L.-A. Giunta
3 octobre 15
que la tête et une partie du compagnie de S' Benoît; entre eux est posé le calice aux colombes
de l'ordre (Cf. Carice, Camarpuzes).
ROSAIRE. Cf. Dommique (S:)
jeune Tobie, — Mar
sco Bindoni ; Miss. Rom
buste, avec la main droite levée au-dessus du front, regarde en l'air vers la gauche (CF. p. 99). — Cette vignette est du meilleur style et d’une facture pleine de délicatesse et d'élégance ; elle se retrouve dans le Missale Romanum.
j, 24 décembre 1519, Gre-
gorius de Gregoriis.
ROMUALD (St. — Abbé, fondateur de l’ordre des Camaldules. Des blocs d’encadrements de page, dans le Missale ord. Camaldu-
lensis, fol, 1567, Petrus
Liechtenstein, le montrent en
qui figure dans les armoiries
LES MISSELS MÉNITIENS
ÉBASTIEN (St). — Martyr; représenté généralement nu jusqu’à la ceinture, lié à un poteau, les mains derrière le dos, une ou plusieurs flèches fichées dans la poitrine ;
figure dans certains groupes (Cf. Triowpue pu Curisr, Toussainr).
ÉRAPHIN. — Les séraphins occupent le premier rang dans la hiérarchie des anges ; ce sont les anges de l'amour ; ils sont représentés avec six ailes qui couvrent entièrement leur corps (d’où la désignation de hexa-
ptéryges que leur ont donnée les Grecs). C'est un séraphin qui tient la
place de Jésus dans la scène des stigmates de S' François d'Assise.
Cf.
FH
RANÇOIS D'AssisE (S!).
IBYLLES. — La représentation des Sibylles célèbres de l'antiquité, en regard des
Prophètes de l'Ancien Testament, est assez fréquente au moyen âge, ct nous la
rencontrons souvent dans les Missels vénitiens. Les Sibylles, au nombre de douze,
tirent leur nom de leur patrie; ce sont : la Persique, Persica; la Libyque, Libyca ; la Delphique, Delphica; la Cimmérienne, Cimmeria ; l'Erythrée, Erythræa ; la Samienne, Samia ; la Cumane, Cumana ; l'Hellespontienne, Hellespontica ; la Phrygienne, Phrygia; la Tiburtine, Tiburtina; l'Europe, Europa; V'Agrippine, Agrippa.
Mais toutes ne sont pas également célèbres, et il est rare que leur groupe soit au com-
plet dans les motifs d’encadrements de page, où les ont fait figurer les illustrateurs des
Missels. Une des plus fameuses est la Sibylle de Cumes (Cwmana), qui paraît au vi livre de l'Enéide, et qui aurait annoncé la naissance du Christ dans une étable; presque aussi importante est la Sibylle de Tivoli (Tiburtina) qui, d’après la légende,
empècha Auguste de se faire adorer comme un dieu en lui montrant dans le soleil le
divin Messie au moment de sa naissance. Cet épisode est représenté dans un encadre-
ment de page (verso 9) du Mis ale ord. Casinensis, fol., 18 avril 1506, L.-A. Giunta.
Le bloc du haut renferme la S* Vierge couronnée, tenant l'enfant Jésus, dans une
auréole bordée de têtes d’anges ailées ; le bloc du bas montre quatre personnages debout : à gauche, l'empereur, couronné, indiqué par une banderole portant son nom : OCTAVIANYS, et un homme à sa suite ; à droite, la Sibylle, la main droite levée, l'index tendu vers le groupe du haut de l'encadrement, et prononçant ces mots inscrits sur une banderole au-dessus
de sa tête : HEC ; à sa suite, une femme.