III. — PÉRIODIQUES
Analyse des papiers anglais (on s'abonne chez Le Jay). 14 novembre 1787-19 novembre 1789). 102 numéros.
Epigraphe : Possunt quia posse videri.
Voir, au sujet de ce journal, que Mirabeau contribua à fonder, mais auquel il ne coll.ibora pas longtemps, t. IV, p. 69 et 70, des présentes études.
États généraux. Paris, Le Jay, 1789.
Epigraphe : Novus rerum nascitur ordo.
Deux numéros, l'un des 2-4 mai 1789, l'autre du 5 mai
C'est ce journal, supprimé par arrêt du conseil du 7 mai (V. t. IV, p. 276 et 277, des présentes études), qui fut ensuite continué par Mirabeau, d'abord sous le titre de : Lettres du comte de Mirabeau à ses commettants, pendant la tenue des Etats généraux de 1789, et suivantes, jusqu'au 24 juillet 1789, puis sous le litre de Courrier de Provence, journal paraissant trois fois par semaine.
Mirabeau n'a rédigé lui-même, au moins en grande partie, ses Lettres à ses commettants que jusqu'à la onzième (13-17 juin 1789) exclusivement. Les lettres 11 à 19, rédigées par Dumont et Duroveray, ont encore été remaniées par lui.
Jusqu'en novembre 1790, le Courrier de Provence fut rédigé par Dumont et Duroveray.
Depuis le mois de novembre, d'autres collaborateurs, notamment Reybaz, Méjan et des écrivains encore plus obs-urs (Guiraudez notamment) furent chargés par la maison Le Jay de concourir à cette rédaction. Dumont ne cessa complètement sa collaboralion qu'en mars 1790, par
« une discussion sur l'esprit monastique et les communautés religieuses », dit-il ; Duroveray continua la sienne d'une manière peu suivie pendant quelque temps encore. A partir du mois de février 1790, la direction même du Courrier de Provence passa de Mirabeau à Glavière, qui plaça comme directeur du bureau du journal Jean- Baptiste Say.