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LE MANCHE

Mon Dieu ! que la femme s'agite,

Moi, j'en suis tout à fait daccord,

Et c'est tout simple, mais encor

Sied-il que ce ne soit qu'au gîte ;

J'entends au logis conjugal,

Et principalement à l'heure

— Pour elle, en ce cas, la meilleure

Du bon tête-à-tête légal.

Et lorsque je dis « tête-à-tête »,

C'est une façon de parler.

Dont juse afin de vous celer

Le mot propre, pas très honnête ;

Puisque, par une étrangeté

Que j'estime assez colossale,

Un mot propre peut être sale.

Dès qu'un censeur l'a décrété ;

De sorte que fciel ! que c'est bête!)

M faut dire, pour parler bien,

Parfois, d'un chat que c'est un chien, Et d'un... pied que c'est une tête I Donc, pour y revenir, j'admets Que la femme dans son ménage Se remue à se mettre en nage. Oui. Mais je n'admettrai jamais Que, tout le long de la semaine, Pour, à notre imitation.

Faire de l'agitation, Au dehors elle se démène.

Et je trouve ça très bouffon, Les prétentions qu'elle exhale, Etant de l'avis de Chrysale Quant à la forme et quant au fond.

Pourtant, la voyez-vous contente De savoir connaître un pourpoint D'avec un haut-de-chausse ? Point !

C'est autre chose qui la tente.

Elle qui dessus ses genoux, Naguère encor, berçait son gosse, Veut faire à présent du négoce.

Et, même, voter comme nous.

C'est peu pour elle d'être peintre.

Sculpteur, docteur ou bien auteur; Elle voudrait être électeur.

Alors, elle serait au cintre !

(J'écris « cintre » pour « paradis », Parce que, comme rime à « peintre >>, Il n'existe, en français, que << cintre » ; C'est toi, Quittard, qui nous le dis.)

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