‹ Les missels imprimés à Venise de 1481 à 1600Chapitre 65 sur 238 · cc oics qui fecie ofis:crultemus 7 le · texte numérisé non relu

cc oics qui fecie ofis:crultemus 7 le

ouvre les bras; des deux côtés de sa tête sont placés horizontalement les emblèmes apocalyptiques : à sa droite, le rameau de la paix figuré par une branche de lis; à sa gauche, le glaive de la justice

éternelle. Près de lui, sont agenouillés de profil, nimbés et les mains jointes

à droite S' Jean Baptiste, à gauche la S' Vierge. Sous ses pieds, deux anges en buste, nimbés, sonnent de la trompette, l’un vers la droite, l’autre vers la gauche. Dans le bas, on voit des tombeaux ouverts, d'où sortent

en buste cinq personnages, parmi lesquels une femme :.

za conception est modernisée, dans une grande vignette de texte du Missale Romanum, fol.,

1578, Horatius de Gobbis. Le Christ, nimbé de rayons, est assis en majesté sur les nuages, entouré d’une auréole rayonnante; sa main gauche repose sur la cuisse; sa main droite fait le geste de la bénédiction. À gauche est agenouillée la S® Vierge, de profil, nimbée, les mains jointes; au-

dessus d’elle, dans l'angle supérieur de gauche de la gravure, est disposé un groupe de saints,

nimbés, mains jointes, tournés vers Jésus ; à droite est placé symétriquement un groupe de saintes,

dans la même attitude. Au-dessous des nuages, de chaque côté, deux anges, penchés vers Le bas,

sonnent de la trompette. À la partie bis d'avec les boucs » est peut-être plus inférieure de la composition, des morts conforme à la lettre qu'à l'esprit de sortent de leurs tombeaux ; d’autres, l'Évangile, mais elle ne manque pas déjà ressuscités à l'appel des anges, de piquant.

forment deux groupes distincts, cor-

respondant à ceux qui, dans le haut,

JUSTINE (S'). — Vierge, mar-

sée à Padoue sous le règne de

accompagnent Jésus : à gauche, des tyr

hommes ; à droite, des femmes, en di- Dioclétien; patronne de la Congré

verses attitudes. Cette manière d’inter- tion bénédictine de l'Italie septentrio-

Jugement

préter les paroles de St Mathieu : kem.s, nale. Ses biographes racontent qu’elle Stagninus.

«.…. comme le berger sépare les bre- eut le côté percé d’un javelot; mais de

grands peintres ont introduit l'usage de la montrer expirant d’un coup de poignard dans la gorge. »

(P. Came, Caractéristiques des Saints, p. 691.) C'est ainsi que la représente une jolie vignette ombrée du Missale ord. Casinensis, fol., 18 avril 1506, L.-A. Giunta: elle est debout, de face, la

tête légèrement inclinée vers l'épaule droite, les yeux baissés ; ses cheveux tombent en boucles su

ses épaules ; elle a le nimbe et la couronne à l'antique ; elle est vêtue d’une tunique à large

CA

manches, échancrée sur le cou, et d’un manteau qui dégage la poitrine et le bras gauche ; de la main droite elle porte un livre fermé et retient en mème temps les plis de son manteau; de la main

gauche, elle porte une palme; un poignard est enfoncé obliquement dans son sein droit. Au-dessus

de la sainte est suspendue une guirlande fleuronnée, fixée dans les deux angles et au milieu du cadre de la gravure ; chaque moitié de cette guirlande porte un petit cartouche avec, à gauche : san. et à droite : ivsrr. Paysage vallonné, planté d’arbres et d’arbustes; un monastère est indiqué dans le fond à droite.

1.— À rapprocher de cette représentation la gravure au trait qui orne le recto 2 des Epistole evangelii rulgare et istoriate de 1495, où le groupe des élus est mené par Abel, et celui des damnés par Caïn. Pour cette gravure, signée b: cf. Bibl. des L. à fig. vénit., p. 174.

ICONOGRAPHIE — LAPIDATION IOI

Dans les petites vignettes de texte, les martyrs qui ont subi ce supplice sont représentés par un personnage tenant une palme et ayant, comme

S' Etienne, une ou plusieurs pierres, indiquées sur la tête ou sur l'épaule.

AURENT (S'). — Est représenté ordinairement avec le costume sacerdotal, nimbé, tenant d’une main un livre, et de l’autre le gril qui fut l'instrument de son supplice. Signalons, entre autres, une vignette de ce genre au-dessous du titre du Wissale Romanum, 4, 1596, Juntæ.

Certains petits bois montrent son martyre, par exemple celui qui figure

à l'office de sa fête dans le Missale Romanum, 4°, 20 octobre 1520, Jacobus Pencius de

Leucho: le saint, nu, les mains liées derrière le dos, est assis sur un gril placé à gauche ; à

droite, un bourreau tient, de sa main droite repliée sur la poitrine, un tisonnier. S' Laurent paraît dans certaines compositions, comme la Toussaint, le Triomphe du Christ (Voir les

articles relatifs à ces gravures).

LAVEMENT DES PIEDS. — Les Missels offrent peu de représentations impor-

tantes de cet épisode qui précéda la Cène. Nous n'avons guère à signaler qu'une gravure

enant toute la lar

eur de la page, au recto 6o du Missale Romanum, fol., 1564, Juntæ. La scène se

passe dans une salle basse, dallée, au fond de laquelle, en un retrait voüté, est dressée une table. A

gauche, au premier plan, S' Pierre est assis sur un escabeau, les pieds nus effleurant l’eau d’un

bassin posé devant lui, le corps un peu rejeté en arrière, les bras écartés et les mains ouvertes en avant présentant la paume. Jésus, nimbé de rayons, est incliné, la main droite touchant le pied de

St Pierre, la main gauche portant une aiguière. Sur la gauche, en arrière de S' Pierre, sept

Apôtres sont rangés debout, à partir du bord de la gravure en allant vers le fond, dans des attitudes

‘entretiennent

différentes. À droite, sont assis contre le mur trois Apôtres, dont les deux premiers ensemble. Un autre est au fond, appuyé contre la table.

Le sujet est ordinairement traité en petites vignettes de texte. Dans le Missale Romanum, 4°, 3 juillet 1509, Stagnino (verso 73), le Christ, sans nimbe, les manches de sa tunique retroussées jusqu'aux coudes, est agenouillé à droite, la main gauche au bord du bassin où S' Pierre trempe ses pieds, la main droite faisant le geste de l’allocution; S' Pierre porte la main gauche à sa tête, interprétation du texte de l'évangile selon S' Jean, qui lui fait dire: « Seigneur, non pas seulement mes pieds, mais aussi ma tête et mes mains. » (xx, 9); au fond sont groupés {debout cinq Apôtres. — Disposition analogue dans un bloc d'encadrement de page des Missels Gregorius de

Gregoriis. — Dans le Missale Romanum, 8°, 1543, Hieronymus Scotus (verso 92), S' Pierre est £ > 1949, ÿ )

assis à droite, de profil; Jésus, avec le nimbe uni, est agenouillé de profil, tourné vers la droite,

les bras nus jusqu’au coude ; à gauche, au second plan, un Apôtre, assis de face, délace la

sandale de son pied gauche; au fond, sont groupés les dix autres Apôtres, dont deux debout à

gauche, et le reste assis.

LAZARE. — La scène de la résurrection de Lazare se trouve fréquemment dans les petites vignettes de texte: deux hommes tirent d’un caveau ouvert le cadavre entouré de bandelettes ; sur

le bord du caveau se tient le Christ, la main droite étendue ; près de lui, un groupe de disciples.

LUCIE (S“). — Vierge martyrisée à Syracuse sous Dioclétien; en souvenir de son supplice, elle est représentée portant ses yeux sur un plat ou quelquefois sur un livre qu’elle tient des

deux mains.

Madeleine chez Simon le pharisien, — J/i5s. Rom, fol.,

10 janvier 1523, L.-A, Giunta

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