partie de la nation chaldéenne revint à
a foi catholique, En 1553, le patriarche élu, Jean Zulaca, vint à Rome recevoir la consécration épiscopale, I]
S, vu du
liques ont passé par bien éprouvé beaucoup de siècle, la nation chaldéenne 150.000 catholiques ; 23.000, en 1800, et de} { nvirons de 15,000, l'el est donné en 1840 par |
sation de la foi,
dence? I faut mettre au |
était accompagné de trois évêques et de soixante-
Levant, Re
Depuis cette époque, les Chaldéens catho-
des persécutions ct vicissitudes, Au dernier COMptait, dit-on, ce nombre était tombé ü uis, il s'est abaissé aux t, au moins, le chiffre les Annales de la Propa- Ouelles sont k
causes d'une pareille déca-
emier rang les persé-
mme
cutions des nestoriens et le fanatisme des musulmans, qui, dans ces régions éloignées, persiste comme aux premiers Jours de la conquête. Peut-être aussi faut-il tenir compte de l'inconstance et de la tiédeur des fidèles. De toutes les communautés orientales, les Chaldéens paraissent être celle où l'esprit catholique à fait le moins de progrès.
Quoi qu'il en soit, le nombre des catholiques chaldéens diminuait de jour en jour, et la religion semblait perdue dans ce pays, si les missionnaires latins de la Mésopotamie et de la Perse
» Amédéah, ville forte dans les montagnes du
n'étaient venus, vers 1840, relever le courage des fidèles, et pourvoir aux nécessités spirituelles de cette Église exposée à succomber.
Dès lors, tout changea rapidement de face.
En vingt ans, au témoignage des écrivains protestants, la plus grande partie des nestoriens qui habitent à l'ouest des montagnes du Kurdistan sont devenus catholiques.
& À Bagdad, écrit la femme d'un ministre, Mie Perk'is, les catholiques romains l'emportent de toutes manières, » «€ Les nestoriens qui habitent le district de Mossoul, nous affirme un
Kurdistan, mm
D'après un croquis du R. P. Besson.
voyageur anglais, ont tous embrassé la foi romaine (1). » € Aujourd'hui, écrit un autre, toute la nation chaldéenne peut ètre regardé comme catholique (2). » «€ Tout le corps de l'Église nestorienne, raconte un ministre, est devenu aujourd'hui une branche de l'Eglise romaine (3). »
Ces témoisgnages d'auteurs protestants, qui
1, Sir Asaher Grant. Les Vestoriens, ch Sir Patterson. l'oyages
. R. Sauthgate, 2 vol., ch. 14
écrivent sur les lieux, sont pourtant exagérés, car il reste plus de 80.000 nestoriens en Perse et dans les montagnes du Kurdistan, où Île fanatuisme des hérétiques et des sectateurs de \aho met n'a pas encore permis aux missionnaires de pénétrer, Mais, dans leur exagération même, ils témoiwnent de Fimpression profonde qu'ont pro duite chez nos rivaux les progrès si consolants de la foi catholique dans la nation chaldéenne. Malheureusement, comme je lai insinué plus haut, il v a des ombres, Un schisme désastreux,
dont il me faut esquisser au moins lhistoir
e | es | | (A | Ouk | ane | Î er | Jr: | [OtE | un és, et pra de ils ro nts lus Lx:
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montrera au lecteur combien l'esprit catholique a rencontré d'obstacles.
Le patriarche des Chaldéens était, au moment du concile, Mgr Joseph Audou, élu en 1848. Son grand âge (il avait Quatre-vingt-huit ans), les souffrances généreusement endurées pour la foi catholique, son renom de sainteté parmi les siens lui attiraient la vénération universelle, Malheureusement ces belles qualités étaient ternies par des défauts notables : un Jugement étroit, un entétement invincible, et des prétentions exagérées à soutenir ce qu'il appelait les droits de sa nation et les privilèges attachés à sa dignité de patriarche, De.
puis plusieurs années, deux difficultés s'étaient élevées entre le Saint-Siège et le patriarcat chaldéen : la question du Malabar et l'élection des évé-
Voici quelles étaient les prétentions des Chal déens sur le Ma labar, Comme je l'ai dit plus haut,
les nestoriens
iwaient fondé au nm Mer Joseph Audou,
trefois des églises forissantes aux Indes, Quand les Portugais arrivèrent au Ma labar, ils trouvèrent en ce PAYS une chrétienté néstorienne d'environ 200.000 âmes : cette chrétienté fut en grande partie ramenée à la
loi catholique par les soins de l'archevêque de
Goa et les prédications des mis ionnaires fatins.
<omme à cette époque, 1590, il n'y avait pas
d Evlise chaldéenne catholique, le Saint SIC
confia les nouveaux convertis à des vicaires |
ipostoliques envoyés par lui, en leur conser
che coupable,
demanda la levée des
pas
vant leur rit propre et leur clergé indigène.
Plus tard, quand une partie de la‘nation chal. déenne fut revenue au catholicisme, les patriarches émirent la prétention de du Malabar.
gouverner l'Église Rome s'y refusa toujours, et pour cause, Sous la direction des vicaires apostoliques
a chrétienté du Malabar n'a cessé de pro-
gresser et de s'étendre n'a ni prêtre, ni évêque
—.—— ns,
Patriarche de Babylone pour les Chaldéens,
son candidat.
Le patriarcat chaldéen
méritait sa conduite, Mor
après mûres délibérations, co
. la .
pour desservir cette Église de 200.000 âmes, puisqu'il a bien de la peine à
subvenir chez lui aux besoins Spirituels de trente à quarante mille fidèles, «1; que, sans la présence des missionnaires latins, sa propre Église s effondrait il y à un demi-siècle,
En 1859, Mgr Audou, mal conseillé, essaya, par un coup d'autorité, de trancher en sa faveur la question du Malabar. [sacra évéque un certain Matran Thomas, homme d'une ignoriice profonde, et l'envoya aux Indes, Pie IX répondit à cet attentat en excommuniant l'intru et manda à Rome le Patriar-
pour lui faire les reproches que Audou se soumit et
censures portées contre
Sur la demande réitérée du patriarche, Pie IX consentit à soumettre la question du Malabar à la Sacrée Congrégation de la Propagande, qui, nlirma en 1865 les défenses précédentes, Le patriarche, ne se sen-
ssez fort pour résister, se soumit en
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