre visible le faite de la tour à partir cie 1,500 mètres de distance de l'axe du monument, jusqu'à l'horizon, sans solution de continuité, avec une intensité sensiblement égale aux distances variables où l'observateur se trouve placé.

Ces exigences, que la position exceptionnelle du phare à 300 mètres de hauteur rendaient assez difficiles à satisfaire, ont obligé MM. Santter, Lemossler et C* à modifier le type de phare électrique de O^.ôo de diamètre employé par l'administration des Phares de France.

L'appareil est formé d'un tambour de feu fixe, composé de six anneaux dioptriques. La lampe électrioue est disposée de façon à ce que les rayons émis par ce tambour soient dirigés à l'horizon géographique du point sommet de la tour Eiffel, c'est-à-dire à une distance de 67 kilomètres.

Le tambour est prolongé à sa partie inférieure par une série de cinq anneaux catadioptriques, calculés de manière à répartir également la lumière dans un angle de 11 degrés environ au-dessous du plan horizontal. Les angles de divergence de ces anneaux vont en croissant à partir de l'horizon. 11 en résulte que la lumière réfractée est d'autant plus intense

2ue les points à éclairer sont plus éloignés, ce qui permet 'obtenir sensiblement l'uniformité du champ lumineux. Le tambour dioptrique donne une intensité égale à 12 fois environ celle de la lamçe placée à son foyer, et les anneaux divergents une intensité qui varie de 2 à 15 fois celle de la lumière focale. Un deuxième tambour mobile enveloppe l'op-

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tique de feu fixe. Il comprend 4 groupes de 3 éclats chacun; ces éclats sont fournis par des lentilles verticales et colorées aux couleurs nationales à Taide de verres rouges et bleus, ^intensité dans Téclat blanc est de 8 fois celle du leu fixe.

La révolution complète du tambour mobile se fait en une minute environ, soit pour chaque éclat une durée de 3 secondes.

La lampe électrique placée au foyer de Toptique est du nouveau tjpe mixte, pouvant fonctionner à la main ou automatiquement; les charbons sont verticaux. Elle est alimentée par un courant continu de 100 ampères et 70 volts, donnant une lumière que l'on peut évaluer à 5,500 becs Cârcel. Le charbon positif est placé en haut; l'intensité maxima ainsi reportée au-dessous du plan focal, on a jugé inutile de prolonger beaucoup l'optique au-dessus de ce plan , la presque totalité des rajons émis étant recueillis par le tambour et les anneaux inférieurs.

L'optique éclairant tout l'horizon, sans solution de continuité, le service de la lampe se fait par la partie inférieure ; trois tiges filetées manœuvrées par une couronne permettent d'abaisser la lampe jusque dans la chambre de service. Pendant le fonctionnemert, un petit prisme à réflexion totale, placé dans le plan focal, renvoie à la partie inférieure, sur un écran, l'image des charbons; le gardien peut ainsi exercer une surveillance complète.

Les chiflfres précédents montrent que l'intensité du feu fixe émis par le tambour est de 70,000 carcels; elle s'élève à 500,000 carcels dans les éclats, qui sont ainsi visibles, par un temps mojen, à une distance de 8*7 kilomètres. Dans Paris, la lumière transmise par les anneaux inférieurs est plus faible; elle varie dans les éclats de 20,000 à 90,000 carcels, suivant que l'on s'écarte de 1,500 à 5,000 mètres de l'axe de la tour.

Le mouvement de rotation du tambour est imprimé par un moteur électrique agissant au moyen d'un pignon sur une couronne dentée qui fait corps avec le tambour. Une dérivation prise sur la conduite générale d'électricité alimente le moteur dont la puissance n'a pas besoin d'être considérable, toute la partie tournante reposant sur une pointe en acier trempé. Des résistances que l'on introduit dans le circuit d'excitation permettent de faire varier la vitesse de rotation de l'ensemble. Des galets-guides placés latéralement sont destinés à prévenir l'effet des oscillations de la tour sur le mouvement de rotation. C'est la première fois que Ton emploie un moteur électrique pour faire tourner un appareil de phare. Nous ne serions pas étonnés que cette solution si rationnelle ne fût appelée à se généraliser dans les phares électriques (1).

Appareil de feu de port avec sa cabane, — L'appareil ex-

(1) L'ÂdmiDistration de Phares de France expose dans le Pavillon des Travaux Publics, un Appareil électrique pour Phares de 0'",50 de diamètre, sorti des ateliers de MM.* Saatter, Lemonnler et C^". L'apparence est celle d'un feu fixe varié par des éclats.

posé, du type adopté par Tadministration des Phares de France, est destiné, soit à éclairer l'entrée d'un port, soit les rives d'un fleuve ou à servir pour un éclairage provisoire.

Il se compose d'une optique de 30 c/m de diamètre intérieur, éclairant un angle de 240«. L'intensité lumineuse émise est égale à six fois environ à celle de la lumière focale. L'éclairage est fourni par une lampe à huile minérale à une mèche.

On hisse le fanal à l'aide d'un treuil du système Mégv, qui est appliqué pour la première fois à la manœuvre d'un feu de port. Sans insister ici sur les avantages de cet appareil de levage, il suffira de rappeler que la descente s'effectue par un simple mouvement de la manivelle, en sens contraire du mouvement de la montée, sans l'aide de ft'ein ou de cliquet. Si on lâche la manivelle, le mouvement s'arrête ; tout accident au fanal devient donc impossible, quelque inexpérimentée que soit la personne chargée de la manœuvre.

MM. Sautter, Lemonnier et C*« ont fourni un grand nombre deces feux de port aux Administrations françaises et étrangères.

III. — Tour en fer et en tôle. — Le modèle exposé est celui d'une tour de 35 mètres de hauteur, formée d'un cvlindre en tôle, renfermant l'escalier en viroles de 2"50 de hauteur et 1"»80 de diamètre. Huit nervures ou contreforts, dont le profil extérieur est celui de la tour pleine, maintiennent ce cylindre. De 5 en 5 mètres, les contreforts sont réunis par une couronne horizontale rigide, formant galerie extérieure, d'oii Ton peut visiter et entretenir facilement toutes les parties de la construction. La tour se termine par une chambre de service en tôle et la lanterne de l'appareil .d'éclairage. A la base se trouve une construction pouvant servir de magasin. Le poids total de la tour est de 80,000 kilogrammes.

Ce système de tour métallique est économique et, en même temps, offre une grande sécurité ; l'avantage des différentes pièces lui permet de résister comme une poutre armée aux plus grands vents. De plus, l'entretien en est facile et la pose rapide. L'expérience que MM. SaaUer, Lemonnier et C^« ont faite de ce système en généralisera certainement l'emploi.

IV. — Fanaux. (Exposés dans la classe 65. —Navigation). — A la construction des appareils d'optique sont rattachés les fanaux exposés dans la classe du matériel de la navigation. Ces fanaux sont établis pour l'éclairage électrique et constitués par deux optiques en verre taillé, superposées l'une à l'autre, au foyer de chacune desquelles est placée une lampe à incandescence. Toutes les dispositions sont prises, d'ailleurs, pour permettre de remplacer éventuellement la lumière électrique par réclairage à l'huile.

V. — Appareils et signaux sonores. (Exposés dans le pavillon de l'administration des phares. Ministère des travaux publics. — Trocadéro). — La nécessité de signaler les côtes aux navigateurs, par les temps de brume, alors que les phares électriques eux-mêmes deviennent impuissants, oblige à l'em-

Floi des signaux sonores. En Angleterre et aux Etats-Unis, usage d'appareils de grande puissance, tels que les sirènes et les trompettes, a pris depuis longtemps, un sérieux développement que justifie l'importance des services rendus.

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En France, sur les côtes de TOcéan, où le brouillard règno pendant un mois sur douze environ, quelques sirènes à vapeur ont été établies dan? le voisina^^e des nouveaux phares électriques sur le rapport de M. Tinspecteur général Âllard.

Depuis peu d*années, MM. Sautter, Lemonnier et C** ont installé en Hollande plusieurs sirènes et trompettes â vapeur ; en particulier â Flessingue, et au Hoc van Holland près de La Haye. —Le besoin de ces appareils s'est même fait sentir jusqu'en Italie. C'est ainsi qu'ils ont établi, en 1885, une sirène à vapeur de premier ordre pour le phare de Puntra Maistra (Adriatique). — Tout récemment, ils ont été appelés à étudier pour l'administration des Phares de France et à fournir pour plusieurs de nos phares, Gris-Nez, Barâeur, Belle-Ile, et pour un feu flottant, les signaux à air comprimé.

Le matériel assez important que cet établissement a construit pour le phare de Gris-Nez, est employé actuellement à une série d'expériences que l'Administration française a entreprises pour l'étude des signaux acoustiques. La construction de ces appareils avait été l'objet d'un concours, en 1887, entre les différents constructeurs, à des conditions fixées par l'Administration elle-même. C'est l'emploi de l'air comprimé qui a paru le plus avantageux.

MM. Sautter, Lemonnier et C*« ont construit et expérimenté avec succès des sirènes à trois notes donnant un son grave, un son aigu et un son complexe formé par la réunion des deux autres. Une particularité à signaler est que, pour augmenter la portée du son double, il faut que ce soit une dissonance ; l'intervalle choisi est la septième.

L'ensemble du matériel exposé par TAdministration des Phares de France, dans son pavillon du Trocadéro, a été commandé pour le phare de Barfleur à MM. Sautter, Lemoanier •t €«•.

!• Sirène à deux notes à air comprimé^ système Holmes^ Sautter-Lemonnier, — Cet appareil, fondé sur le principe de celui de Cagniard de Latour, a subi de nombreuses modifications depuis son origine. Il est formé essentiellement par un cylindre en bronze, tournant avec très peu de jeu à l'intérieur d'un second cylindre fixe. Ces cylindres sont percés de deux séries de fentes, en nombre inégal, suivant leurs génératrices. Les vibrations produites par l'ouverture et la fermeture de ces orifices, qui livrent passage au courant d'air, donnent naissance à un son musical très intense. Chaque série de fentes correspond ainsi à une note et est alimentée séparément. L'intervalle choisi est celui de la quinte. Le mouvement de rotation est dû à l'air lui-même, grâce à l'inclinaison des fentes ; c'est une disposition analogue à celle des turbines.

Les perfectionnements réalisés sur les premiers types construits par MM. Sautter, Lemonnier et C", sont les suivants:

1* Le mode de suspension du cylindre tournant est plus exact, l'axe étant supporté par deux pointes en acier trempé.

2** Il est possible de faire varier la consommation et. par suite, l'intensité du son, à Taide d'un troisième cylindre obturateur enveloppant les deux autres et que l'on peut déplacer

latéralement. Il est percé de larges fentes, qai, dans ce mouvement, offrent ainsi une section variable au passage de Tair.

8* Le régulateur de vitesse, à force centrifuge, fait varier la hauteur du son émis même pendant le fonctionnement au moyen d'un ressort antagoniste à tension variable.

4« Les soupapes d'arrivée d'air sont commandées par l'armature d'un électro-aimant, et elles sont équilibrées de façon à ce que l'effort à exercer soit peu considérable. L'ouverture et la fermeture se font instantanément. L'ensemble de la sirène, mobile entre les deux bras dune fourche, tournant elle-même dans un support fixe, peut être orienté horizontalement ou verticalement et braqué ainsi dans la direction reconnue la plus favorable.

2® Dynamo et distributeur. — Le courant électrique, nécessaire aux électro-aimants de la sirène, est produit à l'aide d'une petite dynamo électrique Gramme. Avant de se rendre à la sirène, il passe dans un distributeur^ appareil destiné à régler la duroe des sons et leur intervalle. On peut ainsi faire varier les sonneries et leur donner tel caractère qui paraît le plus convenable.

3» Compresseurs, — Le compresseur employé est à deux cylindres. Le premier comprime l'air à la pression de 5 kilos, le second ramené de 5 à 15 kilos.

Le cylindre à basse pression alimente en marche normale, la sirène. Le cylindre a haute pression est destiné à charger les accumulateur^.

Ce compresseur est à grande vitesse. 11 y est fait usage des procédés de refroidissement dus à M. Coiladon, trop connus pour qu'il soit utile de les rappeler ici.

4" Accumulateurs. — L'air comprimé à la pression normal® de 5 kilos est conduit dans un réservoir de distribution qui sert en môme temps de régulateur, d'oii il se rend à la sirène.

Un second réservoir emmagasine l'air à la pression de 15 kilos. Il pourvoit au fonctionnement immédiat des appareils sans que l'on ait à attendre la mise en marche du compresseur. Des détendeurs ramènent l'air do 15 kilos à 5 kilos pour la consommation de la sirène. On peut également faire passer l'air du réservoir à haute pression dans le réservoir à 5 kilos. Pendant l'allumage, le mouvement est communiqué à la dynamo et au distributeur par un petit moteur oscillant à air comprimé, système Mégy, faisant 300 tours par minute et alimente par l'accumulateur. Une fois le moteur mis en marche, c'est une transmission intermédiaire avec débrayage qui fait tourner ces deux appareils.

Signalons enfin l'emploi, dans la transmission générale, de deux embrayages du système Mégy, pour la commande indépendante de la machine magnéto -électrique du phare et du compresseur.

Le moteur est un moteur à air chaud du système Dénier, d'une puissaice de 12 chevaux.

Le matériel exposé par l'Administration des Phares repré-

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sente riostallation d'un signal sonore pour un phare électrique ordinaire — Barfleur.

Dans TExposition Centrale, MM. Sautter, Lemonnier et C* ont lait figurer, en outre, des photographies du matériel plus important qu'ils ont livré pour le phare de Griz-Nez. Il comprenait deux sirènes à deux notes et deux trompettes à anche, système Holmes^ à deux notes. Dans ces appareils, chaque note a un payillon spécial, la hauteur du son se modifiant su i vant la grandeur et la forme du pavillon. Les trompettes ne peuvent fonctionner qu*à une pression variant de 1 à 2 kilos. Un mécanisme spécial permet de faire varier la hauteur des notes émises.

Le distributeur, qui commande les deux sirènes et les deux trompettes, est plus compliqué ; on peut, à l'aide de cet appareil, réaliser toutes les combinaisons de sonneries possibles en faisant varier les intervalles.

Enfin, les sirènes et trompettes sont placées» les unes à l'extrémité d*une conduite d'air comprimé de 110» de long, et les autres à Torigine d'une conduite de grand diamètre qui porte le son à 1200>" plus loin,

Un des buts que Ton s'est proposé, dans les expériences actuellement en cours, est précisément de comparer ces deux modes de distribution.

On peut voir également dans l'Exposition centrale — Palais des Machines — une sirène à vapeur à une note, pour navires (types C*« Transatlantique), et une trompette à anche.

Projecteurs de lumière éleétrique

Les projecteurs de lumière électrique. Tune des spécialités de la maison Sautter-Lemoaiiler, sont destinés aux usages militaires et maritimes. Nous ne ferons que mentionner les nombreux spécimens exposés, et entre autres le projecteur monstre de 1 m. 500 de diamètre, Tune des curiosités de TExposition.

1" Projecteur Mangin de i m.HOO de diamètre sur socle fixe (breveté s. g. d. g.). — Places fortes. — Défense des côtes. — Exposé dans la classe 62.

Les plus grands projecteurs n'ont pas dépassé 90 centimètres de diamètre. L'appareil de 1 m. 500 est le plus grand exécuté jusqu'ici. La puissance de ce projecteur est extraordinaire. Elle correspond à l'intensité de 60 millions de becs Carcels. Le régulateur qui l'illumine est d'un type nouveau pouvant marcher indifféremment à la main ou automatiquement.

2» Un ^projecteur Mangin de 0^60 de diamètre, commandé à distance (Btê S. G. D. G.) (Exposé dans la classe 62. — Electricité. — Palais des Machines). — Ce projecteur est du type couramment emi)loyé dans la marine, avec miroir Mangin de 60 c/m de diamètre. Le mécanisme permettant la commande à distance est placé dans le socle. 11 se compose de deux systèmes d'électro-aimants dont les armatures à cliquetis actionnent l'axe vertical de l'appareil pour le mouvement en azimuth, et une crémaillère située sur le tambour pour le mouvement en hauteur. Le courant des électro-aimants est

pris en dérlyation sur celai de la lampe, et il ferme son circuit sur un commutateur à cadran. En tournant la manette du commutateur, on ferme et on ouvre le circuit, les électros attirent Farmature et produisent le mouvement horizontal ou vertical. On peut faire décrire un tour complet au projecteur en 120 secondes.

Les avantages de la commande à distance sont multiples. Une seule et même personne, un officier, par exemple, peut manœuvrer le projecteur et faire les observations. Placée dans une position convenable, loin du faisceau, dans d'excellentes conditions de visibilité, elle peut en môme temps braquer le projecteur commodément sur tous les points qu'elle observe. La transmission des ordres pour la manœuvre, toujours si incertaine et si incommode, est supprimée. Enfin, si le projecteur est exposé au feu de Tennemi, l'opérateur peut se mettre entièrement à Tabri.

3* Un projecteur Mangin de 0^,30 de diamètre, posé ou suspendu (Bté S. G. D. G.) (Exposé dans la classe 65. ^ Palais des Machines). ^ Ce projecteur, destiné aux barques à vapeur, aux petits torpilleurs, peut être à volonté suspendu à la Cardan ou posé sur un socle. Le tambour est soutenu par une fourche se terminant par un support en fonte. On fixe ce support à l'aide de vis sur un socle quelconque, ou bien on relève la fourche et l'on adapte au support une charnière qui permet au tambour un mouvement à angle droit sur celui de la fourche.

On réalise ainsi une susj^ension à la Cardan.

Le projecteur est muni d'une porte divergente amovible donnant au faisceau une divergence horizontale de 12 degrés.

4^» Projecteur Mangin de 0^^40 de diamètre sur fourche^ type Suez. (Bté S. G. D. G.) (Exposé dans le pavillon de la Compagnie du canal de Suez). — Cet appareil est monté sur une fourche portée par une colonne en fonte évidée. Il est léger et peu encombrant. Une porte divergente étale le faisceau sur un angle de 20 degrés. Avec ce projecteur, le passage de nuit du canal de Suez s'effectue facilement. Il suffit, pour éclairer à 2000 mètres, d'un courant de 40 ampères. En 1888, 64 pour 0/0 des navires ajant passé de nuit le canal de Suez, étaient munis de cet appareil. Les autres navires ont employé surtout des projecteurs de construction anglaise à miroirs sphériques. Il a fallu, pour obtenir l'éclairage convenable avec ces derniers, porter le diamètre à 60 centimètres et le courant à 60 ampères.

Le plan en relief du Canal de Suez, éclairé à la lumière électrique, exposé dans le Pavillon de la Compagnie, donne une idée exacte du système général, dont l'étude et l'exécution ont été confiées à MM. Sautter, Lemosnler et Cle, permettant le transit nocturne de Tisthme de Suez.

La traversée, pendant la nuit, du Canal, a non seulement porté remède à 1 encombrement, mais elle est effectuée par tous les grands paquebots, de préférence au passage de jour, à cause de la température plus supportable, du moindre encombrement et de l'économie de temps.

SAUTTER, LEMONNIER ET C"

Projecteur monstre.

5» Lampe mixte à électro -moteur^ pouvaiit à volonté se régler autom^atiquement ou à la main (Système breveté S. G. D. G.) Voir les projecteurs de 1",500, de 0«,90, de 0»,00. (Palais des Machines. Ministère de la Guerre. Tour Eiffel. Fontaines lumineuses). — Le rapprochement des charbons est obtenu, comme dans la lampe à main ordinaire, par une vis à

deux âlets, de pas inverses et différents, déterminés i)our donner au charbon positif un avancement double de celui du négatif. Les deux tiges filetées sont relevées par un emmanchement et tournent toujours simultanément, mais la tige inférieure peut être déplacée dans le sens de la longueur par rapport a la tige supérieure.

La vis est manœuvrée, soit par un volant (on a alors une lampe à main), soit par un système puissant d'électro-aimants loges dans le socle. Un électro-aimant sert à Tallumage, Tautre au raprochement des charbons en faisant tourner la vis à Taide d'un cliquet. L'électro-aimant agit comme moteur au lieu et place de la main, d'où le nom de lampe mixte à électromoteur.

Cette lampe présente les mêmes qualités de constructiop robuste, à Tabri des avaries, que la lampe à main, et elle est supérieure aux autres systèmes automatiques par Tabsence d'organes délicats, tels que mouvement d'horlogerie, chaînette-galle.

MM. Saatter. Lemonnler et C« en construisent pour projecteurs ou pour réclairage en général, de 5 à 150 ampères.

!• Une dynamo triplex commandée directement par un moteur a axe central (Breveté S. G. D. G (Exposé dans la classe 65. Annexe de la Marine). — Cet ensemble a été créé pour réclairage des nouveaux croiseurs, du type « Troude, Lalande et Côsmao. »

Le moteur est du genre pilon à deux cylindres placés à la partie inférieure et servant de bâti à tout le système. L'arbre de couche est dans l'axe même de l'ensemble, au centre de la machine. Il en résulte que la hauteur totale de l'appareil ne dépasse pas celle de la dynamo.

Les avantages de cette nouvelle disposition sont :

!• Un encombrement très réduit, comme on peut s'en convaincre par les dimensions suivantes :

(Hauteur totale, 1",40; longueur, 2«,00; largeur, l»,05j.

L'appareil peut s'installer dans les locaux les plus exigus, comme ceux des bas-cotés des croiseurs à pont blmdé, en carapace de tortue.

2" Un poids minime, tout l'ensemble ne pèse, en effet, que 2,'. 00 WïloB.

3« Un démontage facile qui n'oblige pas à réserver un espace supplémentaire en hauteur. En déclavetant la traverse supérieure du bâti, on peut retirer le couvercle du cylindre, le piston %t sa tige.

Les tiges des pistons, agissant par le moyen d'un cadre sur des bielles en retour, actionnent directement l'arbre de couche. La pression normale de marche est de 6 kilos, avec échappement à air libre, ou de 5 kilos avec condensation. On peut, toutefois, employer des pressions de T ou de 8 kilos.

Le régulateur de pression permet de faire varier l'allure normale du moteur, tout en conservant une grande sensibilité. L'absence de frottements dans la transmission des efforts est obtenue au moyen d'articulations spéciales. En pleine charge, si l'on vient à interrompre le courant de la dynamo^ la vitesse varie à peine d'un tour sur 350. La consommation

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de ce moteur ne dépasse pas 10 kilos, par cheval effectif, en marche normale* La dynamo est multipolaire à 6 pôles et donne un courant de 150 ampères et 70 volts. On trouvera dans notre notice sur la classe 62 , une description de ce type de machine.

La bobine est montée sur Tarbre du moteur, qui se prolonge en porte- à-faux. On peut ainsi mettre en place l'induit et le collecteur, indépendamment du moteur et des inducteurs portés par un bâti en fer flxé aux cylindres. Cette disposition facilite le démontage et les réparations.

2« Une dynamo duplex actionnée directement par un moteur pilon compound à deux cylindres (breveté S. G. D. G.) (Exposé dans la classe 62. Palais des Machines). -* Cet ensemble a été réalisé pour Téclairage du cuirassé « Tlndomptable, » dans le but de substituer à l'emploi des moteurs spéciaux, tels que le Brotherhood ou le Mégy, le moteur pilon, type courant dans la marine. MM. Sautter, Lemonnier et C" sont arrivés ainsi à un appareil puissant, peu encombrant, tournant à une faible vitesse angulaire (350 tours) et consommant peu de vapeur. Sa construction est rustique, et sa conduite peut être confiée à un mécanicien ordinaire. La dynamo est à deux paires de pôles, l'enroulement est compouad, le travail absorbé variant proportionnellement au nombre de lampes allumées.

Le moteur compound marche à condensation, ou avec échappement à air libre. La distribution est faite dans le grand cylindre par un seul tiroir, et dans le petit cylindre par un tiroir double à détente variable. Les deux cylindres sont placés à la partie supérieure du bâti. L'accouplement du moteur et de la dynamo est obtenu à l'aide d'un manchon flexi ble à ressorts."

Les dimensions d'un ensemble sont : longueur 8",40, largeur 8",80, hauteur 1«,60. Poids 8,200 kilos.

Avec ces appareils on peut alimenter :

225 lampes a incandescence de 10 bougies, ou 4 projecteurs de 0"»,60 de diamètre, ou 8 projecteurs de 0",40.

MM. Sautter, L.enonnler et C* ont fourni 27 de ces ensembles à la marine française pour les cuirassés : « Indomptable, Courbet, Bayard, Terrible, Amiral Baudin, Fulminant, Caïman, etc. »

3* Dynamo Gramme actionnée directement par un moteur horizontal Woolf tandem à deux cylindres (Bi*eveté S. G. D. G.) (Exposé dans la classe 62. Electricité. Palais des Machines). — Cet ensemble d'appareils, de création toute récente, a été construit pour être placé parallèlement à Taxe du navire, dans l'espace triangulaire que limitent le pont blindé et le bordé de nos nouveaux types de croiseurs (type Davout)»

Les deux cylindres du moteur sont couchés horizontalement et en prolongement l'un de l'autre, en sorte que leur hauteur ne dépasse pas celle de la dynamo, elle-même de forme ramassée.

Les dimensions générales sont les suivantes:

Hauteur 900 «/„., largeur 1"»,625, longueur 2", 432.

Le moteur est à deux cylindres construit pour une pression normale de 7 kilos, avec échappement à air libre ou à con-

densation. La dynamo est à deax pôles, lournissant à 350 tours un courant de 200 ampères et 10 volts ; elle est plaoée à angle droit du moteur. Toute la distribution, le graissage, la dynamo elle-même, en un mot les parties à surveiller, sont accessibles, tournées vers Tintérieur du navire, oii la hauteur disponible va en augmentant.

La consommation est de 10 kilos par cheval -heure effectif mesuré au tlrein.

4» Un turbo-moteur Parsons de 60 ampères et sa dynamo (Breveté S. G. D. G.) (Exposé dans la classe 62. Electricité. Palais des Machines). — MM. Santter. LemoDuler et C« exposent dans la classe de TElectricité un turbo-moteur, système Parsons, construit dans leurs ateliers. Cet appareil est formé par un cylindre dans lequel tourne un arbre, portant une série de petites turbines mises en mouvement par la vapeur. L'arbre se prolonge dans Taxe de la dynamo dont la bobine est du type à tambour. En marche normale, la vitesse est de 9,000 tours par minute à la pression de 5 kilos. Le graissage est automatique et n'exige aucune surveillance. L^appareil exposé fournit un courant de 60 ampères à 70 volts de tension ; son poids, très réduit, est de 350 kilos pour Ten» semble moteur et dynamo.

Les dimensions sont : hauteur 0"',80, larg. O'^fSO, long. 1",80.

Le système de réglage aëro-magné tique n'exige aucune surveillance et permet d'éteindre , en pleine charge, toutes les lampes, sans faire varier la tension de plus d'un volt aux bornes.

£cl«irase des nairires

!• Appareillage pour l'éclairage des navires par tincan" descence, — A. Un tableau de distribution pour cuirassé, comprenant 3 ampère-mètres, 1 voltmètre, 10 commutateurs, et coupe-circuits généraux. Ces différents appareils sont montés sur ardoise, ce qui assure une isolation excellente.

B. — Un avertisseur automatique d'extinction de fanaux placé dans le compartiment du moteur. Lorsque l'un des feux de route s*éteint pour une cause quelconque, on en est prévenu par une sonnerie et par l'allumaffe instantané d'une lampe Blanche, verte ou rouge correspondant au fanal éteint.

C. •— Un manipulateur à touches pour signaux électriques» système (breveté s. g. d. e.) adopté par la marina française. A chaaue fanal correspond une touche déterminée, l'allumage est indiqué par un voyant qui se démasque.

D. — Un manipulateur à cadran pour signaux électriques. Ce système (breveté s. g. d. g.) dû au commandant Ardois, delà marine royale d'Espagne, donne le moyen d*effectuer un signal donné, inscrit sur le cadran, par un seul mouvement de la manivelle.

Ë. —Une lanterne à incandescence pour l'éclairage du pont, renfermant 10 lampes à incandescence.

F. — Une collection d'appareils à incandescence comprenant : Un fanal mixte.

Un bras mixte, type c Amiral Kornilow ».

860 SAUTTER, LEMONNIER ET C'

Un bras orné nickelé. — Chambres et carrés des ofûciers.

Une suspension ornée, type G** Transatlantique.

Un support articulé, type c Pélayo ».

Deux lanternes de muraille grillagées pour machines, chambres de chauffe, etc.

Deux lanternes wagon pour entreponts, batteries, postes de couchage.

Une lanterne de couchage avec suspension articulée.

Une lanterne à main pour Téclairage des navires en construction.

Ce qui di.^tingue Tappareillage électrique pour Téclairage des navires de MM. Sautter, Lemonnier et C'« c*est le choix des matériaux incombustibles (ils emploient surtout le verre et Tardoise) insensibles à Taction aestruetive de la chaleur et de rhumidit-é. Ce sont là des conditions nécessaires pour des pièces devant servir dans toutes les parties des bâtiments de guerre modernes.

2» Fanaux Hectriquespour feux de route (Breveté s. g. d. g.) '— Les principaux avantages dfe Téclairage électrique des feux de route sont une augmentation de la puissance lumineuse et une sécurité beaucoup plus grande pour Tailumage et Tentretien de la lampe.

Les fanaux électriques exposés ont deux optiques superposées renfermant chacune à son foyer une lampe à incandescence de 80 bougies. Chaque lampe est indépendante et peut fonctionner en cas d'accident arrivé à l'autre ; les chances d'extinction absolue du fanal sont ainsi réduites de moitié. En employant deuxoj^tiquesMM. Sauuer, Lemosaler et C* ont évité la pratique vicieuse qui consiste à placer deux lampes dans la même optique ; ni Tune ni Tautre n'est alors au lover, et loin d'accroître* on réduit ainsi l'intensité lumineuse du feu.

L'allumage et l'extinction du fanal se font à distance avec la même facilité, quelque soit l'état du temps. Ënân, l'avertisseur automatique permet de contrôler à tout instant l'état du fanal.

Au cas où toutes les sources de l'électricité viendraient à être taries, on peut remplacer les lampes à incandescence par une lami>e à pétrole ordinaire dont la flamme occupe le foyer de l'optique supérieure. Ce système de fanaux a été adopté par la marine française.

2^ Fdnaux électrique» pour feux de signaux* — Le jeu complet, tel qu'il est employé à bord du « Pélayo > cuirassé espagnol, comprend 5 fanaux à double optique, rouge et blanche, que Ton nisse les unes au-dessus des autres. Le nombre des combinaisons que l'on peut faire en les allumant répond au nombre de signaux tracés sur le cadran du manipulateur Ardois. On peut sans difficulté augmenter ou diminuer le nombre des fanaux et par suite les signaux eux-mêmes.

Ce système a paru, à diverses personnes compétentes, présenter plus de sécurité aue le système à touche ordinaire, toutes les indications portées sur le cadran étant télégraphiées sans erreur possible. Les avantages de rapidité, sûreté, clarté, commodité, par tous les temps, des signaux électriques en meri sont assez connus pour qu'il soit inutile de les développer

Appareils pour l*art militaire.

!• Projecteur Mangin de 1"»500 de diamètre sur socle fixe (Breveté S. G. D.G. Places fortes. Défense des côtes. — Exposé dans la classe 62. — Palais des Machines). \— Nous en avons déjà parlé. Les plus grands projecteurs qui aient été construits n'ont pas dépassé 90 c/«» (Schuckert 90 e/»). L'appareil exposé au rond-point central du Palais des Machines est le plus grand exécuté jusqu'ici.

Le miroir a exactement l'^SOO de diamètre intérieur. Il est en crown glass. La fabrication particulièrement difficile de cette pièce immense a été effectuée par laOlaeerie de daint- Cïobainavec un plein succès. — Cet établissement renommé pouvait seul entreprendre un travail aussi délicat et le mener à Donne Wn. La taille a été dirigée de manière à obtenir un réflecteur dont la distance focale est seulement de 1 mètre. Elle n'a pas été sans présenter les plus grandes difficultés, qu'il n aurait pas été possible de vaincre sans une vieille expérience et des procédés spéciaux.

Les propriétés optiques de ce grand miroir sont aussi parfaites que celles des tjrpes ordinaires, l'aberration de sphéricité étant rigoureusement nulle. Il n'a jamais été construit, même pour les observations astronomiques, de miroir d'aussi grand diamètre. Quant à sa puissance, elle n'est pas difficile a évaluer; elle serait, pour une source de même intensité, environ trois fois celle d'un miroir de 90 centimètres de diamètres. Avec les dimensions, 2 c/™, de la source lumineuse, le pouvoir amplificateur du réflecteur est de 5625. L'intensité du faisceau est donc 5625 fois celle de la source, 10 à 11,000 carcels (l), soit environ 60 millions de carcels ou6 fois l'intensité du faisceau d'un projecteur de 0"90.

Un observateur placé à iOO mètres du projecteur et regardant le miroir aura la même impression qu'en fixant le soleil dans un ciel pur. Son œil recevant lamême quantité de lumière.

La lampe employée est du nouveau tjpe mixte, à électromoteur (Brevetée S. G. D. G ). Elle fonctionne automatiquement ou si Ton veut, à la main. On sait que la manœuvre a la main donne des résultats supérieurs à ceux de la marche automatique par la taille meilleure des crayons que peut obtenir un habile expérimentateur.

Il est presque inutile d'ajouter que les dimensions de cegrand

Frbjecteur en font essentiellement un appareil fixe, que on pourra placer au centre d'un camp rétranché on d'une place forte, ou encore pour l'éclairage d'une ligne de torpilles ou dans le voisinage d'une batterie de côte. 11 est confirmé par de récentes expériences, que, partout où il est possible de rinstaller, un gros projecteur est préférable à plusieurs petits. L'avantage théorique résultant de l'augmentation da puissance est très augmenté en pratique par l'effet du con-

(i) Nous appelons intensité de la source, l'intenaité maximum mesurée au photomètre, la face du crayon positif étant tournée yen Tobservateur, dans la même position que celle qu'elle oecupe reladvemeiit au miroir du projecteur.

SAUTTER, LEMONNIER ET O'

traste lequel noie, pour ainsi dire, les faisceaux moins intenses dans réclat des rayons réfléchis par les grands projecteurs.

Projecteur de ji:uorrc.

2» Projecteur Mangin de 90 c/*°, sur socle à galets pour les places fortes ou la détente des côtes (Rreveté S. G. D G.)« — Cet appareil est expose au Pavillon du ministère de la guerre.

Le réflecteur employé est du système Mangin, de 90 centimètres de diamètre intérieur. Le tambour en tôle d*acier repose sur un socle en fonte muni de 4 galets de roulement. On peut déplacer le projecteur sur la voie ferrée.

Lala:upe est au type mixte à électro -moteur, construite par un courant normal de 100 ampères, correspondant à une intensité d'environ 6000 carcels. Le pouvoir ampliûcateur du miroir est de 2025, et Tintensité du faisceau de 10 à 12 millions de carcels. Une porte de dispersions, formée par des lentilles cylindriques, piano-convexes, étale le faisceau sur un angle de 10» .

3* Projecteurs Mangin de 90^1"^, placés au sommet de la Tour Eiffel, — Une des particularités les plus intéressantes que présentent ces deux appareils est de pouvoir donner des rayons plongeant jusqu'à 45 degrés de l'horizon, pour éclairer les objets dans le voisinage même de la tour.

4* Projecteur Mangin de 0^ 60 diamètre, sur socle en treillis pour usages militaire* (Breveté S. G. D. G. Exposé dans la classe 62. — Palais des Machines). — On peut voir, dans rExposition Centrale de MM. Saaiter Lemoimler cet

Appareil du type adopté par TAdministration de la Guerre. Faute de place, le chariot à deux roues qui sert à le transporter n'a pas été exposé, ainsi qu'un rouleau de câble à double conducteur et une boite d'accessoires. A l'aide de barres que Ton passe dans des anneaux axés latéralement, les hommes chargés de la manœuvre du projecteur l'enlèvent de son chariot et viennent le poser au point où doivent se faire les observations, sur un socle en treillis maintenu par un cercle à sa base ; ce support, que Ton peut replier à la fin de l'opération et mettre sur le chariot, est léger et peu encombrant. Avec un projecteur Mangin de 50 c/m, dans des expériences faites à Paris en 1888 dans des conditions d'observations rationnelles, il a été possible de distinguer nettement des objets à une distance de 6500 mètres, l'observateur étant lui-même placé à une distance égale des points éclairés. L'atmosphère était d'une pureté exceptionnelle pour un faubourg industriel de Paris, mais habituelle en rase campagne.

.j" Grand appareil photo-électrique, type 1888, dit de 4000 becs carcels perfectionné^ modèle léger, pour l'armée de terre ou la défense des côtes. (Breveté S. G. D. G. Exposé dans la classe 62. Palais des Machines). — a. Locomobxle à lumière, — L'appareil locomobile, générateur d'électricité que nous présentons, dans lequel on s'est préoccupé de réaliser le maximum de puissance avec le miniruum de poids, présente les perfectionnements suivants :

La chaudière tabulaire, système de Dion, Bouton, Trépardoux (Breveté S. G. D. G.) est démontable. Elle peut être, avec la plus grande facilité, visitée et nettoyée dans toutes ses parties et entretenue ainsi en parfait état. Cette condition est indispensable pour un appareil pouvant rester de longs mois inactif et devant fonctionner néanmoins au premier signal. L'alimentation est assurée normalement par un petit cheval, et, en cas d'accident, par un injecteur de secours. La

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mise en pression se fait en vingt minutes. Le conrant électrique est produit par un turbo-moteur du système Parsons, de faible poids et encombrement. Le graissage est automatique et n'exige pas de sunreillance. La régulation est excellente, si bien qu'une lampe à incandescence, placée sur une dérivation même du circuit, fournit Téclairage. La dvnamo est commandée directement par Tarbre d'une turbine a vapeur faisant, en marche normale, 9000 tours par minute.

Cet ensemble produit un courant de 90 à 100 ampères, et Ton peut faire varier la tension de 55 à "70 volts suivant la distance à laquelle le projecteur se trouve placé. L'intensité du foyer lumineux correspondant varie de 5500 à 6000 carcels.

Ces différents appareils sont portés sur un chariot à 4 roues en bois avec moyeux en bronze, du type adopté par l'artillerie. Il est préférable d'employer le bois à la place du fer, à cause de la facilité des réparations en campagne.

Un toit se terminant par un siège pour le conducteur, recouvre la locomobile dont le poids total avec eau et charbon n'est que de 3000 kilos, environ 60 0/0 du poids des types antérieurs.

b. Chariot du projecteur. — La disposition entièrement nouvelle de ce chariot a été réalisée dans le but de faciliter le chargement et le déchargement du projecteur.

Le châssis de ce chariot à 4 roues vient se recourber à l'arrière pour supporter le projecteur Mangin. Les barres d'enlevage passées dans les anneaux sont ainsi à hauteur d'épaule. Quatre hommes suffisent à le porter sur des points où le chariot n'a pas d'accès et à l'installer sur un socle pliant en fer.

Le chariot porte deux tambours d'enroulement, chacun pour 100 mètres de câble à deux conducteurs concentriques. Ce nouveau câble réalise un progrès sérieux; sa construction et son mode d'attache particulier rendent facile et sûr pendant la nuit l'assemblage des différents tronçons, sans que l'on ait A se préoccuper du sens du courant et des pôles.

On a placé encore sur le chariot une porte de dispersion, un socle en treillis pour le projecteur, des caisses d'accessoires (crayons, lampes à arc, à mcandescence), et un matériel téléphonique; il constitue ainsi avec la locomobile un ensemble complet très mobile,

Tentilatewni mus par réiertricité

Voyons les ventilateurs :

La commande directe d'un ventilateur par un moteur électrique présente plusieurs avantages. On peut déplacer facilement l'appareil et le faire fonctionner en des points éloignés d*une mine, par exemple, où l'établissement d une transmission mécanique ou pneumatique deviendrait onéreuse et délicate. L'ensemble est compact, léger, et la marche très sâre, le nombre des organes étant réduit au minimum. Enfin, dans le cas où l'on dispose d'une source saffisante d'éleotricité, l'installation d'un système de ventilation de ce genre deviendra flBLcile et réellement pratique.

Le yentilateur exposé est du système Bourdon, de 26 c/m de diamètre d'ailette. Le moteur électrique , du tjrpe Y , se compose d*un anneau Gramme monté directement sur * arbre du yentilateur, et d'un système de deux inducteurs. On supprime ainsi tout intermédiaire transmetteur de mouyement. Le courant trayerse le collecteur par le moyen de deux balais à calage yariable. En déplaçant les balais au moyen d'une poignée, on fait yarier la yitesse à yolonté.

L'enroulement en série des inducteurs fait croître la yitesse du moteur dès Que le trayail à effectuer diminue. La résistance de l'air constitue elle-même le régulateur de yitesse pour une puissance donnée.

Le tableau suiyant fait connaître les résultats des mesures effectuées sur cet ensemble.

NOMBRE

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