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L'origine de la maison Peugeot frères, dit-on dans c les grandes usines, » est déjà ancienne ; elle remonte â l'année 1819. Depuis la création par MM. «I.-P. et «l.-F. Peugeot d'une première usine à Souscratet, près d'Hérimoncourt (Doubs), quels progrès ont été réalisés dans cette industrie I Cette
Sremiére usine avait été installée pour la fabrication des scies, es ressorts et des aciers laminés ; ses développements furent des plus rapides. En 1833. M. J.-p. Peugeot, aidé de ses fils, fonda à Terre-Blanche une usine, embryon du magnifique établissement où travaillent aujourd'hui plus de 900 ouvriers.
Dans l'usine de Terre-Blanche furent installés des forges, des martinets et tout un matériel pour la fabrication des outils de menuisiers, de charpentiers, de tourneurs, etc., etc.
En 1850, MM. Peugeot, après avoir pris un brevet pour un sj'stème de moulins à café de leur invention avec boite en bois, organes broyeurs en acier et réglage à ressort, entreprirent la fabrication en grand de ces moulins. Depuis, une série de modèles les plus variés de moulins en bois, eh tôle et en fonte et de concasseurs pour graines a été créée, et cette fabrication a pris un prodigieux développement, car, annuellement, plus de 350,000 moulins sont livrés à la consommation.
En 1869, MM. Peugeot entreprirent la fabrication des tondeuses pour chevaux; cette faorication, à laquelle est venue s'adjoindre récemment celle des tondeuses pour coiffeurs, est aujourd'hui une spécialité importante de la maison Peugeot.
En 1818, la fourche en acier lit son apparition sur le marché français. MM. Peugeot comprirent l'importance de cet article, d'abord peu répandu, en raison de son prix assez élevé, et virent dans la fabrication de cet instrument une excellente oooaiion d'utiliser le puissant oûtillai^a de Tusine de Terrp«
Blanche, qui fût mise en peu de temps en état de livrer une grande quantité de ces fourches à un bon marché incroyable. Aujourd'hui, plus de 400,000 fourches Peugeot sont annuellement fournies à Tagriculture.
Depuis longtemps déjà, Tusine de Terre-Blanche était insuffisante. En 1843, après la mort de M. Eugène Peugeot aîné, MM. Jules et Emile Peugeot créèrent avec leur neveu, M. L. Fallot, une Société à laquelle ils a|)portèrent Tusine de Valentigneyy dont ils étaient propriétaires, et fondèrent à Paris une maison de vente.
L'usine de Valentigney devint le siège de la nouvelle Société. Profitant de la force hydraulique fournie par le Doubs, MM. Peugeot établirent de puissants laminoirs, grâce auxquels, dans la période exceptionnelle d'affaires qui commença en 1852, ils purent arriver à une énorme production.
En 1855, l'apparition de la crinoline eut pour conséquence des demandes considérables d'acier laminé, et Ml^i. Peugeot purent se féliciter d'avoir créé un outillage capable de satisfaire aux besoins de la consommation qui prirent une telle importance, qu'ils durent songer bientôt a augmenter encore cet outillage déjà si considérable.
La création de l'usine de Beaulieu, voisine de celle de Valentigney, s'imposa; les travaux, commencés en 185*7, sous la direction de M. J. Peugeot, furent conduits avec une telle promptitude qu'à la fin de la même année la nouvelle usine était en pleine marche.
La production de ces trois usines a Suivi depuis une progression sans cesse croissante; elles se trouvent aujourd'hui en pleine activité, ainsi qu'en témoigne hautement l'Exposition de 1889.
C'est pour récompenser une industrie florissante, la grande solidarité qui unit les frères Peugeot dans la lutte et une supériorité attestée par des exportations nombreuses, que le Jury a donné la plus haute récompense à MM. Peugeot frères.
^Cédallle de IBronze
EBSTEIN Frères
Fabrlccuits de Limes à Farvtlle (Meurthe-et-Moselle)
Dans une vitrine horizontale surmontée d'une vitrine verticale, MM. EbBteln frères nous montrent un grand choix de limes et râpes de tous genres et pour tous les emplois.
Dans la vitrine supérieure, nous voyons rangées en panoplie des limes à grains uns dites limes douces. 11 y en a de tons les profils, limes plates, carrées et à biseau, rondes, mironaes.
Au milieu se détache en rayons, piquées dans une couronne de liège de petites limes dites queues de rato. En bas, les limes
Sropres aux sculpteurs et qui servent à fouiller les profoneurs du marbre. A droite et à gauche se trouvent des gammes de limes rondes et demi-rondes et des râpes demi-rondes; çà et là sont rangés les outils propres à la profession de tailleurs de limes, marteaux, ciseaux.
Dans la vitrine du bas, au milieu des collections de limes de grandes dimensions, ces messieurs exposent un lot de ces outils ayant servi aux épreuves de résistance au travail.
Ces expériences ont été faites chez et par la Compagnie des Chemins de fer de l'Est.
Les résultats pour un essai de dix heures de travail ont porté sur des limes de 0^,40 de longueur et d'un seul côté. Ils sont condensés dans le tableau suivant qui nous a paru intéressant :