Levée
66 pour 64 utilisés Nombre d'oriâces 34 pour 32 0«*582 Section disponible 0»*464
1<»*046 Soit section totale
Tarbine en bÀclie
La seconde turbine exposée est la turbine r^Bialne à libre déviation munie de sa bâche en tôle formant chambre d'eau ; cette turbine représente le type des moteurs que ces constructeurs inî»tallent pour les chutes dépassant 4" jusqu'à 4a ou 50". Cette machine présente l'avantage ae ne nécessiter aucun travail d'intallation il suffit de la placer sur deux pierres solides audessus de son canal de fuite.
LA encore MM. Bravlt Teisset et 6lliPt emploient les grands diamètres, les petites largeurs et les faibles vitesses : les dimensions principales sont :
Diamètre moyen 1"210
Largeur des orifices 0 .070
Levée 0.010
Nombre d'orifioes 50 pour 54 utilisés
Section disponible 0»«808T8
Turbine h int^mtmur
La troisième Turbine présentée est une turbine à li^ecteur et à force centrifuge, Cette turbine est faite pour des chutes dépassant 20 mètres ; ses dimensions sont :
Diamètre moyen O.70O
Largeur des orifices .. 0.060
Lovée 0,0105
Nombre d'orifices adduct 5
Section disponible , . . . . 0»^00315
Nous appelons particulièrement Tattention sur cette petite machine qui peut s'adapter très facilement aux usages domestiques.
Dans les villes on Ton peut avoir de Teaa song pression ce moteur se place facilement dans un endroit quelconque de la maison et peut être utilisé à actionner un djnamo» des pompes des machines à coudre etc...
L'Usine dm dkartrea s'occupe non seulement de la construction des turbines, mais aussi de celle des moteurs hvdrauU* ques de toute nature, et notamment de la construction des roues à augets et roues à aubes planes ; dans la classe 74, on peut voir un modèle fort intéressant de roues à aubes actionnant une roue Alëvatoire de même force.
Ce modèle est la reproduction pour le ministre de TAgriculture des rouet qui ont été installées à HoMére (Drdme) pour la Société du Canal de Plerrelatte et qui forment le groupe de Tusine hydraulique élévatoire de Pont- Vincent.
Cette installation hydraulique se compose de deux roues type Sagebien, Tune sert de roue motrice et Tautre de roue élôvatoire.
La roue élévatoire doit monter 400 litres d'eau par seconde qui correspondent à l'arrosage de 400 hectares. Le point le plus élevé du périmètre à desservir est à 3» en contre-haut du plan d'eau normal du canal.
La chute dont on dispose est de 0.750 au minimum elle s'élève pendant une certaine période à 1"300.
La roue motrice choisie est du type Sagebien, c'est elle qui est le mieux appropriée à des variations de chute de 0.750 à l*300j au ftir et à mesure qu'elle est noyée il y a ralentissement de vitesse mais sans déperdition d effet utile.
Pour lui conserver la môme puissance il suffit de ftiire va rier les volumes d'eau dépensés.
Les dimensions de la roue motrice sont les suivantes :
Diamètre extàrieur . • . . , 5H)00
Largeur - S»000
48 aubagesdal'^^deo de hauteur, nombre de tours St005
Prolongements en basses eaux Ot 500
^ ^ en hautes eaux It900
La rose élévatoire est ainsi oue nous Tavons dit du même système que la roue motrice, mais son fonctionnement est A sens inverse de celui de la roue motrice. Les conditions de marche et les rapports des effets obtenus aux forces dépensées, sont exactement les mêmes pour cette roue élévatoire que pour la roue motrice.
Les causes des pertes sent dans l'une comme dans l'autre, les ohoos des aubes à la rencontre de l'eau A l'aval, les fuites aux radiers et aux bajoyers et enfin des fW)ttements sur les tourillons.
Les dimensions de cette roue élévatoire sont les sui"> vantes :
Diamètre extérieur 6"000
Largeur 1-850
48 aubages de 0*"900 de hauteur,
nombre de tours )8^«06*y
e04 BRAULT, TEISSET ET GILLET
L'axe de la roue élévatoire qui plonge dans les eaux d'amont est à l^'SOO de celui de la roue motrice.
Les deux roues sont reliées par une paire d'engrenages droits A denture fonte sur fonte, aont le rapport est déterminé de façon à obtenir la différence de vitesse voulue.
L'eau montée par la roue élévatoire est règne dans une bâche en tôle d'où elle s'écoule par un tuyau en fonte qui débite les 400 litres à la seconde.
Cette installation qui fonctionne depuis un certain temps a donné les meilleurs résultats, tant au point de vue du rendement que pour celui de la construction mécanique. Ces roues sont* du reste, construites comme toutes celles qui sortent des ateliers de Chariresi les assemblages sont étudiés de façon à éviter toute rupture des cercles et des calages sur l'arbre, ce qui assure une rigidité complète.
Les tourillons des arbres des roues sont montés sur des paliers à vérins afin de faciliter le réglage du Jeu dans le coursier et de le réduire à son minimum.
HacUnes dftTenies
Les ateliers Bravlu TeUset ei GlUet s'occupent encore de la construction d'autres machines.
Nous citerons des machines à vapeur, des locomobiles; plus de 100 locomotives de 6 à 30 tonnes qui ont été livrées par les ateliers 4e Paasy aux entrepreneurs de travaux publics, chemins de fer et houillères ; récemment, cette usine a fabriqué deux locomotives de 26 tonnes pour les mines de Brmmj^ quinze locomobiles et leurs pompes pour l'alimentation du chemin de fer de ronest-Alsérles.
De Tusine de Chartres sont sorties les machines élévatoires* moteurs hydrauliques et pompes pour les villes de Laval, Périgueux, Chartres, Cambrai» Châteaudun, Meaux, 6urgy-le- Château, Domfront, e.tc, etc., etc.
Les Ateliers de Chartres fabriquent également pour la
Sapeterie les meuletons à papier de paille et à cassés, les piles étibréuses, rafâneuses. laveuses, les transmissions de tonte nature, et, pour les poudreries, la plupart des machines em* ployées dans ce.<« établissements, telles que piles à cotonpoudre, meules à relevage, presses hydrauliques, etc.
Ces machines fonctionnent dans les poudreries fkwnçaises de Sevran, Angoulème, Vonges, Le Bouchot, Le Ripault, Le Pontde-Buis, Saint-Chamas, Ësquerdes et Saint-Medard. La pou« drerie d'Yeddo, au Japon, a été installée par cette maison, et elle fabrique, en ce moment, diverses machines pour une usine à poudre du gouvernement brésilien.
MM. Bravlt, Teisset et Glllet ont établi encore de nombreuses applications télod3rnamiques , principalement dans toutes les usines de TEtat dont nous venons de citer les noms, et aussi des transmissions de toutes importances pour filatures, forces et manufactures diverses, des engrenages bruts et tailles, à dents de fonte et de bois, des paliers graisseurs, des manchons de tous les systèmes, à griffes et à débrayages, etc.
L'établissement a été créé en 1836 par M. Fontaine qui, avec une dizaine d'ouvriers, s'occupa an début de la construction des moulins à blé. En 1940, M. roniaine inventa la turbine qui porte son nom. Les moteurs hydrauliques, turbines et roues y ont depuis ce temps été étudiés d'une façon toute particulière dans la maison de Chartres et lui ont acquis sa grande réputation avec les moulins et les papeteries.
M. Braait, sorti de l'école de Châlons, entré en 1840 comme ingénieur, des ateliers, devint associé en 1851 ; le personnel atteignait, à cette époque, le chiffre de 150 ouvriers.
En 1864, M. FoBiaine est remplacé jmr M. Bechovart, ingénieur de l'Ecole Centrale. Les travaux exécutés dans les arsenaux, les poudreries militaires, l'application des moteurs hydrauliques dans les forges, les filatures, les papeteries, montrent le développement de ces ateliers ; l'établissement s'agrandit et le personnel monte à plus de 250 ouvriers.
Les moteurs hydrauliques sont alors arrivés à un grand degré de perfection ; la construction des machines à élever les eaux dans les villes et les grandes propriétés, entre dès lors, pour une grande part, dans la fabrication.
En 1873, M. Hranlc établit à sa place, son âls, ingénieur de l'Ecole Centrale ; le développement des ateliers s'accentue, le personnel arrive à 300 ouvriers, et, en 1882, M. Telfroet, ingénieur de l'Ecole Centrale, succède à M. Bachonart ; c'est à ce moment que prend naissance la transformation du matériel des moulins a blé par les cylindres métalliques. Cette fabrication prend de suite une grande importance dans les Atallera da Chartre», dont le matériel est complètement renouvelé et la surface plus que doublée.
Pendant l'Exposition nationale de meunerie en 1885, les Ateliers de CiiarCres et de i'assy fusionnent. M. «Illec, ingénieur de l'Ecole d'Angers qui, pendant 25 ans, a dirigé les Atelier» de Paaay, qui y a introduit et développé dans ces dernières années la faorication des cylindres Qanz pour la moulure du blé, s'associe à MM. Branlt et Telaaet. Les efforts communs sont alors dirigés vers les perfectionnements dans l'outillage de la meunerie ; la construction des appareils à cylindres, des sasseurs, des blateries centrifuges, prend dès lors un essor considérable.
A l'Exposition mniverselle, MM. Braait, Teisset et Ixlllet exposent, comme nous venons de le dire, des roues hydrauliques, des turbines, des cylindres pour meunerie, tous les appareils concernant la transformation du blé en farine.
Dans leurs Ateliers de Passy, près l'Exposition, ces constructeurs ont établi un moulin k blé, modèle comportant les perfectionnements les plus nouveaux. Ce moulin a servi et sert encore à expérimenter les nouveaux appareils créés par l'usine. Il a été construit, il y a plus de dix ans, pour montrer à la meunerie, les résultats que donnaient les appareils à cylindres. Il a fonctionné tous les jours pendan ^ la durée de l'Exposition avec les appareils nouveaux.