‹ Les mines et usines en 1889Chapitre 4 sur 199 · PARTIE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE HISTORIQUE

La Société des Mines de Lens a été fondée en 1852 par d« grands industriels Lillois, MM. Gasteleya. Tllloy, SciTe, ■!«•, %0. Daael, Barnils, DesohAMps, Destambes, etc. On creusa un premier puits sur le territoire de Lens et on le mit en exploitation en 1858.

La production entravée par la difficulté des transports resta stationnaire pendant quelques années, puis se développa progressivement jusqu'en I8tt0. Elle prit son véritable essor à partir de 1862, lorsque la ligue des houillères eut ouvert le marché de Paris aux charbons du Pas-de-Calais.

Vers la même époque, la Société des Mines de Lens creusait deux nouveaux puits et les reliait par des voies ferrées successivement à la gare de Lens, puis au canal de la Deûle où, quelques années plus tard, elle devait créer pour rembarquement de ses charbons un vaste port muni d un outillage perfectionné.

Les premiers travaux de recherches avaient reconnu une houille grasse éminemment propre à la fabrication du gaz, promptement appréciée par la Compagnie Parisienne du gaz. L'habile Administration des mines de Lens présidée d*abord par M. Bl|p«« ancien maire de Lille, et quelques années plus tard par le célèbre imprimeur Lillois, M. Léonard Daael, puissamment secondé par son agent-général, M. Bollaert, si expérimenté et si resi>ecté, par son ingénieur en chef, M. Renmanxf (un de nos meilleurs ingénieurs des mines de France),

Sar des chefs de service de premier ordre — Tadministration, is-je, put donner à Taffaire Timpulsion vive et féconde qui la plaça et la maintint au premier rang des houillères du Pas-de- Calais, et lui donna dans Téchelle de la production la seconde place parmi les charbonnages français !

En 18113, la Société des mines de Lens devint propriétaire de la concession de Douvrin, d*une contenance de 700 hectares. Elle utilisa le puits creusé par les premiers exploitants pour Texploration oe toute la région Nora de sa propre concession, découvrit bientôt une houille demi-grasse de qualité supérieure dont la gailleterie remplace avantageusement le charbon de Charleroi sur le marché de Paris, et dont le menu constitue un combustible de premier ordre pour le chauffage des chaudières.

Etendant enfin leurs recherches de proche en proche, s'aidant de Tair comprimé et de moyens mécaniques peiiTectionnés les ingénieurs de la Société des mines de Lens ne craignirent pas — on reste stupéfait de telles audaces — de creuser des travers bancs de 10 kilomètres de longueur. Ils explorèrent toute la concession, en établissant la stratigraphie souterraine et se trouvèrent en mesure d'indiquer les emplacements favorables au creusement de dix fosses nouvelles qui fournissent aujourd'hui toutes les qualités de houilles reconnues dans le bassiit

du Pas-de-Calais, depuis le Flénu jusqu'au maigre, mais plus spécialement les charbons à gaz, à coke et les demi-gras de Douvrin.

La Société des mines de Lens étend chaque jour ses travaux dans toute la superficie de sa concession qui, jointe à celle de Douvrin, mesure 6,900 hectares. Les douze puits qu'elle a creusés constituent neuf sièges d'exploitation dont huit en activité produisent près de 1.600.000 tonnes. Elle occupe 6.000 ouvriers, possède plus de 2.000 maisons, TfO kilomètres de chemins de 1er, 800 wagons et 20 locomotives. Elle est outillée, en un mot, pour extraire annuellement 2.000.000 de tonnes.

De semblables résultats sont faits pour enorgueillir l'administration de Lens qui a bien mérité du pays : mais chaque Français se sent aussi un peu solidaire de cette grandeur industrielle en pleine progression II v a là, en effet, plus qu'un résultat scientifique et commercial, îl y a un résultat patriotique puisque Lens a contribué pour une large part au refoulement des charbons allemands. Espérons qu'elle les chassera définitivement du territoire français.

Les mines de Courrières occupent un vaste emplacement dans la classe 41. Elles abritent dans ce même emplacement à droite l'exposition des mines de Meurchin.

Courrières nous montre sur les panneaux de gaiiche et de face de son exposition les plans et photographies de ses exploitations. Au centre, il y a un très vaste et très merveilleux relief. Tout autour suivant les cloisons sont exposés sur une très belle boiserie noire et tendue de» rouge des produits, charbons et briquettes disposés dans des coupes élégantes.

Coupe par faisceaux du bassin.

Commençons d'abord par décrire les plans.

Il y a d'abord une coupe en travers par faisceaux du bassin honiller basée sur les reconnaissances actuelles, Il existe 5 faisceaux de couches avec des teneurs de matières volatiles décroissantes :

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