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Les tôles d'acier de 8 à 20 "/«, dans les deux sens, présentent trois qualités :
!• L'acier ordinaire, marque (G D A G), résist. 40 à 42 k., allong. 20 à 22 0/0, employé dans les constructions; 2* acier marine, marque (G D, A C^M), résist. 42 k., allong. 26 0/0. Cet acier correspond au Cahier des charges de la Marine française, 3° le fer homogène doux ou fer fondu démarqué (G D F D F), résist. 40 k. maxima, allong. 26 0/0 minima. Cet acier convient spécialement pour la fabrication des tubes soudés pour les obus, chaudières, foyers de chaudières, etc.
Tous les essais précédents sont faits sur des éprouvettes ayant 200"»/"* de longueur utile, 25"»/"» de largeur et pour épaisseur, celle de la tôle.
Pour les épaisseurs inférieures à 8 »/», on sait que la résistance augmente et l'allongement diminue.
En résumé, Thabileté commerciale, une longue expérience des affaires métallurgiques du Nord, des relations de famille nombreuses toutes dans les milieux industriels, ont donné à M. Gustave tinnittiit* une notoriété et une compétence incontestées. La médaille d'or obtenue était donc plus que méi'itée.
Société des Briques et Pierres blanches
à Denain (Nord) NOTHOHB ET C<«
On a démontré depuis longtemps que les mélanges intimes faits dans de certaines proportions de chaux hydraulique et de sable, donnaient des proauits qui, avec le temps, le disputaient à la pierre, pouvaient en acquérir la dureté sans craindre la chaleur ni Thumidité, et par conséquent olfrir une très grande résistance à Técrasement.
Mais on a remarqué (}ue le sable qui entrait dans ces mélanges étant rond et a surfaces lisses, conséquemment plus difâciie à agglomérer, pouvait glisser sous une pression trop forte et ne pas présenter toutes les garanties désirables de résistance et de solidité.
C'est ce qui a amené à remplacer ce sable par une matière éminemment hydraulique, qui n*est autre que du laitier de hauts-fournaux d'une nature spéciale.
Les laitiers sont préalablement convertis en un sable très léger, dont le grain présente sur toutes ses faces des aspérités qui le rendent très propre à un mélange intime avec la chaux hydraulique.
Les briques et pierres blanches de la Société Nothomb et C** sont faites avec des laitiers ainsi préparés et mélangés, dans des proportions convenables, avec de la chaux hydraulique.
L'exposition de ■■. Noihomb et C** est tout entière consacrée à la prosentation de produits de ce genre.
MM. Nothomb ont voulu nous donner la notion absolue de l'aspect extérieur, de la consistance et du poli des belles pierres de taille.
 cet effet, à l'entrée du pavillon des forges du Nord et immédiatement à gauche, sur un piédestal en tapisserie élégante, ils ont soumis à l'examen des visiteurs d'abord un soubassement avec les moulures traditionnelles, au milieu de moellons appareillés, biseautés pour la construction courante, les pierres d'angle, etc.
Âu-dessus ils ont ûguré une sorte de chapiteau avec moulures en creux d'un aspect artistique.
Enân ils ont surmonté ces différjButs objets de voussoirs et d'une clef de voûte ouvragés et moulurés.
Le grain est pour ainsi dire à la disposition du fabricant selon la ânesse des matériaux employés et la destination. La couleur qui, ordinairement, se rapproche de celle des pierres de taille calcaires, blanc légèrement jaunâtre, peut être modifiée à volonté, de sorte que l'on peut donner à ces produits l'aspect de toutes les pierres de pays possible, puisque l'on peut faire varier les grains de couleur.
Quant à la densité, elle est remarquablement moindre que
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celle des pierres ordinaires, et intermédiaire entre la pierre ponce et le calcaire compacte.
Par leur solidité, leur légèreté et leur prix peu élevé, ces matériaux ont prouvé qu'ils pouvaient remplacer très avantageusement la Drique cuite et la pierre de taille.
Ces produits ne craignent ni la gelée ni Tair salin. Ils durcissent à Tair.
Les expériences faites au Conservatoire des Arts-et- Métiers et à rÉcole des ponts et chaussées de Paris, ont démontré qu'après cinq mois de fabrication, la résistance des briques était déjà de 23.000 kilog., soit 112 kilog. par centimètre carré. Après huit mois, cette résistance dépasse 150 kilog.
Citons encore comme avantage :
La régularité pour ainsi dire mathématique des pièces faites au moule, qui permet d'obtenir des parements parfaitement
Slans. Cette régularité entraine aussi comme conséquence une iminution considérable de la main-d'œuvre qui est réduite de moitié, et une notable économie dans l'emploi du mortier (un tiers environ).
Mais ce qui surtout frappera les esprits, c'est que la pierre blanche Nothomb possède une résistance plus grande, et coûte trois fois moins cher, ce qui permet de l'employer économiquement, même dans les constructions les plus simples et les moins importantes.
En les mariant, soit à la brique rouge, soit à la pierre bleue, on obtient des effets décoratifs d'une grande variété.
Ces produits prennent aussi admirablement la peinture et peuvent se nettoyer comme la pierre à l'acide chlorhydrique.
Le moulage permet d'obtenir toutes les formes nécessaires à la construction. Les corniches et cordons sortent finis du moule, le travail du tailleur de pierres est supprimé.
Ëntin, les briques etpierres de ■■. Nothomb et Cie possèdent une qualité spéciale et très précieuse, sur laquelle nous devons attirer tout particulièrement l'attention. On peut en effet introduire des clous dans ces briques, sans les casser, ce qui permet d'éviter en grande partie les plâtrages pour les murs d'intérieur, et facilite beaucoup le lainbrissage.
En résumé l'application faite par mm. iVothoiiib,présente un véritable intérêt industriel. Il évite l'encombrement forcé autour des hauts-fourneaux et transforme une matière encombrante et sans grands emplois malgré les efforts faits dans ce sens, en une matière industrielle utilisable sur place.
Nous félicitons MM. Noihoinb de cette application de la métallurgie à la construction.
Nous venons de passer en revue, depuis la monographie de Denain, toutes les expositions contenues dans le désormais fameux Pavillon du Nord. Ce monument restera dans la mémoire des visiteurs comme une merveille de goût et un véritable triomphe comme ensemble pour la métallurgie française.
Nous allons compléter notre étude par les autres usines du Nord et de l'Est.
Ofand. Fx^ix
Ernest DERVAUX-IBLED
à VieuX'Condé (Nord)
M. Erneni Dcrvanx-Ibled expose dans la classe 41, caté do Tavenue La Bourdonnais, à gauche de l'entrée de la classe 4*;, les produits de son industrie. Cette exposition comporte tous les articles composant la boulonnerie, la ferronnerie pour chemins de fer.
Le soubassement de sa vitrine est tapissé de boulons bruts de différentes dimensions, depuis le boulon de plus de un métro de longueur jusqu'au boulon le plus petit. Le panneau vertical est garni de tendeurs de wagon à une ou deux boules, de chaînes d'accrochages munies de leurs crochets, etc
Sur un autre panneau, est étalée toute la gamme en grosseur et longueur des boulons tournés et ajustés. C'est très complet et très soigné.
Le panneau supérieur nous montre enfin dans un arrangement gracieux et de bon goût tout ce que cette maison fabrique: boulons, rivets, brides et ferrures diverses.
Dans la classe 61, M. ncrvnnx-ibicd expose également quelques-uns de ses produits, c'est à peu de chose près la même exposition que nous avons vue classe 41. Nous y remarquons cependant un boulon monstre II a 1 m. 20 de longueur et 0 m. 2U de diamètre. La maison Dervau^K est une des premières qui, ayant substitué l'acier au fer, a su obtenir ainsi des résultats remarquables. Ces derniers ressortent clairement des chiffres provenant de rapports faits sur 245 expériences qui ont eu lieu comparativement sur diverses pièces en fer et en acier.
msTORiQiJi:
La Maison Emest Dervaax-Ibled, à Vieux-Condé e^t très ancienne, sa fondation remonte à 1828.
Les tableaux suivants montrent l'accroissement successif de cette importante maison.
Nombre d'ouvriers.
Salaires annuels . .
ANNÉE 1867