CHAPITRE IV
Traits communs à la S. P. G. et à la C. M. S. — Rapports annuels. — Revues. — Associations auxiliaires — Séminaires.
Parmi les moyens employés par les missionnaires anglicans pour faire connaître leur œuvre et intéresser en leur faveur, nous n'aurons garde d'oublier celui qui consiste en ce que la plupart des missions ou des diocèses publient et font largement circuler sous forme de petites brochures, de tracts, de feuilles, des notices courtes où sont exposés leurs besoins, leurs travaux, leurs succès, leurs difficultés. En outre, la S. P. G. et la C. M. S. font paraître l'une et l'autre chaque année un rapport général qui forme un grand volume et qui est tiré à un très grand nombre d'exemplaires.
Ce volume contient les comptes de l'année, les recettes, les dépenses, les allocations, la liste des missionnaires par ordre alphabétiquei l'indication des départs, des retours, des morts, une notice sur chaque diocèse et même sur chaque mission taisant connaître les églises, les écoles, les hôpitaux, les oeuvres diverses les ministères remplis, les résultats obtenus, et mêlant à tous ces renseignements des traits édifiants et beaucoup de lettres de missionnaires.
Les deux associations ont Tune et Tautre des périodiques auxquels elles donnent une grande diffusion et qui entretiennent autour des œuvres des missionnaires un immense courant de publicité.
Parmi les revues publiées par les missions appartenant à la S. P. G*, les principales sont le Cowley Evangelist^ le Saint Mar/s Quaterly Mission Paper^ et le Star in the East.
Les revues lancées et dirigées par la C.
M. S. sont au nombre de sept : Ylntelli^ gencer dont elle répand chaque mois environ 6,600 exemplaires, le Gleaner avec
83,400 exemplaires par mois ; VAwake^ 44,25o exemplaires, le Children's World ^ 6oo,5oo exemplaires, et une revue médicale Mercy and Truth à 6,000 exemplaires. Ce sont là des revues mensuelles.
Les deux autres : le Quaterly Paper tiré à 20,000 exemplaires et le Quaterly Token sont des revues trimestrielles. Chaque trimestre, la Société fait imprimer et répand 226,000 exemplaires du Quaterly Token en anglais, 5,5oo en gallois, et 3oo avec des illustrations pour les Chinois.
La C. M. S. distribue aussi des almanachs. Dans Tannée 1898-1899 elle en a distribué 54,260.
Le total des exemplaires de revues et de publications diverses répandues dans le courant de Tannée 1898-1899 par la C. M.
S. s'élève à plus de huit millions.
La S. P. G. et la C. M. S. sont aidées Tune et l'autre par des associations auxiliaires. Plusieurs de ces associations puisent leurs ressources parmi les Dissidents aussi bien que parmi les membres de T Eglise anglicane, et aident non seulement la S.
P. G. et la C. M. S. mais les sectes de toute nuance. Telle est la grande association connue sous le nom à^ Association pour la diffusion de la Bible, The British and foreign Bible Society. Depuis 1804 elle a distribué 152,142^802 exemplaires de la Bible. Du 3i mars 1896 au 3i mars 1897 ses comptes établissent une distribution de 838,190 Bibles, 1,078,758 Nouveaux Testaments et 1,859,1 85 parties détachées de la Bible, en tout 3,776, 1 33 exemplaires. Cette vaste association s'est rendue maîtresse de 35o langues ou dialectes : elle fait aujourd'hui lire des Bibles protestantes au monde entier en 35o langues (1).
Les missions anglicanes proprement dites, c'est-à-dire les missions de TEglise Etablie, les seules dont nous nous occupons dans cet ouvrage, ont leur part dans cette immense distribution.
Mais il existe un certain nombre d'associations secondaires qui se rattachent les unes à la S. P. G. et les autres à la C. M.
(i) Il y aurait également à parler de V Association des tracts religieux qui, depuis un siècle qu'elle existe, a dépensé pour les missions protestantes 34,906,775 francs.
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S. L'une et Tautte ont fondé des associations d'ettfànts qui sont nombreuses, s'étendent de plus en plus, et fournissent des ressources considérables.
La S. P. G. est secondée par VOxford Missionary Society of Graduâtes composée de gradués de l'Utiiversité d'Oxford, qui, eux aussi, s'intéressent à leur manière à l'œuvre des missions.
La Church of England Zenana Missiojiary Society^ et la Missionary leaves Assodation sont comme des annexes de la C. M. S. La première de ces associations fut fondée en 1880 dans le but spécial d'évangéliser les femmes indiennes. La seconde cherche des secours en argent et en nature. Dans le cours de la seule année i8g6 elle a fourni aux missions de la CM. S. 201, 5oo francs en argent et 66,900 francs de dons en naturel
Il s'est formé en i885, sous le nom de Junior Clergy Association^ une fédération d'associations de jeunes clergymen qui travaillent, par tous les moyens en leur pouvoir, à soutenir et à promouvoir Toeuvrc des missions, étudiant les questions qui
s'y rapportent, tenant des meetings^ faisant des conférences^ recrutant des missionnaires, et un certain nombre se donnant eux-mêmes en personne.
Parmi ces associations, les unes se rattachent à la S. P. G. et les autres à la C.
M. S. On compte en tout 40 associations comprenant 3 000 membres du jeune clergé anglican, dévoués à Tœuvre des missionnaires et en favorisant le développement.
Outre ces associations d'ecclésiastiques la C. M. S. a formé des associations de laïques lesquelles sont déjà au nombre de soixante-dix et poursuivent le même but.
Bien plus, cette même C. M. S. dont le zèle ne connaît pas de bornes, est parvenue à créer tout récemment une fédération d'associations de dames dévouées à l'œuvre des missions. Outre les associations de dames Ladies Church Missionary Unions^ il y a des associations de jeunes personnes Young Ladies's Missionary Study Bands, Ce sont des associations qui ont pour but de populariser Vétude des missions Missionary Study parmi les jeunes personnes ayant achevé le cours de
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leurs études et sorties de l'école. En deux ans on a pu réussir à former vingt associations qui comptent 33o jeunes personnes.
Ce sont là les moyens employés pour se procurer des fonds. La S. P. G. et la C. M. S. ont aussi des moyens pour recruter des missionnaires et le personnel destiné à les aider. Dans l'organisation de la C. M. S. il existe même, nous Tavons vu, un comité spécialement affecté à ce but.
Uécole des enfants des missionnaires, Missionaries^s Children^s Home^ entretenue aux frais de la C. M. S. à Limpsfield, est une sorte d'école apostolique anglicane. La plupart des enfants qui en sortent deviennent des missionnaires.
Mais la formation des missionnaires anglicans se fait surtout dans les Missio^ narjr Collèges ou séminaires des missions étrangères. Il y en a cinq.
Le séminaire de Saint-Augustin, Saint' Augustine^s Collège à Cantorbéry, fondé par une charte royale en 1848. Les étudiants n'y sont admis que s'ils ont atteint Tâge de vingt ans, et s'ils déclarent être
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dans rintention de se consacrer aux missions étrangères.
Le séminaire de l'Association ecclésiastique des missions, Church missionary collège^ à Islington, fondé en 1825. Les étudiants qui se présentent sont d'abord obligés de subir un examen, afin qu'on puisse reconnaître s'ils paraissent aptes à l'œuvre des missions.
Le séminaire de Saint Paul, Saint-Paul missionary collège^ à Burgh, qui date de
Le séminaire de Saint Pierre et Saint Paul, Saint Peter and Saint Paul missio'nary collège^ à Dorchester, également fondé en 1878.
Le séminaire de Saint Boniface, Saint Boniface missionary collège^ à Warminster, qui remonte à 1860.
De ces cinq séminaires des missions étrangères, celui de Dorchester, dont nous parlerons plus loin> est le seul qui appartienne au parti ritualiste avancé. Celui de Saint Augustin représente ce qu'on peut appeler le parti ritualiste modéré. Ceux de Burgh et de Warminster tiennent le
milieu entre la haute et la basse Eglise, et celui de Islington, qui fournit des sujets i la Ckurck missionary Society, animée de l'pRnrit du vieux protestantisme, appartient e Eglise.
aisons de formation que nous ap- 30ur faire mieux comprendre leur séminaires anglicans, n'ont cha- 'un nombre d'étudiants assez restais les clergymen qui travaillent missions ne se recrutent pas uni- : dans les séminaires, et il existe à éry, une école où l'on forme, non clergymen, mais les dames qui se consacrer à l'œuvre des mis-