livre de sa règle, où on lit : nom : s. PLACIDYS. Les religieux
AvSse ve on RE | EE comme dans l’autre gravure.
| PsAL | Ix.; sa tête est ceinte
Nous avons dit que cette
d'un nimbe où est inscrit son représentation est une imitation
nom : SBENEDICTVS. St Maur de la première ; indépendam-
tient de la main gauche sa crosse ment des similitudes qui
et le pan gauche de la chape de pent tout d’abord, l'inscription
St Benoît ; à l'intérieur de son du livre que tient S' Benoît suf-
nimbe se lit son nom: s-MAvRvS. fit à l’établir. Si l'on se reporte
St Placide porte une mitre de la à cette inscription telle qu’elle
main gauche; sa crosse dres-
est figurée dans le A
sée s'appuie contre son épaule Giunta de 1506, on remarquera F
gauche ; de la main droite, il que le tailleur sur bois — ayant
tient la palme du martyre et le mal lu sans doute les caractères
pan droit de la chape de S' Be- tracés par le dessinateur — a
St Augustin. — Miss. Rom., 8e, 30 juillet 1506,
noît; son nimbe renferme son PRE traité ce texte avec quelque négligence. L’A final du premier mot avscvrr (4) est caché sous les doigts du saint; un second 1 a été ajouté au mot mLr; le Rr, seconde lettre du mot PRæceprA, est informe, ou plutôt il ressemble au nombre 1x écrit en chiffres romains, le x étant sensiblement plus petit que le r. Or, l'artiste qui a fait
le bois du Bréviaire 1562, a interprété le texte d’après ces incorrections, sans se donner la peine de
recourir au livre même de la règle des Bénédictins ; ayant lu rILu (au pluriel), il a complété le premier mot en le mettant aussi au pluriel : ayseyLraTe ; et, quant aux deux dernières lettres, il les a prises pour une indication abrégée qu’il a développée en: psaL. 1x, comme si les quelques mots précédents étaient une citation du neuvième psaume, entièrement étranger au sujet. Le copiste, dans la gravure du Missel Nicolini, 1580, a reproduit littéralement cette inscription, avec les mêmes erreurs. — De petits bois, moins importants que les précédents, représentent un trait de la vie de S' Benoît, analogue à celui que nous avons cité pour S' Jean. Les moines du Mont-Cassin, révoltés par la sévérité de la règle qu’il leur avait imposée, tentèrent un jour de l'empoisonner ; S' Benoît fit le signe de la croix au-dessus du breuvage mortel, et le vase qui le conte-
nait se brisa. Nous avons l'interprétation de cet épisode, par exemple, dans une vignette du Missale
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Romanum, 8°, 1543, Hieronymus Scotus (verso 213) : S‘ Benoît est debout, de face, vêtu de
la coule, la mitre sur la tête, la cro:
abbatiale dans la main gauche; il a la barbe longue ;
de la main droite, il tient un vase d’où sort un serpent ; à droite, un livre à terre :
; au fond,
des monticules, et, sur la gauche, un monastère, indiquant un fondateur d'ordre religieux. Dans des encadrements de page d'un Wissale ord. Camaldulensis, fol., 1567, Petrus
Liechtenstein, S' Benoit paraît en compagnie de S' Romuald, qui institua l’ordre des Camal-
dule
s, sous la règle des Bénédictins; entre les deux personnages est placé le calice aux colombes
qui figure dans le blason des au trait placée au-dessus Camaldules. (Cf. Cazice). du titre du Wissale ord. Cisterciensis, fol., 16 oc- ‘