ARA DE
iis,'la prédiction de la Tibur-
Dans le Missale Romanum, fol., mars 1518, Gregorius de Gregor lina est attribuée à la Sibylle de Cumes. Le bloc de gauche de l’encadrement de l’'Annonciation
est divisé en deux parties par un motif ornemental dont les volutes se terminent en un buste humain
ailé ;
dans le haut apparait la S* Vierge en buste, tenant l'enfant Jésus, entourée d’une auréole flamboyante et rayonnante; dans le bas, en avant d’un groupe de personnages dont on ne voit que la tête ou le buste, la Sibylle est debout, de face, drapée dans son manteau, la tête levée et tournée de trois quarts vers la droite, la main gauche indiquant la S Vierge et son fils; aux pieds de la
Sibylle, à droite, est agenouillé l'empereur, de trois quarts, les mains jointes, la couronne à l'antique
ICONOGRAPHIE — St STANISLAS 129
sur la tête; au-dessus du groupe, une banderole porte : s-cvmANA.; au-dessous est le nom: ocravianvs. — Dans le même encadrement, le bloc de droite est composé de quatre médaillons ronds séparés par divers motifs d'ornement; dans chacun de ces médaillons est figurée en buste une Sibylle, désignée par une banderole posée en écharpe sur la poitrine : TIBVRTINA; SIBILA CVMANA ; HERITEA-S, DELPHICA-SI (Cf. p. 10). — Les deux mêmes blocs se retrouvent dans d’autres Missels du même imprimeur et dans le Missale Romanum, 4, janvier 1535, Petrus Liechtenstein (encadrement de l Annonciation).
SIGISMOND (S‘). — Roi de Bourgogne de 516 à 524, converti de l’ärianisme au catholicisme. Il figure au verso du titre du Missale Pragense, fol., 1507, Petrus Liechtenstein, avec les trois autres principaux saints de la Bohème: S' Adalbert, St Viet et St Wenceslas. Il est représenté
encore au verso du titre du Missale Frisingense, fol., 1520, du même imprimeur, dans un superbe
bois du pur style allemand. Dans une cafhedra GRACIA-PL. la
que surmonte l'inscription -Av
St Vierge est assi
se de face, tenant l’enfant Jésus, nu, à demi dressé sur son genou droit; la tête de Marie, ornée de la couronne fleuronnée, est légèrement inclinée vers l'épaule droite, et se détache sur un nimbe lumineux; un nimbe du même genre surmonte la tête de l'enfant. A droite, se tient debout S' Sigismond, de trois quarts, tourné vers la Vierge; il est nimbé et couronné, couvert de l'armure du chevalier, par-dessus laquelle est jeté le manteau royal agrafé sur la poitrine: de la main droite il tient un globe surmonté d’une croix; de la main gauche, un sceptre. À gauche se tient, de trois quarts, également et tourné vers Marie, l’évêque de Freising, St Corbinien; il est mitré, nimbé, vêtu de la chape; de la main droite il tient un livre; de la main gauche, sa crosse. En avant de l’estrade où sont placés les trois personnages, au milieu, est accoté le double écu des armes de Philippe, duc de Bavière, évêque en 1526, avecla mitre en chef; à droite, l’écu de S'Sigismond ; à gauche, un ours, qui, d'après la légende, après avoir dévoré l’âne de S' Corbinien dans un voyage, fut contraint par l’évêque de porter ses bagages. Au bas de la gravure, entre deux filets simples, sont inscrits les noms: -s-CORBINIANVS, -s-s1Gismvnpvs- — Cette magnifique gravure
n'est pas signée ; le dessin peut en être attribué à Burgmair, tant elle rappelle le style de ce maître.
STANISLAS (S'). — Évêque de Cracovie. — Cf. FLortan (5,
St Scolastique. ord. Fratr.
, 1362, Juntæe.
HÉODORE (S5.— Martyr ; représenté, comme S‘ Georges, à cheval, couvert d’une armure, et perçant de sa lance un dragon que sa mon-
ture foule aux pieds.
HOMAS D’AQUIN (S‘. — De l'ordre des Frères Prècheurs ; sur-
nommé le « Docteur angélique ». — Cf. Dommique (S!). OMBEAU (Muse au). — La scène de l’ensevelissement du Sauveur,
par les soins de Nicodème et de Joseph d'Arimathie, n’est guère traitée u'en petites vignettes, sauf dans les Missels in-folio de la fin du seizième siècle, où les
ale Romanum,
gravures de texte ont des dimensions plus grandes. Un petit bois du is 4, 3 juillet 1509, Stagnino (recto 65), peut en donner une idée. Le Christ, nu, un linceul enroulé seulement autour de ses cuisses, est déposé dans le tombeau par Nicodème et Ï
au delà du tombeau, soutient le corps sous les ais
Joseph d'Arimathie, tous deux coiffés d’un turban; l’un, debout, de trois quarts, à droite,
elles ; l’autre, à gauche, incliné, le tient
par les jambes. Entre ces deux personnages, apparaît en buste la S® Vierge, de trois
quarts, regardant son fils; près d'elle, à gauche, Madeleine, vue aussi en buste, la tête
ournée vers la gauche, où se trouve S! Jean, de trois quarts, les mains jointes, tourné vers
au fond, à
e Christ. Sur la face antérieure du tombeau, l'inscription : SEPVLCRVM CHRIST
droite, le Golgotha, avec les trois croix.
Le même Missel contient (verso 78) une petite vignette où la composition est différente.
Nicodème, de trois quarts, à droite, et Joseph d’Arimathie, un genou en terre, à gauche, tiennent
chacun les extrémités du linceul où est étendu Jésus, nu, le perizonium autour des reins, les mains croisées l’une sur l’autre à la ceinture. Au-milieu, en arrière du corps du Sauveur, la S' Vierge,
debout, de face, étend les bras en regardant son fils; près d’elle, à gauche, Madeleine, échevelée,
se penche vers le divin Maître. Au fond, apparaît béante l'ouverture d’un caveau mortuaire. En avant, au premier plan, est posée à terre la couronne d’épines, au-dessous de laquelle se lit l'inscription : SEPVLTVRA-CHRISTI. à
Le Missale Romanum, fol., septembre 1563, Juntæ, nous offre de cet épisode une représentation plus importante. Nicodème et Joseph d’Arimathie, l’un au premier plan à gauche, vu de dos, l’autre au second plan à droite, vu de trois quarts en buste, et la tête de profil tournée vers la gauche, soutiennent le corps de Jésus au-dessus du tombeau ouvert. Au second plan, au milieu, la S® Vierge, vue presque de face, porte de la main gauche un pli de son voile à ses yeux; derrière elle, vers la
9° Fe]
gauche, se tient S' Jean, les mains croisé
es sur la poitrine. Au troisième plan, à droite, deux troncs d'arbres, garnis dans le haut de quelques branches. Au fond, à gauche, des montagnes. — Gravure très empâtée.
Dans le Missale Romanum, fol., 1576, des mêmes imprimeurs, nous trouvons, outre cette gravure, qui est reproduite au recto 111, une autre composition, qui orne le verso 316, Le Christ, le bras gauche pendant, la tête inclinée sur l'épaule gauche, est déposé dans le tombeau par Nico-
dème et Joseph d’Arimathie, l’un coiffé d’un turban, à droite, soutenant le cadavre sous les aisselles,