CHAPITRE III
LES PORTRAITS DANS LES MANUSCRITS ENLUMINÉS DE CHARLES VI AU XVI* SIÈCLE
Les portraits de Charles VI sont beaucoup moins abondants que ceux de son père. La seule miniature exposée dans laquelle on pouvait le reconnaître est celle qui se trouve au commencement d'un exemplaire des Grandes Chroniques de France (1). Le volume fut terminé en 1379 : plus tard on ajouta en tête de la première partie un tableau représentant le sacre d'un roi. C'est une œuvre extrêmement intéressante, moitié grisaille, moitié peinture. Tout concorde pour nous persuader qu'il s'agit bien là du sacre de Charles VI. Le roi y apparaît très jeune, sans barbe, les cheveux blonds ou roux, ainsi que les avaient son père et son grand-père Jean II ; mais les traits ne rappellent ni l'un ni l'autre de ces princes.
La reine Isabeau de Bavière n'était pas, à l'Exposition, beaucoup plus favorisée que son mari ; elle n'y était figurée qu'une seule fois, et non d'une façon particuliè-
(1) Bibl. nat., ms. fr. 2813 (Cal. des P. F., & partie, n° 51).
rement remarquable: dans cette miniature l'enlumineur l'a montrée recevant des mains de l'auteur, Christine de Pisan, un recueil de poésies (1). Pour suppléer à cette pénurie de portraits d'Isabeau, j'en signalerai, en dehors de l'Exposition, un seul, mais d'un intérêt exceptionnel. Il se voit également en tête d'un volume de poésies de Christine de Pisan. La femme de Charles VI y est représentée dans sa chambre à coucher toute tendue de draperies aux armes de France et de Bavière; elle est entourée de six de ses dames. On admirera dans cette œuvre la très grande habileté avec laquelle sont traitées les physionomies des personnages, ainsi que l'exactitude recherchée des costumes. Les détails de l'architecture et du mobilier sont infiniment précieux. C'est une des plus curieuses scènes d'intérieur que je connaisse (2).
Il n'est pas non plus pour Christine de Pisan de meilleur portrait que celui qui se trouve en cette merveilleuse miniature. Le manuscrit qui la contient fut présenté par l'auteur à la reine Isabeau entre 1410 et 1415. Plus tard il passa probablement entre les mains du duc de Bedford, régent de France, puis dans celles de sa seconde femme, Jacquette de Luxembourg, pour arriver enfin, au XVIIIe siècle, dans la bibliothèque d'Edward Harley, comte d'Oxford (3). Les portraits
(1) Bibl. nat., ms. fr. 836 (Cat. des P. F., 2« partie, n° 102).
(2) Le manuscrit qui contient cette belle peinture est au British Muséum, ms. Harley 4431. La miniature a été reproduite en couleurs dans l'ouvrage de Henry Shaw, Dresses and décorations of the Middle Ages (Londres, 1843), et en noir dans le t. III des Œuores poétiques de Christine de Pisan, publiées par M. Maurice Roy (Société des anciens textes français, Paris, 1896).
(3) La collection Harley entra, on le sait, au British Muséum en 1753. Voir une notice très complète de ce manuscrit par M. Paul Meyer dans l'édition de M. Maurice Roy citée plus haut, t. III, p. XXI-XXIV.
de Christine de Pisan sont d'ailleurs fort nombreux ; elle s'est fait représenter en tête de la plupart de ses ouvrages, et Dieu sait si cette femme de lettres avait la plume facile. Trois de ces portraits se voyaient dans les vitrines de l'Exposition : l'un dans un exemplaire de la Cité des Dames (1) qui a appartenu au duc de Berry, un qui la représente écrivant son livre de la Mutation de fortune (2), et enfin un troisième en tête d'un recueil de ses poésies (3). Il y en a d'autres en différentes bibliothèques : l'Arsenal notamment en possède un qui n'avait pu être exposé (4). Tous ces portraits se ressemblent : le costume ne varie pas non plus. Christine y apparaît toujours vêtue d'une robe assez largement décolletée, avec manches ajustées et bandes pendantes. Sa coiffure est partout identique : c'est l'escoffion ou haute cornette blanche, à deux pointes montant des tempes.
On s'est beaucoup occupé de l'iconographie du duc de Berry, frère de Charles V (5). Nous avons de ce prince un assez grand nombre de portraits, qui, il faut l'avouer, ne se ressemblent point tous entre eux. Le plus remarquable est probablement celui qui figure dans l'admirable livre d'Heures de Chantilly dit les Très riches Heures, que le duc d'Aumale acheta à Gênes en 1856. Jean de Berry y est représenté de profil, coiffé d'une lourde toque de fourrure ; il est assis devant une table bien servie, au milieu d'un luxe inouï. De très nombreux familiers et serviteurs l'entourent : on
(1) Bibl. nat., ms. fr. 607 {Cat. des P. F., 2* partie, n° 66).
(2) Bibl. nat., ms. fr. 603 {Cat. des P. F. , 2« partie, n° 101).
(3) Bibl. nat., ms. fr. 836 (Cat. des P. F., 2« partie, n° 102).
(4) Bibl. de l'Arsenal, ms. n° 2681, fol. 4.
(5) Voir notamment Inventaires de Jean duc de Berry, publiés et annotés par M. Jules Guiffrey, 2 vol. (Paris, 1894, 1896).
pourra sans doute nommer plusieurs de ces personnages quand l'iconographie du moyen âge aura été mieux étudiée (1). Selon toute vraisemblance, ce beau tableau serait l'œuvre de Pol de Limbourg et de ses frères. C'est à un artiste non moins célèbre, Jacquemart de Hesdin, qu'on doit les miniatures des Grandes Heures du duc de Berry et par conséquent aussi les cinq portraits du duc qu'on y remarque (2). Au même peintre encore reviendrait l'honneur d'avoir représenté le prince dans les Très belles Heures très richement enluminées, qui sont conservées aujourd'hui à la Bibliothèque royale de Belgique (3). A tous ces portraits si intéressants il en fallait naguère ajouter un qui ne le cédait à aucun autre : l'original a péri dans le funeste incendie delà bibliothèque de Turin. Les reproductions photographiques que nous en avons ne servent qu'à augmenter nos regrets (4). Le duc de Berry y était vu de trois quarts, et sa physionomie rappelait singulièrement celle que nous montre le dessin d'Holbein, conservé au musée de Bâle (5). Il y a encore un portrait du prince dans un manuscrit du Dialogue de Charles VI et de Pierre Salmon :
(1; Cet admirable manuscrit est au Musée Condé, n° 1284 {Cal. des P. F., 2e partie, /i° 72).
(2) Bibl. nat., ms. lat. 919 (Cat. des P. F., 2* partie, n°68).
(3) N" 11060 (Cat. des P. F., 2* partie, /i° 70).
(4) Cat. des P. F., 2e partie, n° 71. La reproduction de 45 feuillets à peintures de ce très beau livre d'Heures a été faite, en 1902, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'entrée de M. Léopold Delisle dans la Société de l'École des chartes et dans la Société de l'histoire de France. Le portrait du duc de Berry est à la pi. XLIV.
(5) Voir une reproduction du dessin d'Holbein dans Inventaires de Jean duc de Berry, publiés par M. Jules Guiffrey, t. Ie' (1894). Le même volume contient aussi le portrait de la duchesse de Berry dessiné également par Holbein. On n'ignore pas que ces dessins ont été faits d'après les figures agenouillées du tombeau du duc et de la duchesse à Bourges.
on peut dater ce livre de 1409 (1). C'est entre 1410 et 1416, c'est-à-dire peu de temps avant la mort du duc, que fut peint le portrait qui figure en tête du Livre des bonnes mœurs de Jacques Le Grant (2) : nous voyons là Jean de Berry avec des moustaches et au menton une barbe à deux pointes, ce qui ne lui était point habituel en sa jeunesse.
Notons aussi un assez joli portrait de la fille du duc, Marie de Berry, dans un traité de saint Bonaventure, Y Aiguillon de V amour divin, que cette princesse fit traduire, en 1406, par son confesseur, Simon de Courcy (3). Malheureusement, le temps a fait son œuvre et la peinture est endommagée.
Voici l'infortunée Valentine de Milan, à qui le prieur de Salon, Honoré Bonnet, offre un de ses livres (4). Le portrait ne manque point d'intérêt ; mais ce n'est pas une peinture, c'est un simple dessin au trait, ce qu'on nommait, à l'époque où il fut fait, un « portrait d'encre «.
En cette fin du XIVe siècle, qui fut l'âge d'or de la miniature, les portraits sont devenus excellents. On ne peut rien imaginer de plus gracieux que l'exquise image de Marguerite deClisson, peinte en son livre d'Heures, après qu'en 1387 elle eut épousé Jean de Blois, comte de Penthièvre (5). C'est à peu près dans les mêmes termes qu'il convient de parler des portraits du maréchal de Boucicaut et de sa femme, Antoinette de Turenne, qu'on voit représentés à genoux dans leur livre d'Heures (6).
(1) Bibl. nat., ms. fr. 23279 (Cat. des P. F., 2* partie, n° 10k).
(2) Bibl. nat., ms. fr. 1023 (Cat. des P. F., 2* partie, n° 74).
(3) Bibl. nat., ms. fr. 926 (Cat. des P. F., 2e partie, n" 103).
(4) Bibl. nat., ms. fr. 811 {Cat. des P. F., 2' partie, n° 82).
(5) Bibl. nat., ms. lat. 10528 {Cat. des P. F., 2* partie, n° 84).
(6) Ms. de la collection de Mme Jacquemart André (Cat. des P. F., 2e partie, n° 86). Voir: Les Heures du maréchal de Boucicaut, par M. le comte de Villeneuve (1889), avec reproductions en couleurs.
Il ne manque aux enlumineurs inconnus de ces deux volumes que d'avoir donné à leurs peintures les dimensions des tableaux.
Le hasard avait bien fait les choses en rapprochant dans les vitrines de l'Exposition les portraits de deux des héros les plus populaires de France. On y voyait, en effet, à côté du maréchal de Boucicaut, l'illustre bâtard d'Orléans, comte de Dunois. C'est dans son livre d'Heures que se fit peindre le héros, mais si petit qu'il faut l'examiner à la loupe pour connaître les traits du compagnon de Jeanne d'Arc. Le précieux volume appartient aujourd'hui à M. Henry Yates Thompson (1). L'œuvre peut être datée de 1440 environ. C'est encore vers cette même année que fut fait le livre d'Heures d'Isabelle Stuart (2). Le manuscrit renferme deux portraits, celui d'Isabelle et celui de son mari, François Ier duc de Bretagne. L'exécution en est médiocre, mais les physionomies n'ont rien de banal et l'on peut croire que les portraits sont ressemblants.
Je ne dois pas omettre Charles VII dans la série des rois de France, bien que, par une fatalité singulière, aucune miniature exposée n'ait pu être considérée comme nous donnant ses traits. Il n'en faudrait pas conclure toutefois que la physionomie de ce prince nous est inconnue ; c'est, au contraire, le roi dont les portraits offrent le plus d'authenticité. Tout le monde a admiré le célèbre tableau du Louvre attribué à Jean Fouquet (3). D'autre part, il est impossible même aux esprits les plus prévenus de ne pas
(1) Cat. des P. F., 2' partie, n° 115. — Comparer ce portrait de Dunois à celui que possède M. Gabeau, d'Amboise (Cat. des P. F., P* partie, n° 52).
(2) Bibl. nat., ms. lat. 1369 (Cat. des A. F., 2' partie, n° 111).
(3) Cat. des P. F., 1" partie, n° 38.
reconnaître Charles VII (fig. 6) dans le roi mage agenouillé du livre d'Heures d'Etienne Chevalier à Chantilly (1). Je n'insisterai pas sur les divers portraits de cet Etienne Chevalier qu'on voit dans ce même livre d'Heures, non plus que sur celui du tableau de Berlin (2) ; ces chefs-d'œuvre de Jean Fouquet ont été loués comme il convient.
11 serait fort séduisant de voir un portrait de Marie d'Anjou dans la reine qui reçoit des mains de Robert Blondel le manuscrit des Douze périls d'enfer de la Bibliothèque de l'Arsenal (3) ; mais la femme de Charles VII mourut en 1463, Robert Blondel en 1461, et c'est en 1454 ou 1455 que ce dernier composa son ouvrage à la demande de la reine. Or, les costumes, les coiffures féminines notamment, ne permettent pas d'assigner à la peinture une date aussi reculée. Tout ce qu'on peut dire, c'est que le volume a été exécuté avant la mort d'Antoine de Chourses, c'est-à-dire avant 1485, puisqu'on constate sur la première page la présence des armes ajoutées de ce personnage et de celles de Catherine de Coëtivy, sa femme, avec leur chiffre composé des lettres A. K. Quoi qu'il en soit, le dessin de cette miniature est excellent, et sans doute elle eût été plus remarquée si la peinture n'avait souffert par le frottement. Lorsque Montfaucon la fit reproduire dans ses Monumens de la monarchie françoise (4), le volume qui la contient était dans la bibliothèque de M. d'Aigrefeuille, président en la Cour des comptes de Montpellier.
De Marie d'Anjou à son frère, le bon roi René, la
(1) Voir : Chantilly, Les Quarante Fouquet, par F.-A. Gruyer, membre de l'Institut (1897), pi. VIII.
(2) Cat. des P. F., 1™ partie, n° 4/.
(3) Ms. n°5207 (Cat. des P. F., 2« partie, n°225).
(4) Tome III, p. 279.
transition est facile. René d'Anjou est l'un des princes les plus sympathiques du moyen âge finissant. Aucun autre n'eut un goût aussi prononcé pour les arts et particulièrement pour la peinture. On croit qu'il fut lui-même enlumineur ; en tout cas, il accueillit volontiers les artistes, et il se fit représenter très souvent; c'est le prince dont les traits nous sont le mieux connus : il n'était point beau. Il est vrai que plusieurs portraits nous le montrent vieux, le visage couvert de rides, la bouche privée de dents, autant qu'on en peut juger par le relèvement disgracieux de la mâchoire inférieure. Nos yeux s'étaient accoutumés à à ce vieillard que nous voyons figurer, en compagnie de Jeanne de Laval, sa seconde femme, sur les volets du Baisson ardent de la cathédrale d'Aix (1), ou encore sur le diptyque du Louvre (2). Une curieuse peinture de son livre d'Heures nous offre un roi René jeune (3). Est-ce vraiment le roi René, ce jeune homme aux joues pleines, aux moustaches frisées, au menton orné d'une longue barbe à deux pointes? A vrai dire, le premier moment n'est pas favorable à la reconnaissance. On reste incrédule, comme les enfants qui n'admettent point que leur grand-père, si grave maintenant, a joué jadis comme eux ; mais, quand on contemple à loisir cette peinture, le doute s'évanouit assez vite. Le même livre d'Heures contient aussi de Louis II duc d'Anjou, père de René, un portrait intéressant (4).
On sait combien a été étudiée, ces temps derniers, l'iconographie de Louis XI. Le dernier mot a été dit par
(1) Cat. des P. F., P' partie, n° 78.
(2) Cat. des P. F., Pe partie, n° 79.
(3) Bibl. nat., ms. lat. 1156 A, fol. 81™ {Cat. des P. F., T partie, n° 117).
(4) Ibid., fol. 61.
M. Henri Bouchot, qui a signalé de ce roi des portraits inconnus jusqu'ici (1). Dans les manuscrits exposés rue Vivienne, une seule miniature pouvait être considérée comme nous donnant ses traits, le frontispice des Statuts de V ordre de Saint-Michel (2). La peinture, qui est excellente, a été attribuée avec beaucoup de vraisemblance à Jean Fouquet (3). Outre le portrait du roi Louis XI, elle contiendrait encore ceux d'un grand nombre de personnages connus : le héraut Montjoie, Jean Bourré, Louis de Laval, seigneur de Châtillon, le connétable de Saint-Pol, Jean II, duc de Bourbon, Louis, bâtard de Bourbon, comte de Roussillon; puis de l'autre côté du tableau, c'est-à-dire à gauche, Jean Robertet, Gui Bernard, évêque de Langres, Antoine de Chabannes, Charles de France, frère de Louis XI (4), et quelques autres qui n'ont pu être identifiés. Tous ces portraits sont fort beaux, d'un art souple et très moderne, peut-être un peu embellis. On sent, en les contemplant, que le moyen âge est fini et que les enlumineurs ont décidément fait place aux peintres.
Deux des personnages de ce tableau avaient encore leurs portraits dans des manuscrits exposés : ce sont Louis de Laval, seigneur de Châtillon, et Louis, bâtard de Bourbon. Le premier est représenté trois fois dans son livre d'Heures (5); mais le portrait le plus remarquable est celui qui le montre agenouillé devant la Vierge et l'En-
(1) Gazette des Beaux-Arts, 3e période, t. XXIX (1903), p. 213-227.
(2) Bibl. nat., ms. fr. 19819 (Cat. des P. F., 2e partie, n° 132).
(3) Voir : O Paul Durrieu, Gazette archéologique, 1890.
(4) M. Henri Stein a signalé et étudié un curieux portrait de ce prince recevant des mains du sénéchal Robert de Balzac les privilèges de la ville d'Agen. Voir: Recherches iconographiques sur Charles de France (Paris, 1892).
(5) Bibl. nat., ms. lat. 920 (Cat. des P. F., 2« partie, m 153).
fant (1). C'était une des œuvres les plus intéressantes de l'Exposition. Quant à Louis, bâtard de Bourbon, qui mourut en 1487, il est figuré dans le tome III d'un Vita Christi deLudolphe de Saxe, traduit en français (2).
Un splendide manuscrit de la Mer des histoires, aux armes des Ursins, contient les portraits de deux membres de cette famille, un prélat et un chevalier, agenouillés et priant au-dessous de la Cour céleste (3). On connaît plusieurs portraits de personnages appartenant à la même famille, notamment le Guillaume Jouvenel des Ursins, du Musée du Louvre, attribué à Jean Fouquet (4). Dans un autre tableau du Louvre sont figurés Jean Jouvenel et sa femme Michelle de Vitry, accompagnés de leurs onze enfants. On trouvait encore des portraits de membres de la famille des Ursins dans le célèbre Missel de Jacques Jouvenel détruit lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville en 1871 (5).
Ce ne sont pas évidemment des chefs-d'œuvre que les portraits qui se voient dans la Somme le Roi, copiée, en 1464, par Jean Hubert pour Isabeau d'Ecosse, duchesse de Bretagne (6). Au premier rang figure la duchesse Isabeau, puis Marguerite de Bretagne, qui épousa François II, duc de Bretagne, et Marie, fille d'Isabeau et femme de Jean, vicomte de Rohan. On ne saurait douter que ces peintures aient été exécutées en Bretagne. L'art breton du XVe siècle n'est point joli, mais il
(1) Fol. 51.
(2) Bibl. nat., mss. fr. 177-179 (Cat. des P. F., 2* partie, n* 150).
(3) Bibl. nat., ms. lat. 4915 (Cat. des P. F., 2* partie, n° 108).
(4) Cat. des P. F., 1™ partie, n° 45.
(5) Quelques illustrations de ce beau volume avaient, avant la catastrophe, été reproduites en couleurs dans Paris et ses historiens par Le Roux de Lincy et L. M. Tisserand (Paris, 1867).
(6) Bibl. nat., ms. fr. 958 [Cat. des P. F., 2' partie, n° 136).
Fig. 6