‹ Les miracles devant la scienceChapitre 5 sur 5 · LK8 HIR&OLKS · texte numérisé non relu

LK8 HIR&OLKS

■ Autrefois, dit il, les dons extraordinaires ile l'&sprit étaient donnés màma aux indignes, parce qae alors l'Eglise avait iesotn de miracles ; mais aujoard'hui, ils ne sont pas marne donnés aux dignes parce qae VEglise n'en a plus besoin. »

Ceci induit à penser que si, par un retour comman aux choses d'ici-bas, l'Eglise, dont saint Chrysostôme est un des plus fervents adeptes, venait à péricliter, il serait besoin que le don de miracle hit, ainsi^qu'au début, conféré même aux indignes. — 2^ be, or not tobe, dirâ-t-on. — Oui, question de vital intérêt. Mais, alors que l'iutérât commande, sur quelle sincérité peut-on bien compter î . Dans un gouvernement tliéocratiqna — et il n'est pas d'Eglise qfil ne nourrisse l'ambition de le devenir — tout acte doit porter le sceau de la divinité. Plus une Eglise est discutée, plus, surtout elle est menacée, plus il y a pour son- avenir nécessité de faire croire qu'elle a Diea de son côté. Si le miracle tarde à, s'accomplir, force est donc bien, à un certain mo~ jnent, de le supposer accompli. . . Voilà sur quoi l'on peut compter.

D'un autre côté, monarchique ou tbéocratique, si défectueux que soit le principe de gouvernement qui régit un peuple, il ne saurait empêcher les sociétés de suivre l'éternelle loi des choses de la nature, en passant de l'enfance à la maturité. II ne saurait être oompressif au point d'étouffer absolument cette aptitude à réfléchir, à comparer, à discerner, & se faire

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en toat sa propre opinion, qoi est l'apanage de la virilité pour les nations comme pour les individus. C'est pourquoi les légendes merveilleuses, qai, & l'âge de formation des sociétés, abondent et sont acceptées sans discussion, se font rares de plus en plus à mesure que les sociétés progressent et que l'esprit public mûrit. C'est pourquoi les efforts des Eglises défaillantes, pour réchauffer alors la foi en promulguant de nouveaux prodiges, se heurtent aax sanglantes ironies du sens commun et sont voués A l'avortement.

Toujours est-il que, depuis les temps les plus reculés de l'histoire, tous les gouvernements qui ont pris pour principe.le droltdivin, et tous les dogmes qui ont eu quelque ingérence dans la politique, ont été fondés sur la croyance populaire à des faits miraculeux.

Comme le déclare si nettement saint Chrjsostâme, l'Eglise catholique n'y a point failli. D'innombrables miracles — accomplis même par des indignes — ont marqué ses débats. En frappant des intelligences incultes, leur récit a singulièrement facilité ses premiers pas.

On peut même aller plus loin, sans crainte d'être taxé d'exagération. Elle s'est appropriée tonte la sorcellerie mythologique. Elle s'en est tellement assimilé l'esprit que, dans sa conception du surnaturel, 11 se retrouve tout entier.

Ce pacte, signé avec toutes les supercheries da passé, a condamné sans retour l'avenir du catholi-

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^Bm« k sas oaptirases éqciToqoes, 4 sep insMitena^ Ue» afflcmstions.

Pfl^e égUM commenoa {oc aoBnettro la nanihe 4bs chosaB A l'influence d'Ane volonti atumaiurelle, ft laquelle elle fttto'ibna nne inoessante activité. QUe Qoqsacre an même tempe, ea la reconQaissant.eD tète de ses dogmes, la réalité d'an priacipe rtmAt^iannf. D(Ht mc^ns agisaani.

La Toili forcément cooâaite.4 faire la'past de^MH DiabU en même temps.qae oeUe de ion Diea.

Son vice redliibitoire, son arrêt de montsuntUi

Btne nonB y. trompons pas : dws la doottine «atËoUqtte, ^ra^Uqne eii.romaiae, la. part du Diable eat, large. On ne t'oublie pas un aeol iastaat II se rappelle an souvenir d«3 âdàles par son infatigable parM<^i99tion h. leurs menas soins de chaque jour.

A de malveillantes taquineries ne se bosœ PMW polSBance. Parfois elle écUtfla,veç au êt>oa.yaatabIe fracas. Tout aussi ais^ent que Ifis aainta du Parar dis, il apparaît, il ordonne, il s'incarne Aans le «oifjmi mêmâ dn possédé. *

Nous voici, vous le voyeï, nentréa dans le doniaine «çci|«nté.d9 merreillatu.

ISflV-sentonteftt yselim noM Kéaent» dm fonto: d«

saints peraonnagaa connue sa ««rvcdtt de lenr'don de mlracde>pOQv onire; mtis elU adAiet>lrtMi% dd dogiae esseatiel les maléfices et la possesstolD.

Al o&tt dâ Molaa s8 cMUTtaùt d'an pafftt db m^obtasta ea«n faisant périr \<^>,^<y^ d'osé plftia hideos». (Nombraa XVI) ;

it ûdtë d'BMséBi érdqmfDt dSnx odrs fasfosti^as pour dévorer des enfants qui l'avaient plaisants anr aa'«alvitle ;

Desaiat Ambroisai livrant sanb soaol à Satan, tn> homme qai avait Comtaiis un très-gros péchi6v (I^ geniB de' saint j^n^roise, T. Il,- p. 69)' ;-

De saint Barnabe, maodûsaat na temple oi: des' hoiOmaÀ et des femmes célébraient nna fêta at en écrasuit plasiears sons leS' débris de l'édiâcoy que stàà malédictions avaient ébranlé. (Légende de aaMt

De sainte Angèla, ajiant obtenu de Dida la'gr^ spéciale qn'il lai eolev&t sa mère et ses antrea parents, le^uets étaient un grand empêchement à sa perfection. (Vie de sainte Angèle de Foligno, par le frère Âmand, son confesseur) ;

De saint François d'Assises, livrant au diable qni l'emporta aussitôt, nne femme coupable d'avoir batta • du tambonr pendant qu'il prêchait ;

DO' saint Colomba' (la plas rageur de tou8)j qvA paM« sa vie À prédpiter les brigands en anfert àrendre Inintriligibles les grimoires des savfOitat à boolaverser las bibliotbàqaes des écolian, A troubler

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la stratégie des géaérauz, à faire sombrer les navires. (MontcUembert. — Les Moines d'Occident- T. III., p. 113 à 162);

A càté de tons ces exploits et d'une foule d'aatres

non moiDs mémorables, apparaissent dans les fastes

■ dn catholicisme les lamentables histoires des nonnes

de Lonviers , de celles de Loudnn et d'Urbain

Qrandier.

Partout l'esprit dn mal, partout les déjnons, les sorciers, la magie, les maléfices — le tout éclairé à la sinistre lueur des bûchers de l'inquisition.

Et, c'est logique. Une des snperstitioas les plus dangereuses qui soient en honneur au sein de \a secte catholiqae, consiste dans la croyance aussi absolue' à l'intervention du démon dans les actes des hommes, qu'à celle de la divinité.

Les faits à l'appui de cette superstition sont consignés dans les rituels. BUe-méme est conforme aux dogmes, orthodoxe de tout point.

Militante, l'Eglise voile sa doctrine avec une sage . prudence. Maltresse, elle l'impose avec une arrogante autorité. Par tons les temps, elle la conserve dans son indissoluble intégralité, avec la Jalouse obstination qu'on lui connaît.

Quant â la science, dans les maléâciés comme dans les miraculés, elle voit des malades. Aux mêmes causes elle assigne les mêmes effets. Le genre seul de la scène qui se joue sous ses yeux varie. Librettiste et exécutant n'ont pas changé.

"TIFVXKTUL 8CIENCB

,,^jfar«ligi^it4,.l« nesrvosisDU, voilà, aven l'a^piil ^ ci^WBStançes â^jnvantos qae nons avpns fUial^T Sl^i,J^daa]c ficUaradunt l'axtravagaace my&Uqae mt le dàtastable produit.

Ces gaufrages .^iicciQSfiifa de l^rajacnban^ine por,>^ t«qtfln eux quelque chose d^ivofooidinentattristmit. ^ jk.foTCB ^ qiesarer les écrits où tan,ï d'autres opX sombré, pa se prend & craindre ua tnAme sort pour «oi-ménie. , ., ,,. .

1^ yérlté est qi»e, l'équilibre nn^ Scia rompu, le ^JaU^restdifflcile. Les condition^ organiques domt-fj ii^o,t toi^t) et le^ conditiotts organiques on les subit,, on^n'y commanda pas. , , , .,

,^^e,^eyi^ntpas foiiqulTevtvm^isnql n'çst aaspi;^ de.nepasétrefuujbieqm, ^oj-tont, ^'it - B'ttft^ndty^ fpx excitations ^utimeatales dénature à primer le» droits du diaceroemeut. ( , . ,,,.,,

Et puis, & la compromission si aisée 4^8 îndividua;: lltis, isolées, T.leQt s'ajouter cellf des .collectivité^ . Ççmment d^.f^c'D^f ABsez cy;i)plè.tpmçnt.lp8 pi^jug^î I^r,qnejiles., armes ^ssez puif^^tfl^ combattre. V4gq^i r^pfie ; fin«lle djgue .^sez rési^t^nte opposer an opt^^r t/^KÏf^ )r(jufiiie9^,^n ,(^v^f,..|pour.,iPii^i9H(l}r,.,ïiB» masses '^eoatre le choc des formidables éventuMlté»

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auxqaèUes l'humanité est exposée f La déseapéranea dans r^iveniri l'énervement IndëpeAdant de'tonta Tûlonté, l'apathie, l'égulsme, ces Traita empoisoniidil de grandes calamités sociales d'hier, ne seront-ilà pas ceux des calamités que nous apjtorte demain?'' ' Sommes-noas destinés à sabir l'écœurant spectacle d'épidémies morales comparables à celles dont ont été victimes les flagellants, les convulsionnaires, les camisards, les possédés, les iUttmiaés de tontes les époques ; et qui nous dit que nous-mêmes, au premier plan de la scène, nous ne serons pas acteurs î - Sauroits-nous résister à l'entralnament de l'ii^iïtationY Sommes-nous assez solides, aasez s&rs de nous pour tenir tète à la toarmente qui en empoi'terà plusieurs f

' Unfln, les agissements actuels des clériâaux n'ontils pas de quoi donner à pensert — Le but éài' ostensible, tangible, avoué. Il ne s'agit de rien autrd que de substituer la suprématie dâ la légalité relî-' gieuse h celle dé la légalité civile. Une fols li, on aura autorité pour faire prévaloir lea préceptÀs' •dogmatiques dans leur absolue intégralité. Et, je ■■ vous en réponds, ce n'est pas d'une sinécure que Satan, alors, sera investi.

' Où nous voyons de pauvres malades à qui non» demandons qu'on prodigue des soins intelligents, on nous forrera £ reconnaître un courrier de cabldet de la divine providence, ou un' secret agent de Lucifer. ' On nous obligera de' vénérer l'uià, et de jeter siir '

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t|autre l'anathëme. Si nous refusons, si nous nous entètonsi c'est que nous sommes complices de l'esprit <l,tt mal. Et, des suppôts de l'Enfer, vous savez ce qu'on en fait. : . L'améuité des errements d'autrefois nous répond de la douc<9ur de ceux que l'on tient en' réserve.

;Je ne plaisante pas. Les rituels sont là; elles rituels renferment la texte des dogmes ; et il faut pratiquer les dogmes. Hors des dogmes, il n'est paa^ de salut

Rassurons nouj. Ohl la danger existe; il est pres- «ant.

.C'est de Rome qu'il vient, et je pourrais nommer' an grand capitaine qui lui a infligé son véritable

nom

...... Puisque chancre il y a, je n'en sachft-

pas de si rongeur qu'une thérapeutique bien compris» aidée d'un vigoureux tempérament n'en puisse enrayer le pliagedenîsme.

Le serpent ronge la lime. La dent du serpent dis-" tille ah subtil veain. Mais, la lime est trempée d'iln pur acier'; la dent du serpent s'use.

La lima, c'est la France. Le serpent, c'est la' ObsuI.. . ■ ' ' ■

ii -^ -.. ■ ■•

M • ~ 1.KS MIRACLB» ■

, A toat praa^re , l'agitation (lâvrease , iéa^Jidonpée à laquelle nous voyoD» les catholiques sa livrer, porte un caractère de caducité qui trahit la décudeucede cetteEgUse. i. ,■

Une habileté consommée dans l'intrigue; une infatigable patienco à en renciaer indââniment les âls; ^aucpup d'audaoe dans les afflrçiations ; trop,de ^ruit ; une:inconsci3açâ étrange de l'état. int^lectuel et moral de la Soriété moderne ; une pitoyable indU gence de pensée ; une incapacité notoire à inspirer l'enthonsiasme ; une entente plus que médiocre de la mise en scène; voilà, ce me semble, les signes particuliers qui distinguent les instigateurs des burlesques capucinades auxquelles nous assistons pré- Bentement. . , .

Cela vous a des allures prétentieuses et vieillotes... Il y a de la démence sénile là-dessoos. ,

Le grotesque de leurs miracles suit une progrès^ fiion toujours croissante. Après la Salette aveclçs Jupons aux couleuis variées de M'i* de La Uarlièrs, Lourdes avec la caressante, pécheresse, en CQqapagni|9 d.'aD brillant officier. Après Lourdes, I^ontmain avec le transparent aux riches décors et la lanterne qui écj^irait trop, et ne se dissimulait pas asitez, , Après caus-U, an autre. Le plus récent —, je crois — (je n'ose trop af^rmer) comment -le désignt^rT ■ Sararce Notre-ïliaœe du Bosquet, ou^d'un ^pt)t autre

endroitt Lofait est que c'esf {ii 'cette foie qott

' l'apparition aurait eu lieu. ~

....... C.,o..glc .

DBVAMT Là. B

Ahl l'tiumaine sottise ast grande Mais Tooa

ayez ie délita, toqs qui soutenez'tout cela.

Les sectaires de l'observantismejcffent le temps venu de (ïémasquer leura batteries. Ce peut ètreiltile' et bon. L'insanité de leurs int^nôes a déjà defsiUé bien des yeux, détaché bien des indécis. ■ Depuis lé moyen-âge jusqu à nosjours, les efforts des médecins ont été rncessanis pour arracher les infortunés aliénés au triste sort que leur réservait le fanatisme.- Et c'est à la patiente accumulation de faits authentiques du genre de ceus que je signale qu« nous devons la rupture définitive entre ieshommes de science et les magiciens. '

C'est au dix-septième siècle que s'accomplit cette t&cbe hardie d'interpréter selon des données positives lés faits attribués au surnaturalisme, etcé service n'est pas un des moins éclatants que la science ait rendus à l'humanité .

En dépit de téméraires efforts pour courber de rechef l'opinion publique sous le joug des préjugés d'un autre âge, l'ensemble des notions acquises sui' la nature des phénomènes que nous avons analysés constitue la garantie de notre sécnriti.

Parles temps qui courant, j'ai pensé qu'il n'était pas sans intérêt d'indiquer au moins les principales de ces notions, do rassembler les plus frappants d'entre ces faits.

Ces documents précis, ces doctrines raisonnées, voilà un fonds de richesses qui doit éti'e commun à tout esprit indépendant. Que chacun y puise selon ses besoins.

On y trouvera des armes sûres pour combattre et terrasser tour a tour toutes les superstitions. Comme les ténèbres devant la lumière, ces superstitions s'évanouiront si Ion porte sur elles l'examen de la raison.

Que le genre humain, en passant d'une Eglise à une autre ait gagné quelque cliose en moralité et as liberté, cela se peut; mais le suprême mérite des dogmes est qu'ils aboutissent à ce qu'il n y ait plus que des esprits libres, affranchi.^ de tout fétichisme.

Aux prôneurs de miracles, opposons l^s connaissances que la science moderne nous livre, et, sans trêve ni relàclie, démasquons les imposteurs.

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