SCÈNE II Le MARQUIS, LE BAILLT, LE VICOMTE
LE BAILLI, apercevant le vicomte.
A Argenteuil, toi, vicomte?...
LE MARQUIS
J'ai rencontré ce garnement sur la route... à cheval!...
LE VICOMTE
A cheval! La pauvre bête en est même poussive!
LE MARQUIS
Ainsi, André, le roi?...
LE VICOMTE
Hésite... il faudrait halaj-er ces rebelles. Je m'en chargerais avec mon régiment de Touraine ! Mais puisque le roi semble renoncer à son pouvoir, volontiers, moi,, je briserais mon épée, n'aj-ant plus à défendre un souverain qui abdique !
LE MARQUIS
Comme tu deviens sérieux !
LE VICOMTE
C'est que l'heure est grave !... Allons ! mieux vaut encore se faire tuer en luttant contre le rébellion... quoique, je l'avoue, j'eusse préféré un autre trépas !...
LE BAILLI
Celui de cet Anglais qui mourut noyé dans un tonneau de Malvoisie !
LE VICOMTE
Précisément, seulement il faudrait un tonneau si large pour mon ventre. (Riant.) Au fait, il y a la grosse tonne d'Hidelberg ! J'y songerai !... Au revoir, mon père.