‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 115 sur 478 · CE · texte numérisé non relu

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au milieu des débris de ces belles Églises

autrefois si prospères.

LES MISSIONS CATHOLIQUES AU X1iX° SIÈCLE.

abandon des catholiques, par suite de la pénurie excessive des missionnaires, la persécution vint la fin du siècle dernier, sur ce laissé à peu près sans

s'abattre, à malheureux troupeau pasteurs. Le féroce Tippo-Saib fit périr en vingt ans plus de cent mille catholiques dans le sud de l'Inde ; il dispersa toutes les chrétientés du Maissour, brûla les églises, et, dans un seul

jour, força 40.000 chrétiens du Tanjore à recevoir la circoncision, c'est-à-dire à embrasser le mahométisme, Au Canara, dans le cours de l'année 1784, 30,000 chrétiens furent enlevés de force et donnés comme esclaves aux musulmans,

hollandais se montraient

Les | * ce = =+ ) | presque aussi féroces que les disciples du Pro- | phète. À Ceylan, ils proscrivirent absolument | l'exercice du culte catholique, et chassèrent de l'ile tous les missionnaires ; ils agirent de même sur le continent, et convertirent en factoreries

protestants

toutes les chapelles catholiques.

€ Pendant près de soixante ans, écrit un | L.es protestants anglais agirent avec moins de | auteur protestant (1), c'est-à-dire depuis 1760 | brutalité ; c'est une justice à leur rendre. Au jusqu'en 1820, aucun soin ne fut pris des missions | début de leurs conquêtes dans l'Inde, ils tracascatholiques et de leurs nombreux néophytes. | sérent d'abord les missionnaires français, dont | | Les anciens missionnaires mouraient les uns | ils redoutaient l'influence politique ; puis, quand | | après les autres, et personne n'arrivait d'Europe | ils se virent solidement établis dans le pays, ils | | pour les remplacer, » À côté du ministre protes- | se renfermèrent dans une neutralité presque | | | tant, voici le témoignage identique du prêtre | toujours bienveillante qu'ils ont conservée depuis. | | catholique (2). € De temps en temps, se pré- Mais la prépondérance d'une nationprotestante | | - sentent ici des députations de ces chrétiens | n'en fut pas moins désastreuse pour les missions .: abandonnés. Depuis que je suis ici, j'en ai vu | de l'Inde, Des centaines de ministres et de pré- | j | deux, dont l’une, composée de trois principaux | dicants inondèrent bientôt le pays. Ils avaient | | | personnages du pays, avait fait près de cent | les mains pleines d'or, pour acheter les | lieues pour venir à Pondichéry. Ils apportaient | consciences faciles ; ils avaient, ce qui est très | une lettre écrite sur des feuilles de cocotier ; ils | naturel, les sympathies et l'influence gouverne- | | se plaignaient que, depuis six ans, aucun Père | mentales de leurs coreligionnaires. Le mal eût | | n'était venu les visiter, quoiqu'ils l'attendissent | été moins grand s'ils eussent rencontré partout, | 3 | | avecimpatience, et qu'ils lui eussent préparé une | en face d'eux, le missionnaire catholique ; comme | ; | | belle cabane pour le loger ; ils ajoutaient, dans | aujourd'hui, leur succès se fût borné à l'achat de | | ( | leur style simple mais sublime, que leurs âmes | quelques brebis galeuses. Mais que pouvaient | —| avaient faim de Dieu. Ces paroles touchantes, | einq ou six missionnaires, éparpillés dans le sud « | que je ne pus entendre sans verser des larmes, | de l'Inde, contre la propagande protestante ? | F4 | me rappelèrent ce passage du prophète Jérémie : | Quant au clergé de Goa, ses défauts ne pouvaient = Parvuli petierunt panem, et non erat qui fran- | que pousser les catholiques à l'apostasie, Il y eut | d | gere eis. } | donc des défections déplorables et trop nom- | | | Comme si ce n'était pas assez de ce triste | breuses. Des chrétientés abandonnées depuis | | d | — vingt ans et plus, sans prêtres, sans instruction, El | res dans Pnde méridionale, par le R. P. Joseph | culte et sans sacrements, passèrent au pro- Er | testantisme, C'est ainsi que la grande chrétienté | HA

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