AVANT-PROPOS XI
A la fête de S! Barthélemi, Apôtre, dans l’initiale ornée de l’'introït : Mihi autem nimis honorati sunt amici tui..., l’Apôtre en buste, tenant de la main droite un livre, de la main gauche un couteau.
A la fête de S' Louis, roi de France, pelit bois : S* Louis, couronné, tenant le sceptre de la main gauche et un globe de la main droite.
En regard de la fête de S' Augustin, bois de page : S' AuGusTIN, ET UN GROUPE DE
RELIGIEUX A SES PIEDS. — Dans l'encadrement de l'initiale ornée de l'introït : In medio ecclesiæ aperuit os ejus..., buste du saint évêque, tenant la crosse de la main gauche et un livre de la main droite.
En regard de la fête de la Nativité de la St Vierge, bois de page: NATIVITÉ DE LA S® VrerGe. — Dans l'iniliale ornée de l’introït : Salve, sancta parens.…., même sujet.
En regard de la fête de St François d'Assise, bois de page : S' François Dn’Assise RECEVANT LES STIGMATES. — Dans l’initiale ornée de l'introït : Gaudeamus omnes in Domino..., le saint ermite en buste, tenant un crucifix de la main gauche et un livre de la main droite.
A l'office de la Vigile des Apôtres Simon et Jude, petit bois : St Jude, tenant des deux mains un livre ouvert, une hallebarde passée dans son bras droit.
Enr
sujet dans l'initiale ornée de l’introït : Gaudeamus omnes in Domino.
ard de la féle de la Toussaint, bois de page: GrouPE DE sars. — Méme
A la féle de S' Théodore, martyr, petit bois : Un cavalier, l'épée haute, son cheval foulant aux pieds un dragon.
A la féle de S* Cécile, vierge el martyre, dans l'iniliale ornée de l'introït: Loquebar de
testimoniis tuis…, la sainte, nimbée, en buste, tenant une palme de la main gauche et un livre de la main droite.
À la fête de S® Catherine, vierge el martyre, dans l'iniliale ornée de l'introït : Vox de cœlis Catherinæ redditur..., la sainte, nimbée, en buste, tenant une palme de la main droite, les deux mains appuyées sur une roue.
Commencement du Commux nes Sants. — En regard de l'office de la Vigile d'un Apôtre répélition du bois de page : la Toussanr. — Dans l’initiale ornée de l'introït : Ego autem sicut oliva..., deux Apôtres, nimbés, l’un tenant un bourdon, l’autre un livre.
Viennent ensuite : Commun pes ApôrREes, — pes MarTvRs, — DES CONFESSEURS PONTIFES, — DES CONFESSEURS, — DES VIERGES, où sont répélés les petits bois précédemment employés.
À l'office pour l'anniversaire de la dédicace d'une église, à l'Évangile : In illo tempore, egressus Jesus perambulabat Jericho.…., petit bois : Jésus, suivi d’un disciple, parlant à Zachée monté sur un sycomore.
À la messe en l'honneur de la St Trinité, dans l’initiale ornée de l'introït : Benedicta sit sancta Trinitas.…, un buste à triple visage, nimbé du triangle, la main droite bénissante, la main gauche posée sur une sphère surmontée d’une croix.
A la messe en l'honneur des Anges, petit bois : S' Michel, l'épée haute, tenant une balance de la main gauche, et foulant aux pieds le démon.
À la fin du Missel, messes diverses pour les voyageurs, — pour les infirmes, — pour
l'anniversaire d'un pontife, — pour l'officiant lui-même, — pour une congrégation, — pour la
concorde des frères, — contre les tentations de la chair, — pour la rémission des péchés, — pour le salut des vivants, — pour la pluie, — pour les vivants et les morts, — pour le roi, — en temps de guerre, — pour les ennemis, — pour la pesle des animaux.
En regard de l'office des morts, bois de page : Morr pe La S' VrerGe. — Dans l’imitiale ornée de l'introït : Requiem æternam.…., buste de la Mort, tenant sa faux de la main gauche.
En dehors des illustrations que nous venons de passer en revue, et qui sont autant d'inter-
prétations du texte, le volume contient d'autres petits bois d'une signification moins parhcu-
lière: par exemple, pour tel Évangile, la représentation de l'Évangéliste avec ses attributs distinctifs ; aux fêtes des martyrs, la représentation d'un ou plusieurs personnages tenant des palmes, etc. Les dernières pages du Missel sont consacrées à différentes oraisons : exorcismes du sel et de l'eau ; bénédiction de l'eau, du feu, etc. Puis, vient le colophon, dont nous donnons
la teneur complèle :
Accipite, optimi sacerdotes Missale iuxta morë Romane ecclesie explelü : solertiq: diligentia castigatü : ac q3 plurimis frigijs à figuris auclorilatibusgs tam diuine scripture G; doctorü ad celebritatü conueniétiä per venerabilé patrem fratré Albertum caslelanü venelü decoratum : impésisgs Lucantonij de giüta florétini: Leonardo lauretano serenissimo veneliarus pricipe tperäte : Anno a nat di M. ceccc. vj. v. idus tanuariÿ : in alma venetiarü vrbe impressum : ? deuotis deum omnipotenté maximum celebralionib” studiosissime |vt debetis| colile : ad cui’ laudé tanto ministerio dignos vos efficere dignatus est. Laus deo.
À la suite du colophon, vient le registre et la marque de l'imprimeur. Nous rapprocherons de celte formule finale celle qui termine le Missale Romanum, &, 30 juillet 1506, Bernardinus
Slagninus :
Accipite oplimi sacerdotes mis iä cu; dili ordinis
ale iuxla morem sancte Romane ecclesie expletum : genhia reuisum ac fideli studio emendatum per fratré Petrum Arriuabenus : sancli Francisci de obseruantia. Nuper vero cum aliquib' missis : ac benedictiomibus alias nungs additis : Impressum Venetijs per dominum Bernardinum Stagnimum : Anno à salutifera incarnatione. M. D. vj. tij Kalendas augusti.
D'après les termes de la souscription du Mi
L Giunta : ac quam plurimis frigijs et figuris… decoratum, doit-on penser que le P. Albertus Castellanus, dont il y est fail mention, serait l’auteur des illustrations qui ornent l'ouvrag
? Ce n'est pas notre avis ; le passage du colo-
Phon du Missel Slagnino : jam cum diligentia revisum.. nous fait croire simplement que les éditeurs, au moment de l'impression d'un nouveau Missel, chargeaient un ecclésiastique du soin de vérifier si toutes les gravures fournies par les dessinateurs étaient conformes à la tradition religieuse, et leur demandaient en outre d'en indiquer la distribution dans le
corps de l'ouvrage, de telle façon que les
igneltes fussent le mieux possible adaptées au texte. Il s'en faut que tous les Missels que nous avons à décrire témoignent de cette scrupuleuse attention, sinon pour les bois de page, tout au moins pour les peliles vignettes du lexle ; dans
un bon nombre d’entre eux, les gravures sont réparties lant bien que mal, sans un grand souci