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Houilles maigres, 8 à 10 OiO

Le faisceau des houilles maigres occupe théoriquement la partie inférieure du bassin au contact du carbonifère, mais on

remarque au centre de la coupe un affleurement des houilles maigres et lid grasses qui prouve qu*il j a eu là un soulèyement du fond du bassm en relation avec la ftimeuse faille centrale. Ce soulëyement a remonté la moitié Nord du bassin, c'est-à-dire les faisceaux supérieurs gras et ils ont dispara ensuite par Térosion et le nivellement général de la surlace ; alors les faisceaux maigres et demi-gras sont seuls restés aux affleurements De l'autre côté les mêmes phénomènes se sont

Produits avec moins d'intensité à mesure qu'on descend an ud. De sorte que Ton peut se faire une idée grossière de la coupe du bassin houiller du Pas-de-Calais en se représentant un étage quelconque, par exemple celui des houilles Ij^ grasses, comme formant une sorte d'escalier double. Dans la partie gauche, au sud, les gradins sont plus nombreux, plus courts, plus pressés, et chaque escalier représente un rejet. Dans la partie droite, au nord, les gradins sont plus larges, moins brusques, moins nombreux et plus inconnus.

Le soulèvement carbonifère a été probablement accompagné d'une compression de la deuxième moitié sud restée à peu près en place ; elle s'est enfoncée sous le dévonien qui est remonté par-dessus en formant bourrelet. Il ne serait donc pas impossible que ce soit sous ce terrain renversé que l'on retrouvât la partie la plus riche et la plus épaisse du bassin. En quel état de régularité seraient les gîtes, voilà la question.. Les travaux de la concession de Drocourt encore plus au sud nous le diront.

Dans tous les cas, c'est dans ce plan que nous trouvons,parlant aux yeux, et très bien exprimée, comme l'histoire des dislocations*^ et des soulèvements du bassin houiller.

Coupe fféiiériile ]tf.«S. de la eoneeMioii

La coupe générale N.-S. (jui fait face au visiteur, n'a pas moins de 7 à 8 mètres de longueur. Elle est à l'échelle de 0,001 p. m. pour les altitudes et longueurs et à l'échelle de 0,002 pour l'épaisseur des veines.

On se rend admirablement compte de l'allure des couches et de la géologie du bassin.

A gaiiclie de la coupe, au Sud, la partie riche sur laquelle sont installés les puits n" 2, 3, 4, 5 et 6 dans les flénus el les gras. Puis, à la suite à droite, la fosse n° 7, après la faille importante qui amène au jour les houilles maréchales ; total, faisceau de 36 veines d'une épaisseur moyenne de 0,900, soit 33 mètres de houille en totalité.

En suivant encore après, la grande faille du centre qui amène les charbons demi-gras et maigres, on trouve la fosse n* 1 qui n'a donné que des résultats peu encourageants pour l'exploitation, mais très utile pour les recherches.

Enfin, à l'extrémité Nord, dans une partie très peu explorée, la fosse n" 8, commencée le 8 avril 1889, est destinée à visiter tout un faisceau de veines nouvelles dans une partie du bassin qui parait avoir été moins soulevée, par conséquent, qui doit contenir des veines de charbon moins maigre».

Ainsi donc CJourrières possède cinq puits sur les charbons gras, un sur les "houilles grasses maréchales, un sur les maigres un dernier en creusement dans la partie rabaissée du bassin.

En tout 50 à 60 veines d'importances diverses sont reconnues dans cette importante concession. L'épaisseur totale de la houille est d'environ 40 à 50 métrés.

JLm mompe des puii«

11 V a sept puits à Courrières.

La*^ fosse n" 1, qui date de 1849, est située sur le faisceau des couches moyennes inférieures plus ou moins maigres dans une région irrégulière impressionnée par le fameux pointement souterrain que Courrières a su mettre si intelligemment en lumière; ce puits a traversé la veine à Baudet, la veine du Midi, veine au Nord, veine à mouches de 0"*80et 6 à 10 de matière volatiles, la veine de 0«»60, etc. Il s'est arrêté à 260 mètres; d'immenses bowettes partent de l'étage de 184 mètres au Nord et au Midi dans la direction du puits n* 8 et n» 7 C'était un essai qui faillit mettre la Compagnie débutante à deux doigts de sa perte. Depuis elle a marché de découvertes en découvertes. '

Le puits n? 2, creusé en 1854, est au Midi, du coté du terrain ,

carboaifère renversé. Il traverse ou traversera, par conséquent les faisceaux supérieurs, la veine Désirée à 38 60 0/0 de matières volatile et 0"95, Veine Louise 2 bancs 1"»30, matière volatiles 34«50; Intermédiaire, Adélaïde, Eugénie, Amé, Marie, Joséphine, Augustine, Cécile 35"'34 de matières volatiles. C'est du creusement de ce puits que date la prospérité de la |

Compagnie; un sondage exécuté par l'éminent Ch. Mathieu !

avait déterminé préalablement son emplacement.

Les puits n" 3 et 5 sont alignés le long du faisceau gras. Le n" 3 traverse un faisceau de douze Veines dont la veine Sainte- Barbe si remarquable. Elle a 1"80 d'épaisseur et 35,50 de matières volatiles. Ils marquent le développement successif de ia58 à 1865 de l'extraction des mines de Courrières.

Le puits n** 4 traverse sept veines, dont la veine Joséphine qui a i"»95 d'épaisseur et 35,90 0/0 de matières volatiles.

Le puits n** 5, recoupe des faisceaux analogues ou Ton retrouve les mêmes couches, Cécile, Sainte-Barbe, Joséphine et surtout Marie qui a 3">10 de puissance et 33,47 0/0 de matières |

volatiles. I

Le puits n* 6 commencé en 1875 dans les faisceaux demi-gras, j

a passé au voisinage d'une faille importante, celle des pla- i

leures.

Le puits n° Tf est en plein dans le faisceau des houilles maréchales amenées au jour par le fameux accident. Ce puits a traversé une série de veines inférieures entièrement nouvelles. Henriette, 1«20 et 28,35 0/0 de matières volatiles, i Aline, 1"»10, Saint-Roch, Saint-Jean, Saint-Etienne, Sainte- : Panle-Filomène, Saint-Louis et Saint-Antoine à 23,35 0/0 de I matières volatiles. |

Le n»8 en creusement dans cette région au nord sera terminé en 1891.

D'une manière générale dans tous les puits, la teneur moyenne gazeuse diminue avec la profondeur.

La profondeur la plus grande atteinte par les puits est 360 mètres aux numéros 3 et 4.

iMftpositloitft générales des Palts

Les puits d'extraction ont les diamètres suivants :

3 m. 50 puits n*" 1.

4 m. » — n°»3et4.

4 m. 50 — n»» 5, 6, 7 et 8.

Us sont cuvelés en bois sur une hauteur de 8o à 107 mètres.

Les machines à deux c;^lindres horizontaux, ont de 210 à 310 chevaux de lorce nominale.

L'extraction se fait au mojen de cages guidées à 3 étages et G wagonnets ou berlines, soit en bois, soit en tôle d'acier d'une contenance de 4 qx. 25 et 5 quintaux de charbon. — A la fosse n"* 2 seulement, il y a des cages à deux étages.

L'aérage est assuré par des ventilateurs Guibal de 7 à 9 m. de diamètre, et de 1 m. 75 à 2 m. 25 de largeur.

Jusqu'ici, il n'y a pas eu indice de grisou, et le travail se fait partout avec des lampes à feu nu.

L'épuisement se fait au moyen de caisses guidées en bois de 16 à 24 hectolitres ou par des caisses en tôle d'une contenance de 15 hectolitres introduites dans les cages.

A la fosse de Méricourt, une pompe souterraine élève les eaux à la surface.

2,860 ouvriers ont été occupés dans les travaux du fond en 188B, produisant en moyenne 376 t. par an et par ouvrier; 1,118 oht spécialement travaillé à la veine et ont produit en moyenne U42 t. par an et par mineur.

120 chevaux sont employés dans l'intérieur des mines.

A chaque fosse existe un petit atelier pour les réparations des outils et du petit matériel .

A Billy, un chaiitier central comprend des ateliers d'ajustase de forges, de charpenterie et de menuiserie, de réparation de wagons et de locomotives, une scierie mécanique.

Fabriiiae de briquettes et riTase

Une fabrique de briquettes, faites avec des fines de charbon gras flambant, a été montée en 1887. Elle peut produire 80 tonnes par jour.

L'installation du rivage comprend deux modes de chargement par trémies et par grues.

Les charbons, tres-gailleteux, qui doivent être manutentionnés avec précaution, arrivent des fosses dans des wagons munis de caisses en bois, d'une contenance de 10 quintaux, et à fonds mobiles. Des grues, système Chrétleii, soulèvent ces caisses et les placent dans les bateaux ; les fonds s'ouvrent et le charbon est ainsi versé nveo le moindre déchet possible.

Les charbons tout-venants arrivent des fosses dans deF wagons portant des caisses en tôle, d'une contenance de 5,000 kil. chacune, avec portes à verroux automatiques s*ouvrant quand la caisse pivote autour de Tarête supérieure du wagon. Un élévateur à vapeur soulève la caisse par le côté opposé ; le verrou s'ouvre et le charbon tombe sur une trémie qui le conduit dans le bateau.

Deux élévateurs semblables et deux grues à vapeur permettent d'embarquer 3,000 tonnes en dix heures. Des treuils à engrenages avec corde queue et corde tête, font mouvoir un train complet de trente wagons, et amènent successivement chaque wagon en face de la trémie.

Une chaîne de touage longeant le quai d'embarquement, et mue par une machine à vapeur spéciale, sert à faire avancer ou reculer les bateaux pendant le chargement.

Les expéditions en 1888 se sont réparties ainsi :

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