PRÉFACE VII
ne l'aurais jamais achevé sans le secours de son souvenir.
J'ai visé avec persévérance, au travers des occupations différentes et des épreuves qui n'ont pas manqué à ma jeunesse, à atteindre le but qu'elle m'avait marqué. Si j'ai lentement avancé vers ce but, c'est que j'étais très pénétré des difficultés de ma tâche, et très peu sûr de mes forces ; c'est que mon respect du public et du nom de mon père m'interdisait de livrer trop vite un complément trop indigne de l'œuvre à laquelle mes deux volumes devaient faire suite.
Je n'ai eu que des recherches de détail à ajouter à celles qui avaient été déjà faites par mon père. Ai- je du moins réussi à traduire exactement sa pensée dans l'étude de l'existence la plus semée de contrastes, dans l'appréciation du caractère le plus complexe dont l'histoire du dix-huitième siècle fasse mention? C'était toute mon ambition personnelle; c'est en ce sens que j'ai dirigé tous mes efforts.
Pour, remplir ma mission, je devais m'attacher avant tout à établir, à mettre en lumière