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EDUCATION DE PRINCE

Que parce qu'à Néron bambin, Sans doute, il donna la fessée.

Pour Aristote, en vérité, Il n'eût été bientôt que cendre Si par lui le grand Alexandre, Un jour, avait été fouetté.

Et, bien qu'il en soit pour prétendre (Je cite plus bas mon auteur) Qu'il est loisible au précepteur D'user de ce moyen peu tendre A l'égard même d"un grand-duc, Mais seulement sur une fesse, Dans mon esprit, je le confesse, Suh ju.dice lis est aclhiic.

Et ce sera donc pour en rire

Et non pas pour le croire vrai,

Qu'à ce propos je parlerai

Du gros livre que vient d'écrire

Un monsieur Busch, qui de Bismarck

Fut le secrétaire honoraire.

(A Berlin, chez chaque libraire,

On a ce livre pour un marc.)

Plein d'une assurance étonnante

Et que personne ne dément.

Ce très honorable Allemand

Rapporte que la gouvernante

De l'actuel Guillaume deux

Se vengea fort bien d'une offense

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Qu'à la limite de Tenfance

Lui fit ce prince hasardeux.

Sans s'informer s'il est de mise,

Ou non, de fouetter un dauphin,

De représailles ayant faim,

Elle lui leva la chemise,

Et, se disant que, pour princier

Qu'il soit, dès qu'il est punissable,

Un fessier princier est fessable

Ainsi que tout autre fessier,

Du battoir de sa forte paume

Elle tala très dignement.

Pendant un assez long moment,

Les fesses du jeune Guillaume.

La chose faite : ^ Monseigneur,

Ce n'est que contrainte et forcée

Que je vous donnai la fessée ;

Et j'en soufïre aussi, sur l'honneur ! »

Soupira-t-elle. la main lasse.

— « Tu souffres aussi? » répondit

L'impérial petit bandit ;

« Mais, dis... est-ce à la même place ? «

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