fr
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En 1840 Parties couvertes 1 .2*74 mq. ) a ooo *
— non couvertes ... 5 . 108 ] ^'^^ En 1856 — couvertes 3.721 ) i* oin
— non couvertes... 10.591 { a».»*^ En 1872 — couvertes 10.508 J lo k«q
— non couvertes... 8.075 S ' ^ En 1889 — couvertes 18.848 ) ol ^^i
non couvertes .. . 5.889 ( ^***^'
Terrains environnant l'usine 43.557 j «^o qia
— les deux cités.... 9.259 ] ^^'^*^
— la cité route de Condé 34.144
Total général en 1889 108 . 997
Détail des appareils et des maeliines eonstitiiant le matériel en fonetionnemeiit
1* 14 générateurs, ensemble 850 chevaux.
2» 7 machines à vapeur.
3* 10 pilons à vapeur.
4» 1 cisaille à vapeur.
5» 730 machines-outils comprenant: tours, cisailles, tarau-
deries, presses, rabotteuses, etc.
6*» Transmissions (longueur totale) = 1.2C0 mètres. 7* Voies ferrées (embranchement avec la gare) = 870 m. 8* Petites voies desservant les ateliers entre eux = 1.930 mètres.
Produetion en 1999
Soixante-dix millions de pièces, non compris les pièces de forge de toute nature et dont le nombre s'élève à plusieurs millions.
Installations liysiéniques des ateliers
Les meilleures dispositions sont prises, aân d'assurer partout une aération suflisante ; toutes les murailles sont fréquemment badigeonnées à la chaux vive et, pendant les chaleurs, on effectue de fréquents arrosages.
Des boissons rafraîchissantes sont distribuées aux ouvriers; ceux travaillant au feu reçoivent également du vin.
En vue d'éviter tout accident, toutes les machines sont entourées de grillages en fer
Assistanee
!• Distribution gratuite de charbon aux ouvriers, pères de trois enfants et plus, ainsi qu'aux vieux ouvriers.
2* Distribution également gratuite de pommes de terre aux familles nécessiteuses et aux vieillards.
3^ Vêtements, lits ot literies aux anciens ouvriers et aux familles nombreuses
4« Allocation annuelle aux deux médecins de la Société de secours mutuels, dite de Saint-Eloi, pour les soins que reçoivent gratuitement des femmes et des enfants d'ouvriers.
S"" Versements annuels à la caisse de retraites des employés, fondée en 1857 par M. Dervaaxet dont le capital est aujourd'hui de plus de 55,000 ft*. fournis pour la majeure partie des deniers ae M. Dervanx.
6» Approvisionnements constitués aux ménages des ouvriers, et à des prix très réduits, des denrées alimentaires telles que pommes de terre, haricots, etc.
T Emmagasinage de quantités considérables de produits en cours de fabrication, en vue de procurer du travail pendant rhiver et d'éviter ainsi des chômages.
En 1881, 1882 et 1884, trois cités destinées à lo^er les ouvriers dans^ des conditions exceptionnelles de salubrité, ont été érigées.
Ces logements, au nombre de 80 sont de trois types différents.
L'un se compose de maisons contiguës composées chacune de 4 et 5 places, cave, grenier, remise, lieux d'aisances et jardin ; elles sont habitées par les ïamilles les plus nombreuses.
Le deuxième genre comprend des maisons absolument séparées les unes des autres, et composées chacune de quatre places, cave et jardin.
Enûn, le troisième groupe se compose de maisons jumelées adossées l'une à l'autre ; bien que d'un confortable irréprochable, elles sont destinées à des familles moins nombreuses ; elles comprennent trois places, cave, grenier, remise, lieux d'aisances et jardin.
Le prix de ces habitations varie de 8,500 à 4,500 francs, prix très peu élevé.
Indépendamment de ces logements, il y a un certain nombre d'habitations isolées dans la commune, acquises par M. Dervaox et occupées aussi par les ouvriers.
Le tout est occupé par des ouvriers et loué à des conditions telles que le revenu annuel, déduction faite des impositions et de l'amortissement, est à peine de 1 fr. à 1 fp. 50 O/o-
Pour s'assurer de la bonne tenue et de l'état de salubrité, des visites sont faites mensuellement et à des dates indéterminées.
M. Dervaux, sur le rapport qui lui est soumis, accorde des primes aux ménages qui sont le mieux tenus.
EdueAtioii
Tous les enfants de moins de 16 ans travaillant à l'usine fréquentent l'école du soir.
La plupart savent lire et écrire, connaissent les quatre règles de l'arithmétique et ont des notions d'histoire, de géographie et de dessin.
A la an de l'année scolaire, des primes, versées à la caisse
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d*épargne au nom des titulaires, constituent les récompenses que M. Dervuax accorde aux plus méritants.
Plus de 200 garçons et Hlles sont instruits aux frais de M, Dervauic.
Un cours de dessin, sous la direction des instituteurs communaux, a lieu pour les jeunes gens les plus capables, attachés à rétablissement.
De plus, et en dehors des heures de travail, des leçons de mécanique sont données dans Tusine aux jeunes gens qui paraissent doués des plus grandes aptitudes.
Dans chaque ménage d'ouvriers il y a une bibliothèque constituée par les livres classiques, de voyages et d'ouvrages recommandés par l'université.
Des abonnements sont pris à des journaux scientifiques, agricoles, et distribués gratuitement dans les cités.
moralité
Les jeunes filles occupées à l'usine quittent le travail un quart d'heure avant les hommes.
Les ateliers des femmes n ont aucune communication avec ceux des hommes.
Les ouvrières de moins de 16 ans reçoivent, aux frais de M. Dervaux, des leçons de couture, de ménage, etc.; elles sont tenues de justifier d'un certain degré d'instruction.
Lorsque les ouvrières se marient, après avoir passé cinq années consécutives à l'établissement, M. iicrvaax leur accorde à titre de dot, et suivant leur mérite, leur bonne tenue, etc. des objets mobiliers de première nécessité.
Chaque trimestre, des récompenses sont accordées aux ouvriers et aux ouvrières qui ont été reconnus les plus laborieux et les plus habiles.
Des primes sont également accordées aux ouvriers qui. chaque année, et en raison de leur sobriété, obtiennent de la Société de tempérance soit une médaille, soit un brevet, etx;.
Dans le but d'exhorter les ménages à se pénétrer des idées d'ordre et d'économie, l'établissement accorde en location aux ouvriers et moyennant un fermage représentant à peine 1/2
§0/0 du capital, des terrains en jardinage, situés au centre e la commune et par conséquent acquis à des prix excessivement élevés
Kparffne
La plupart des ouvriers ont des livrets de caisse d'épargne ; un service spécial est organisé pour faciliter aux déposants le placement de leurs économies.
Des récompenses sont accordées chaque année à ceux qui ont montré le plus de zèle pour cette œuvre.
Seeours, pension, retraite
Quatorze vieillards, anciens ouvriers, reçoivent de la Société de secours mutuels dite de Saint-Eloi, et cola grâce aux soins avec lesquels cette Société est administrée, une pension annuelle prélevée sur le revenu des fonds qui, depuis nombre
d'années ont été versés à la Société des Dépôts et Consignations.
Indépendamment de cette pension, M. Dervaux accorde à ces mêmes vieillards une allocation annuelle égale à ladite pension, et, en outre, des dons en nature tels que vêtements, etc.
Bien que, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des institutions du mé:iie genre, la Société de Saint-ËIoi accorde aux femmes et aux enfants des sociétaires les soins du médecin, les médicuaents ., les frais d'enterrement, etc.. celle-ci a pu malgré de très faibles cotisations, mais à l'aide des versements personnels de son président. M. Ucrvaux, arriver à un capital supérieur à 61.000 francs.
Lorsqu'un ouvrier est blessé, il est Tobjet de la plus grande sollicitude ; indépendamment des secours en argent, il reçoit de la viande, du vin, des œufs, etc., etc.
Les femmes en couches reçoivent des layettes et des secours en argent.
Une allocation journalière est accordée aux femmes et aux enfants des réservistes et des territoriaux pendant la durée de l'appel sous les drapeaux. Les sommes veraées de ce chef sont supérieures aujourd'hui au chiffre de 50.000 lianes.
liiSlitutioRS nouvelles
1** Organisation dans le canton de Condé d'un sous-comité de l'Union des Femmes de France.
Un cours spécial, dirigé par le docteur de la Société de secours mutuels de Saint-Ëloi, a été organisé dans l'établissement et on peut compter aujourd'hui plus de 50 jeunes filles ayant reçu 1 instruction nécessaire pour, le cas échéant, être à même de panser les blessés militaires et de leur prodiguer tous les soins.
Huit d'entre elles ont obtenu le brevet de l'Union des Femmes de France.
2* Organisation en 1887 d'une Union Agricole entre les cultivateurs du canton de Condé.
Plus de quatre cents membres ayant répondu à l'appel se sont fait inscrire.
Des conférences leur sont faites plusieurs fois par an, dans le but de leur faire comprendre les avantages d'une culture bien raisonnée, et afin de rendre plus profitables les explicatiuns qu'il leur donne verbalement, M. Dervaax a publié et fait distribuer aux membres de cette Union diverses brochures traitant de questions agricoles et entre autres de la nécessité de l'emploi des engrais chimiques.
3» Création dans le canton de Condé de plusieurs chami)s d'expériences appelés à démontrer l'efficacité des engrais chimiques joints aux fumiers de ferme.
Toutcelaesttrèscurieuxcommeessaisdesocialisme industriel.
Résumé des sommes versées pour les diverses Institutions de bienfaisanee» ete*
1* Allocation aux déposants de la Caisse d'Epargne, 1.1 50 fr. 2* Primes aux ménages bien tenus, 450 fr.
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3» Dots aux jeunes allés, 5.140 fr.
4* Récompenses aux éléyes, achats de livres, 4.S00 fr.
5"* Rétribution aux instituteurs et fournitures classiques, 31. nofr.
6"* Pertes sur la vente des denrées alimentaires, 8.425 fr.
1"* Indemnités aux lamilles des réservistes et des territoriaux, 5.1B0 flr.
8« Caisse de retraite des employés, 41.860 fr,
9« Dons à la Société de secours mutuels de Salnt-Eloi,' 95.528 fr.
10* Abonnements à divers journaux, achat de livres, 1.225 ïr.
11*» Union des Femmes de France, 1.800 ft».
IS*" Secours en charbon, etc., aux familles nécessiteuses, 5.400 fr.
13* Coût de la construction de trois cités, 240.000 fr.
14* Acquisition de maisons isolées, 45.000 fr.
En résumé, nous avons tenu, selon notre habitude, à mettre en relief tout particulièrement ce qu'on pourrait appeler le côté ouvrier des établissements Dervauic-lbled. L'outillage et la perfection de la labrication ne laissent, non plus rien à désirer et aujourd'hui que le boulon joue un si grand rôle en mécanique, il est nécessaire d'avoir une fabrique spéciale, merveilleusement outillée qui peut dire que rien de ce qui est « boulon et attaches de toutes sortes » ne lui est étranger.
Le Grand Prix a récompensé de si louables efforts.
lidEédallle d.'Ax*eexxt
SOCIÉTÉ
DBS
Laminoirs à Tubes et des Forges d'Hautmont
à Hautmont (Nord)
Dans la classe 41, cette Société nous montre dans une élégante installation :
Des tubes en fer soudés par rapprochement pour conduites d'eaUt de gaz, de vapeur et pour transmissions rigides.
Des raccords divers.
Des échantillons de tubes pour travaux de serrurerie.
Des tubes en fer soudés par recouvrement pour conduites à haute pression.
Des tubes en acier doux soudés par recouvrement pour chaudières tubulaires.
Diverses pièces en fonte moulée.
Dans une grande vitrine nous voyons des échantillons de tubes soudés par rapprochement ayant subi différentes épreuves ; aplatissement, compression et expansion. Nous remarquons spécialement des tubes ayant supporté victorieusement Tessai de l'aplatissement à froid. Le tube primitif s'est changé ici en fer plat; malgré cet effort on voit que le joint n*a subi aucune avarie.
D'ailleurs les serpentins et les courbes capricieuses qu*on a donnés à certains de ces tubes, démontrent parfaitement que ceux-ci peuvent supporter toutes les exigences d'une installation industrielle.
HElSTORlQIJi:
La fondation de cette Société date de IS'TS, et occupe un personnel d'environ 320 ouvriers ainsi répartis : 175 ouvriers occupés à la fabrication des tubes. 70 — — par la fonderie de fer.
60 — — a râtelier de construction pour finis-
sages divers.
Avant la fondation de cette maison, la France était complètement tributaire de l'étranger pour les Tubes de conduites de gaz et d'eau ainsi que pour les tubes destinés aux stores et travaux de serrurerie^
320 FORGES DE HAUTMONT
Il n'existait alors qu'une seule maison et elle s'occupait plus spécialement des tubes pour chaudières et tubes divers. Depuis une troisième usine s'est formée à Ânzin et elle ne fabrique que les tubes à recouvrement.
Actuellement, la Société des Laminoirs à tubes travaille activement à refouler les importations anglaises et allemandes dans les articles énoncés plus haut. Grâce à la place que la Société a prise sur le marché français, ces importations ont diminué environ de 2 millions de kilog. par an. Ce chiffre résulte des statistiques de douane.
La production moyenne par an est de :
2.500.000 kilog. en tubes à rapprochement. 1.800.000 — — à recouvrement. 2.000.000 — — en fontes moulées.
11 est à remarquer que les 4.300.000 kilog. de tubes que cette maison produit chaque année remplacent surtoat des importations étrangères. Ils nécessitent pour leur fabrication 5.500.000 kilog. de tôles et fers plats fabriqués en France, qui augmentent d'autant les débouchés des forges du pays.
L'exportation s'est élevée l'année dernière à 400.000 kilog. principalement en articles spéciaux.
En résumé nous voyons ici une maison qui s'est créée une spécialité très enviée qui la maintient en ne négligeant aucune recherche, aucun sacrifice. Nos félicitations à la Société des Tubes d'Haumont. On peut dire d'elle que ce qu'elle possède elle l'a conquis sur l'étranger, les armes industrielles à la main.
USINES DÛ lïOfeD S2i
liCédaille de Bronze
COSSET-DUBRUIiliE Fils