CAPITE
2. — Jean Gualbert prie l’abbé de S' Minias de l’accepter dans son ordre ; l'abbé, craignant la
colère du père du jeune homme, lui permet seulement de rester comme hôte à l’abbaye; mais, son
père étant venu le chercher, Jean Gualbert coupe ses cheveux et prend sur l'autel le froc monacal pour l’endosser. À gauche, on voit l'abbé et le père de Jean Gualbert conversant entre eux; à droite, devant un autel près duquel se tiennent deux religieux, le jeune homme se prépare à mettre le froc déposé sur l’autel. Entre les deux groupes, une banderole porte la légende: quesrrvs 4 PATRE HABITUM SVMPSIT AB ARA. *
3.— A la mort de l'abbé de S' Minias, les moines veulent lui donner pour successeur Jean Gualbert; mais il décline cet honneur, et, quittant le monastère avec un autre religieux, il se
rend dans un ermitage de Camaldules avec l'intention d’y fonder une communauté sous la règle
primitive de S' Benoît. Au milieu de la composition, on voit Jean Gualbert et son compagnon prosternés aux pieds de deux ermites Camaldules qui se tiennent à gauche; le premier, nimbé,
ste de la bénédiction. Au-dessus, une ban-
qui représente le supérieur, fait de la main droite le ge derole porte le légende: VADE ET IN NOMINE TRINITATIS TVVM INCIPE INSTITVTVM. À droite, Jean
Gualbert et son compagnon, arrivant dans une vallée ombragée par des saules (d’où sera tiré le
nom de l’ordre), y sont accueillis par deux ermites.
.— À droite, on voit le nouveau monastère de Vallombreuse, au seuil duquel se tient un
moine ; en avant, au premier plan, Jean Gualbert, nimbé, suivi de deux moines, revêt du froc monacal un postulant agenouillé devant lui, les mains jointes. À gauche, sont agenouillés deux
autres postulants et un moine, les mains croisées sur la poitrine, la tête levée. Au-dessus, une
banderole porte la légende STITVIT MONASTERIVM ET ORDINEM VALLIS VMBRO:
5.— À gauche, Jean Gualbert, nimbé, suivi d’un moine, fait des reproches à un abbéet à un
évêque qui trafiquent des choses saintes ; au-dessus, une banderole porte la légende: ABBATEM Er
‘EPISCOPVM SYMONIACOS PRÆDICAT. À droite, il fait donner à un mendiant par un moine le dernier
pain qui lui reste ; au-dessus, une banderole avec les mots: PANEM SIBI SOLVM PAVPERI TRADIT. —
Ces bloc
retrouvent dans d’autres Missels de Giunta. Le premier a été copié dans le Missale Urgellinæ sedis, fol., 15 janvier 1509, Bernardinus de Tridino, avec quelques différences: Ja banderole qui porte la légende, au lieu de se terminer au chandelier de gauche de l'autel, se
prolonge derrière le crucifix; devant le personne agenouillé, se trouve la marque À ; la
aille est inférieure à celle de l'original.
JEROME (S').— Déjà mentionné plus haut, à l'article Docreurs. Un petit bois placé à l'ofice du Missale Romanum, 4°, 3 juillet 1509, Stagnino, le représente chauve, avec une longue barbe, n'ayant pour tout vêtement qu'un manteau ouvert sur le torse et dégageant les bras, et
ermé au-dessous de la ceinture par un gros nœud; il est agenouillé, de trois quarts, tourné vers
a droite, tenant de la main gauche un crucifix à longue hampe, et de la main droite le caillou dont
il se frappait la poitrine pour se mortifier; à terre, devant le saint ermite, est posé un chapeau de cardinal, parce que la tradition lui attribuait cette dignité; près de lui, sur la droite, est couché le lion qu'il avait débarrassé d'une épine enfoncée dans une de ses pattes, et qu'il s'était ainsi attaché ;
derrière S' Jérôme, s'élève un monticule couronné par une 6
, attribut qui lui est donné à titre
de docteur ; au fond, à droite, paysage montueux.
Représentation du mème genre dans le Missale Romanum, 8°, 1543, Hieronymus Scotus. St Jérôme, chauve, avec une longue barbe, nimbé, demi-nu, est agenouillé de trois quarts, la tête levée, tourné vers la droite ; de la main droite, il tient un caïllou ; sa main gauche est appuyée sur un crâne qui surmonte un rocher au pied d’un arbre contre lequel est cloué un crucifix ; à gauche, au second plan, est le lion couché, de face ; au fond, à gauche, une
église.
Ce petit bois, réduit, avec quelques différences, orne le titre du Missale Romamum, 4°, 1552, du même imprimeur. S' Jérôme a les mains croisées sur la poitrine; le crucifix est accoté au tronc de l'arbre, la hampe reposant sur une petite branche; l'église n’est pas figurée à gauche; au-dessus du lion, dans l'angle de la vignette, débordent les branches d’un arbre dont on ne voit pas le tronc.
Sur la face antérieure du rocher, la marque: (CF. AVANT-PROPOS, p. XVII).
JOSEPH (S‘. — L'époux de la S® Vierge l'accompagne ordinairement dans plusieurs représentations importantes qui ontici leur description particulière : la Fuite en Égyple, la Nativité de Jésus, l'Adoration des Mages, la Présentation au temple. Isolément, nous ne le voyons guère que dans de petits bois où est interprété ce passage de S' Mathieu: « Comme Marie était fiancée
à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, elle se trouva enceinte par l'opération du S* Espri
Joseph, son mari, parce qu'il était juste et qu'il ne la voulait point diffamer, voulut la renvoyer secrètement. Mais, comme il pensait à ces choses, l'ange du Seigneur lui apparut dans un songe et ui dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de recevoir Marie, ta femme; car ce qui a été conçu en elle vient du S'Esprit. » (Matth.,1, 18-20). Joseph est couché à terre, endormi; l'ange descend vers lui
lle est revètue,
pour l'avertir. — Nous signalerons particulièrement, à cause du monogramme dont e
a vignette qui représente Joseph et Marie à Bethléem, venant se faire inscrire lors du recensement général de l'empire ordonné par Auguste. Les deux époux sont debout, de profil, devant le
bureau du scribe qui va prendre leurs noms; au-dessus de ce dernier, dans le fond, s'ouvre une
fenêtre à laquelle paraissent accoudés deux personnages, l'un tenant un sceptre et portant la cou-
ronne à l’antique; dans l'angle inférieur de gauche, on voit l'initiale L. — Nous renvoyons à l'article
Vrerce (S') pour la description d’une curieuse vignette d'un Missel Stagnino, représentant le
Mariage de Marie et de Joseph.
JUDAS. — Déjà signalé aux articles Cèxe Er Curisr. Nous n'avons à mentionner ici qu'une vignette de texte du -Wis
le Baiser de Judas: le Christ, la tête ceinte d'un nimbe uni, est debout au milieu de la composi-
ale Romanum, &, 1543, Hieronymus Scotus (verso 88), représentant
la tête léoèrement tournée vers la gauche; J udas l’embrasse, poussé par un
tion, de trois quar
soldat qui étend le bras droit, par-dessus le traître, vers Jésus; au fond, se tiennent des soldats
portant des lances, des hallebardes et des torches allumées; à droite, deux Apôtres prennent la
«© Co
fuite, leurs manteaux flottant derrière eux; au premier plan, vers la droite, S' Pierre est penché
au-dessus de Malchus terrassé.
JUGEMENT DERNIER. — La représentation du Christ juge suprème est une des plus
fréquentes dans les anciens ouvrag, els vénitiens. C'est
s de liturgie, et notamment dans les Miss l'interprétation iconographique de l'Evangile selon S* Mathieu : « Or, quand le Fils de l'homme viendra, dans sa majesté, et accompagné de tous les saints anges, alors ils s’assiéra sur le trône
de sa gloire. Et toutes les nations seront assemblées devant lui; et il séparera les uns d'avec les
autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs.. » (xxv, 31 et ss.). Cette composition
figure surtout, comme motif principal, dans les encadrements de page, dont nous allons donner
uelques exemples.
Dans le Missale Romanum, fol., 10 mai 1521, L.-A. Giunta, la composition occupe le bloc
cion. Le Christ est as
de droite de l’encadrement de la Crucifi s en majesté, les pieds reposant
sur la sphère du monde ; il n’a pour vêtement qu'un manteau agrafé sur la poitrine et dégageant les
bras ; ses mains et ses pieds portent les stigmates de la Passion; de sa tête émanent trois aigrettes
s, bordée de têtes d’anges ailées ; sa main droite levée
de rayons; il est entouré d’une auréole de nuag fait le geste de la bénédiction; au-dessus de lui, en légende, les mots de l’évangile de S' Mathieu : VENITE. B. P-MEI ( Venite, benedicti patris met). Au-dessous de Jésus, sont agenouillés de profil sur des nuages, à droite S' Jean Baptiste, à gauche la S* Vierge, tous deux les mains jointes et la tète
evée vers le Sauveur; entre ces deux personnages, un ange en buste, issant des nuages, sonne
d’une longue trompette dont le pavillon descend au milieu d’un groupe d'élus figurés en buste dans
une auréole de nuages, qui darde des rayons. À la partie inférieure du bloc, des morts sortent de
eurs tombeaux, soutenus par des anges qui leur montrent le ciel où ils sont appelés. Ici, la scène, à cause de l’étroitesse du bois, est restreinte à une partie seulement de la donnée évangélique. — Cette gravure est assez médiocre.
Nous voyons le Jugement dernier avec son développement complet dans l'encadrement de page de l’Assomplion du Missale ord. Fratr. Prædicalorum, 4°, 1575, Juntæ (Cf. p. 28). Au milieu du bloc supérieur, Jésus est assis en majesté, entouré d’une auréole rayonnante: il est vêtu
du manteau laissant à nu la poitrine et les bras; il a le nimbe crucifère; de la main gauche, pos
sur la cui
, il tient un sceptre; sa main droite levée appelle à lui les élus. À gauche est agenouillée
de profil la S'° Vierge, nimbée, les mains jointes. À droite et à gauche, vers les extrémités du bloc,
deux anges sonnent de la trompette, penchés vers le bas ; au-dessus d'eux, d’autres anges, volant
vers Jésus, portent les instruments de la Passion, ceux de droite les clous et le roseau à l'éponge, ceux de gauche la couronne d'épines et la croix. Le bloc du bas comprend deux groupes : à gauche, les bienheureux, hommes et femmes, agenouillés, la tête levée vers le Sauveur; au-dessus d’eux, la
par un démon qui, de la main droite, brandit une massue; au-dessus d’eux, la légende : ITE MALE-
légende : VENITE BENEDICTI PATRIS MEI; à droite, les damnés, poussés vers les flammes de l'enfer
DICTI IN IGNEM ÆTERNVM ; entre les deux groupes, au fond, s'élèvent des montagnes. — Gravure
d’une taille peu soignée, du même style que l’Assomption qui figure à cette page.
Le Jugement dernier est traité aussi dans des vignettes de texte telles que celle que nous offre
le Missale Romanum, 4°, 3 juillet 1509, Stagnino. Le Christ, assis en majesté, avec le nimbe uni,
(rem, Sntroitus] a
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