‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 22 sur 238 · S AE · texte numérisé non relu

S AE

NN

Annonciation IV

Miss. Rom., 4°, 16 septembre 1312,

Jacobus Pencius de Leucho

l'oreille droite de la SeVierge.A gauche est debout l'ange, nimbé; une bandelette ceint sa chevelure et son front ; sespiedssontchaussés de sandales ; sa main gauche tient une branche de lis:

sa main droite levée fait le geste de la bénédiction. Sur la droite, au second plan, se dresse un portique à arcades soutenu par quatre

colon nes. Sous ce

portique, dans la muraille de droite, s'ouvre une petite porte ; le fond, entre es deux dernières

colonnes, est fermé

par un treillage, audessus duquel on

aperçoit, au dernier

plan, un paysage montueux avec des maisons. Dans l'angle de gauche, en haut, apparaît Dieu e Père, en buste, dans une auréole rayonnante, bordé de têtes d’anges ailées. Au-dessous, le

fond est formé par des monticules et des arbres. — Assez belle gravure, dont la taille manque un

peu de finesse dans les détails.

VI. — Missaze Romanxum, 4°, 24 décembre 1515, Gregorius de Gregoriis. — Cette gravure est, sinon une copie, du moins une imitation très proche de la précédente. La S® Vierge, nimbée,

est agenouillée à droite, de trois quarts, les mains croisées sur la poitrine, la tête inclinée, devant

un prie-Dieu dont le pupitre est soutenu par deux petits anges posés en cariatides sur les faces latérales ; sur le prie-Dieu est un livre ouvert. La colombe céleste vole au-dessus de la tête de Marie, descendant vers son oreille droite. L'ange est debout à gauche, de profil, la jambe droite légèrement fléchie, le pied reposant sur la pointe; il est nimbé, ses pieds sont nus ; de la main gauche, portée un peu en avant du corps, il tient une branche de lis: sa main droite levée fait le geste de la bénédiction. Au second plan, à gauche, un portique voûté, à quatre ‘colonnes, supporte

une terrasse bordée d'une balustrade, sur laquelle s'ouvre une petite porte: une autre porte se

voit à la partie inférieure de la muraille, sous la voûte du portique. Le fond est fermé par un treillage à losanges, au-dessus duquel on aperçoit un paysage avec des arbres. Dans l'angle supérieur de droite, apparait Dieu le Père, nimbé, en buste, dans une auréole de nuages frangés de rayons,

bordés de têtes d'anges ailées. Le sol est pavé de carreaux. Près de l'angle inférieur de droite,

au-dessous de la S' Vierge, le monogramme JLA.. — Facture assez bonne et du même style que celle du bois qui a servi de modèle.

VI. — Missace Romanum, &, 1* août 1519, L.-A. Giunta. — La S® Vierge, les cheveux couverts par son manteau, les mains jointes, est agenouillée à droite, de trois quarts, devant un prie- Dieu orné de deux dauphins, et sur lequel est posé un livre ouvert. L'ange est debout à gauche, de

trois quarts, la jambe droite en avant: «

s pieds sont nus; de la main gauche portée un peu en avant

du corps, il tient une branche de lis ; sa main droite levée fait le geste de la bénédiction. Le fond

est fermé par une muraille percée d’une baie cintrée que flanquent deux colonnes et que surmonte

une balustrade. Au tiers de la hauteur de cette baie, s'élève une barrière à treillage en losanges,

au-dessus de laquelle on aperçoit un paysage avec des arbres. Ni Dieu le Père ni le S'-Esprit

n'apparaissent dans cette composition. Dans l'angle inférieur de gauche, le monogramme æa.. Quoique ce bois soit de la même main que le précédent, la facture diffère un peu : la gravure est

rèrement ombrée, et l'effet en est meilleur.

VIIL. — Missace Romano, 4°, 20 octobre 1520, Pencius de Leucho. — A gauche, la S' Vierge,

nimbée, les cheveux flottants, est agenouillée de trois quarts, tournée vers la gauche; son manteau,

ouvert, laisse voir la robe serrée à la ceinture; devant elle, un petit banc, faisant office de prie-Dieu,

porte un livre ouvert, près duquel repose sa main droite ;

sa main gauche est levée en avant de la poitrine, montrant la paume; elle tourne la tête vers la droite, où se trouve l'ange venant à sa rencontre. Celui-ci est de profil, sans nimbe, la chevelure ceinte d’un diadème ; la partie postérieure

de son corps et ses deux ailes sont coupées par le filet de droite du cadre de la gravure ; de la main

gauche il tient un sceptre terminé par une fleur de lis florencée’; sa main droite fait le geste

de l'indication, dirigé vers la colombe céleste qui descend, dans une auréole rayonnante, vers la

S' Vierge. Dans l'angle supérieur de droite, Dieu le Père apparaît en buste, nimbé, dans une

auréole rayonnante. Le fond est formé à gauche par une draperie qui tombe, touchant le nimbe de

Marie, et laissant entrevoir une baie cintrée, le long de laquelle se dresse une colonne ; cette colonne repose sur un entablement de briques qui s'élève à mi-hauteur de la composition ; à droite

du chapiteau, une petite fenêtre rectangulaire par où l’on aperc

it au lointain un paysage. Dans le

bas, à droite, au-dessous de l'ange, le monogramme VGO. — Cette composition s’éloigne quelque

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