ACTE TROISIÈME
gloire !... Mais pars donc, misérable !... Et au détour de la rue, la prison, les recors 1 Les recors ! ah ! c'est à devenir fou !
Henriette fait un pas vers la porte du fond. — Placial paraît, suivi bientôt d'un homme convenablement vêtu, portant de l'argent.
Qu'est-ce encore ?
PLACIAL.
Un homme qui vient d'apporter cela. De l'argent !
De l'argent, à moi?...
PLACIAL.
Oui, monsieur le comte.
De qui vient cet argent ?
PLACIAL.
De votre frère, sans aucun doute, quoique le porteur n'ait pas su trop m'expliquer... Il ne s'agit point d'affaires, m'a-t-il répondu, vous direz à M. le comte de Mirabeau que c'est un partage fraternel... il saura bien...
HENRIETTE
C'est M. le vicomte...
PLACIAL.
Ce n'était pas un laquais de M, le vicomte, c'était plutôt un garçon du pharaon... très pressé, et comme j'ai entendu tout à l'heure M. le vicomte dire au bailli... si je gagne au jeu, mon frère aura sa part...
C'est André... Tète folle... cœur de frère... Te faut-il ma signature ?
PLACIAL.
Non... Il n'a rien demandé... il est parti...
MIRABEAU, à Plaeial.
Et si ce n'était pas André !... Mais c'est impossible ! ah! j'aurais payé chacune de ces pièces dor d'un atome de ma chair... Sauvé!... Li])re daller, de venir, d'être moimême !... Plaeial, ouvre les portes toutes giandes ! M. de Mirabeau paie ses dettes !
HEXRIKTTE.
Et maintenant rien ne l'arrête! Il est libre! Au revoir, comte !
Au revoir, mademoiselle, et bientôt auprès de vous, j'irai chercher du soleil en Provence.