E, TURBOT
Citons en passant un exposé intéressant de la manière de fabriquer un maillon de grosse chaîne, représenté ici d'une manière très claire, par un échantillon pour chaque phase de la fabrication. Et parmi toutes ces chaînes et mis bien à leur
S lace comme sujets décoratifs, des ancres de différents moèles et différentes grosseurs :
Ancre ordinaire, jas en fer; ancre, pattes feuilles de laurier; ancre Trotman ; ancre, pattes hollandaises, etc.
Mais ce que je recommande aux gens du métier, c'est un bout de chaîne de 3*'',50 de longueur fait avec des maillons de 24 m/ra de diamètre qui a été raidi sous une charge de 28,000 kilog.; soit 30 k. 900 par millimètre carré de la double section. L'allongement a été de 18 0/0, et cet effort a été supporté vaillamment, car on ne volt aucun défaut de soudure apparent. Cet essai ainsi que les suivants ont été faits, en présence du garde- mines de l'arrondissement de Valenciennes, le 12 avril 1889. D'ailleurs, pour les incrédules, M. Turbot a placé dans un cadre le procès- verbal authentique et dont je donne ici un extrait :
Chaîne de 18 millim. de diamètre rompue à 16.800 kUog., soit 33 kilog. par millim. carré de la double section.
Chaîne de 20 millim. de diamètre rompue à 20.600 kilog., soit 32 k. 800 par millim. carré de la double section.
Chaîne de 24 millim. de diamètre rompue à 31.200 kilog., soit 34 k. 500 par millim. carré de la double section.
Chaîne de 30 millim. de diamètre rompue à 50.500 kilog., soit 35 k. 700 par millim. carré de la double section.
Chaîne de 31 millim. de diamètre rompue à 48.500 kilog., soit 32 k. 100 par millim. carré de la double section.
Chaîne de 40 millim. de diamètre rompue à 90.500 kilog., soit 36 kilog. par millim. carré de la double section.
Plus deux ruptures de chaînes de 38 millim. de diamètre 4 étais, faites récemment par VExpert du Bureau Veritas et
Crises dans des chaînes destinées à la Société générale de ransports Maritimes à Marseille.
L'une à 74.544 kilog., soit 32 k. 800 par millim» oarré do la double section.
L'autre à 75.727 kilog., soit 33 k. 300 par millim. carré de la double section.
Epreuves et eonditioiie de réeeptioiui
Aucune chaîne n'est livrée sans être d*abord rigoureusement éprouvée et visitée ensuite maille par maille, afin de s'assurer qu'aucune soudure ne laisse à désirer. Toutes celles montrant la plus petite trace de fatigue sont de suite coupées et remplacées.
Le fer emplové à la confection des chaînes provient exclusivement de la Société des Hauts-Fourneaux^ Forges et Aciéries de Denain et d'Anzirit et est de toute première qualité.
En 1882, lors de la loi sur la prime accordée à la construction maritime, la Maison E. Turbot, établit un outillage spécial qui lui permit de lutter avantageusement contre