‹ Les mirabeauChapitre 97 sur 131 · ACTE QUATRIÈME ilo · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME ilo

Et pourquoi ai-je peur à présent? — S'il v avait là-dessous quelque machination infâme ?

LE VICOMTE

Une machination !... Oui, il y a un danger peut-être. Cet argent tombé du ciel, tes relations avec Beaumarchais et les agioteurs... Si l'on disait que pour payer ton luxe... tes frais d'élection... Eh! parbleu le grand air de la calomnie! Basile est toujours vivant ! Si l'on disait que tu t'es vendu?.. .

Vendu!... Voyons, voyons. Quand cet argent m'a été apporté, Valras était chez moi, Valras est hbre,.. si je savais où il est, il pourrait affirmer...

Il est ici, je l'ai aperçu.

Ah! demander à Valras de me prêter son serment, l'autorité de son honneur pour me défendre, moi, moi! Et pourquoi non? Dans le péril a-t-il dit?... Eh bien, il y a un péril, je le sens, un péril caché. Ah! si je ne pouvais prouver... si je ne pouvais m'expliquer!... Perdu!... Déshonoré! Ose donc parler ensuite au peuple, misérable !

LE VICOMTE

Gabriel!... Je t'en conjure!... Voyons, rassemble tes esprits... Est-ce que tu ne peux donc pas?...

Je peux!... Oui, je peux relever le front, et répondre à madame de Pailly — car je reconnais l'ennemie — que quelles que soient les mailles dont on l'enserre, le taureau de Provence saura faire face à ses ennemis et les envoyer rouler clans la poussière !

LE VICOMTE

Eh ! tes ennemis, les voici, et ce sont mes amis, justement! Vite à l'orage!

Mirnheau reçrarde arriver les ffpntilshommes.

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