PERSONNAGES
MIRABEAU JIM. Pall Deshaïes.
VALRAS Cl.ÉME.NT-JuST.
MARQUIS DE MIRABEAU Gaspabi.
BAILLI DE MIRABEAU Boutïr.
BEAUMARCHAIS René Dioiek.
LE VICOMTE DE MIRABEAU H. Richard.
M. DE LA FARE Moxti.
PLACIAL MoRTiMEB.
LE CHEVALIER G. Michel.
PICARDET Charlev.
PLANTADE Samson.
GERMAIX Vivier.
DE GUKRIN Chevalibr.
DE RIEUX Cbervei.
POPAREL Dalleu.
LE GAZETIER Lbduc.
GARÇON UE CAFK Adbun.
PRÉVILLE Daossisr.
BAILLY Ga^to.v.
CABIROL ; Dalleu.
UN EXEMPT Lbcomte.
UN SERGENT Lécdteb.
JULIE DE RIEUX Miiies Roussbil.
HENRIETTE DE NEHRA A. Kellï.
MADAME DE PAILLV Raucoubt.
PASC.ALETTE Jennt Rosb.
MADAME GUÉRIN Aubianb.
ALDINE Jkallt.
LISON
ANDRÉE A. KoLLBR.
UNE FEMME DE CHAMBRE Pacle.
NANETTE Schwartz.
UN ENFANT • PtTiTE Edgé.mb.
Il n'appartient pas àTautcur d'une pièce de théâtre, — surtout lorsque cet auteur est un critique, — de juger publiquement son œuvre. Tout au plus lui est-il permis de l'expliquer.
Le drame nouveau que vient de représenter le théâtre des Nations, est un drame historique, genre difficile, surtout aujourd'hui. La tâche est toujours délicate d'évoquer du fond du passé certaines figures diversement jugées et de faire, sur le théâtre, une œuvre qui touche de près à la politique. C'est le moyen le plus sûr de courir le double risque de ne contenter personne : ni les amis, ni les adversaires. L'important, il est vrai, est d'avoir, si l'on peut, la foule pour soi.
La critique a bien voulu reconnaître dans les Mirabeau, le sentiment qui a dicté la pièce. Il ne m'appartient pas d'en pallier les défauts ni d'y chercher les qualités. Cela a été fait, et bienfait; et le meilleur moyen de donner de l'autorité à sa propre critique, c'est de respecter celle de ses confrères.
Ce qu'on me permettra de dire, pourtant, c'est qu'à l'heure où le drame est chassé de presque partout, il n'est peut-être pas mauvais de lutter en sa faveur et de livrer, à ses risques et périls, des batailles sur ce terrain littéraire.
Ce drame est vrai, dans les caractères et les détails, sinon dans la fable même. Au théâtre, l'histoire ne suffirait pas. Ces Mirabeau, cependant, que je mets en scène, sont des types tout faits pour le théâtre. Victor Hugo parlant des discussions qui ont lieu entre le père et l'oncle de Mirabeau l'orateur, compare la correspondance des deux vieillards, du mar([uis, ui'seau hagard élevé entre quatre tourelles, comme il dit lui-même, et du bailli, à une scène de haute comédie dramatique: « Ce père et cet oncle, dit le poète, ce sont les » deux types éternels de la comédie ; ce sont les deux » bouches sévères par lesquelles elle gourmande, en- » seigne et moralise au milieu de tant d'autres bou- » chcs qui ne font que rire; c'est le Marquis et le » commandeur, c'est Géronte et Ariste, c'est la bonté » et la sagesse admirable, duo auquel Mohère re- » vient toujours :
l'oncle.
Où voulez-vous courir?