‹ Les mirabeauChapitre 105 sur 131 · SCÈNE PREiMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREiMIÈRE

LE BATLLT, GERMAIN.

LE BAILLI

Mon frère est sorti ?

GERMAIX, époussetant les meubles.

M. le marquis est allé faire un tovu' au bord de la Seine et tout seul. Depuis que madame de Pailly...

■ . Il fait signe qu'elle est partie.

LE BAILLI

Oh !... celle-lcà ! Le diable m'emporte !

GERMAIN

S'il existe. . il le fera ! Mais monsieur le bailli a lair bien guilleret.

LE BAILLI

Oui... j'ai mis dans ma vieille tète de réconcilier mon neveu avec mon frère.

GERMAI\.

Ce sera difficile ! M. de Montmorin, un ministre a essayé de faire entendre raison à M. le marquis, mais tarare...

LE BAILLI

Eh bien 1 moi, qui ne suis pas ministre, Dieu merci, je vais tâcher de réussir où M. de Montmorin a échoué. Gabriel et mademoiselle de Nehra sont du complot, tu nous aideras, Germain.

GERMAIN

Oh ! de toutes mes forces...

LE BAILLI

Mademoiselle de Nehra est là!...

11 montre la droite.

GERMAIN

Bien!...

LE BAILLI

Et mon neveu est dans le pa\illon l;\-bas!... tu Tiras chercher tout à l'hourc, quand mon frère sera ici et que je te ferai signe. Me voilà passé faiseur de comédies..- C'est la iin du monde.

GERMAIN

Monsieur le marquis...

LE BAILLI

Oui... 11 faut brusquer les choses, ce serait trop cruel, h la fin, que cette pauvre petite qui attend là, toute tremblante, soit la victime de son héroïque dévouement, et puisque mon neveu l'aime décidément, puisqu'il l'adore, nous verrons bien si tous ces scandales ne peuvent finir.

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