ICONOGRAPHIE — ANNONCIATION
peu de la conception habituelle aux artistes italiens. La taille est fine, mais un peu dure, et donne à cette vignette l'aspect d’une gravure en relief sur métal.
IX. — Missae Romano, fol., 1°" avril 1530, L.-A. Giunta.— La S® Vierge est agenouillée à droite, près d'un prie-Dieu ; un livre ouvert est posé sur le pupitre de ce meuble, d’où tombe une draperie. Marie a les mains jointes, la tête un peu inclinée vers l'épaule droite, les yeux baissés; ses cheveux, que recouvre un voile, flottent sur ses épaules; son manteau est retenu par une cordelière lâche; sa tête est ornée (d’un large nimbe. Au-dessus du prie-Dieu est ouverte une
fenêtre par laquelle entre la colombe céleste, les ailes éployées, nimbée du nimbe crucifère, et
portée par une demi-auréole lumineuse; du haut de la fenêtre, un long jet de rayons darde oblique-
ment dirigé vers Marie. L'ange est à gauche; sa chevelure bouclée est ceinte d’un diadème de
pierreries ; sa main droite levée fait le geste de la bénédiction; de la main gauche, il tient un sceptre auquel s’enroule une banderole sans inscription. À terre, entre l’ange et la S' Vierge, est déposé un vase d’où sort un lis. Au plafond, à peu près au milieu du cadre de la composition, est
suspendue une veilleuse, à gauche de laquelle apparaissent deux petits anges en buste, tenant des
couronnes de feuillage. — Belle gravure, dont la composition et la facture trahissent l'origine allemande, reconnaissable surtout à la manière dont sont traités les vêtements. — Mr
AT
Romanum, 4°, janvier 1535, Petrus Liechtenstein. — La St Vierge est
agenouillée à droite, de trois quarts, les mains croisées surda poitrine; son manteau couvre ses che-
veux; devant elle est un prie-Dieu au pied duquel on voit un livre ouvert. A gauche, est debout
l'ange, la jambe droite lég
rement portée en arrière et reposant sur la pointe du pied; on ne voit que la naissance de ses ailes; ses pieds sont nus; des deux mains il tient, à la façon d’un cierge,
une branche de lis. A {droite et à gauche, au premier plan, s'élève une colonne décorée d’un motif
ornemental au trait. Au fond, sur la droite, un lit à baldaquin, dont on ne voit que la moitié ; sur
la gauche, derrière l’ange, une porte ouverte. Au-dessus de cette porte, dans l'angle, apparaît Dieu le Père en buste, entouré de têtes d’anges ailées ; un peu au-dessous de lui, l'enfant Jésus nu, tenant des deux mains une croix qui repose sur son épaule gauche, s’élance, la tête en bas, vers la S' Vierge. Le sol est pavé de carreaux. — Jolie vignette, d'une taille fine et élégante.
XI et XII. — Missae Romanum, fo/., 1542, Hieronymus Scotus. — Ce volume nous offre deux Annonciations à décrire. La première est un bloc d'encadrement plusieurs fois répété. A droite, en avant d’une porte de ville en arcade, effondrée à la partie supérieure, la S* Vierge,
nimbée, est debout, regardant vers la gauche; son pied droit repose sur un petit tabouret ; elle a la
main gauche à plat sur la poitrine; de la main droite, elle tient un livre fermé appuyé sur sa cuisse.
is, et faisant de la main droite le geste de la bénédiction. Dans la brèche ouverte au-dessus de l’arcade de la
À gauche, l'ange, nimbé, s’avance vers la Vierge, tenant de la main gauche un
porte, apparait la colombe céleste entourée d’une auréole. Au dernier plan, par l'ouverture de la porte, on aperçoit une ville au pied de montagnes. Derrière la S® Vierge, tombe une draperie qui part de l’angle supérieur de droite de la gravure. Dans le bas, au milieu, la marque
Le second bois est une vignette de texte, portant la même marque. À droite, la St Vierge est debout, de face, nimbée, la tête de profil tournée vers la gauche: de la main droite, elle retient
sur sa cuisse les plis de son vêtement ; sa main gauche est levée en avant de l'épaule, présentant