‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 114 sur 478 · Voyages et Aventures du doctiur Wo/f, ch · texte numérisé non relu

Voyages et Aventures du doctiur Wo/f, ch

ER a 1 Seringapatam, écrit un ViCaire

Jésuites français de se disperser ; puis vint, en 1774, la suppression de l'Ordre par Clément XIV, En même temps, la Révolution française, en fermant,en France et en Italie, tous les noviciats, en confisquant les ressources que la piété de nos pères avaient ménagées à l'apostolat, allait achever la ruine de ces missions,

L'Église des Indes resta donc, pendant près d'un demi-siècle, abandonnée aux prêtres de Goa. Or, ces prêtres, il faut bien le dire, quelque triste qu'en soit l'aveu, ne relevaient pas le prestige du catholicisme dans les Indes. Pour ne pas être accusé d'exagération et de malveillance dans une matière aussi grave, je suis forcé de citer des faits,

Ces prêtres, dépourvus également de vocation ecclésiastique et de Surveillance, Puisque les évêques ne résidaient pas, étaient choisis ordinairement parmi les lopas, c'est-à-dire les métis portugais nés de mariages illégitimes. À ce titre, les Indiens les regardaient comme

des gens Sans caste, des parties. Leur conduite justifiait trop souvent l'éloigne

ment qu'ils inspiraient apostolique de l'Inde, un prêtre goanais fut arrêté par les

soldats de Tippo-Saïb, et mis au corps de garde, une nuit, qu'étant ivre, il Parcourait les rues, armé d'un tison enflammé avec lequel il voulait, disait-il, incendier la ville. Il y en eut un autre qui, pris de vin également, poursuivait, armé d'un couteau, un des principaux chrétiens du lieu, auquel il prétendait couper les oreilles. A Négapatam, deux prêtres goanais se b

attirent à coups de sabre. Il y en e

ut un qui mourut, dans le Palghat, à la suite d'excès d'opium. M. Mottet, ancien missionnaire à Pondichéry, en découvrit un engagé comme maître de musique dans les troupes anglaises... Ah! conclut le vénérable signataire de cette lettre, le cœur est déchiré quand on vient administrer les chrétienté prêtres ont passé quelque temps, »

Voilà les hommes que Sa Majesté très fidèle employait aux Indes pour re

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mplacer les émules des François Xavier et des Jean de Britto, Mieux eût valu certainement pour le rester sans pasteurs que d' pareils prêtres, Un

s catholiques avoir affaire à de grand nombre de chrétientés furent amenées à l'apostasie par l'horreur qu'inspiraient aux fidèles leurs débauches et leurs

simonies ; car, non contents de leurs vices privés,

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PA À À à 172 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIX" SIECLE.

ils rançonnaient impitoyablement leurs parois- | les 5,000 catholiques dispersés dans ces immenses siens, et faisaient tout payer. régions.

k 20 A l'est et au sud, la mission de Pondichéry nt comprenait alors toute la côte de Coromandel,

En dehors des sièges épiscopaux portugais, | le Carnate, le Maduré, le Maïssour et le Coïmdont on vient de voir la triste situation, à la fin | batour. C'est la Société des Missions Étrangères du dernier siècle, il y avait, dans l'Inde, quatre | de Paris qui fut chargée par le Saint-Siège, en missions confiées aux envoyés du Saint-Siège : | 1777, de ce vaste territoire, auparavant l'apanage

19 Au nord, la mission d'Agra, qui comprenait | de ia Compagnie de Jésus. Mais le nombre des toute l'Inde septentrionale, n'avait pas d'évêque; | missionnaires était absolument disproportionné une dizaine de religieux Capucins évangélisaient | avec les besoins des populations catholiques :

HINDOUSTAN. — Cathédrale d'Agra,

mission se composait d'#x vicaire apostolique,

six missionnaires seulement pour remplacer une de /rors religieux Carmes, et d'un certain nombre

centaine de Jésuites ; ils avaient à leur tête un évêque, qui, pour ménager les susceptibilités du | de prêtres indigènes, chargés de pourvoir aux Portugal, portait simplement le titre de supérieur | besoins spirituels de 80,000 catholiques, moitié de la mission, car ce ne fut qu'en 1836 que le | de rit latin et moitié de rit syro-chaldéen. vicariat apostolique fut érigé. En 1800, le chiffre 4° Enfin, au nord de Goa, le vicariat apostodes catholiques de la mission de Pondichéry s'élevait à 42,000.

3° À l'ouest, le long de la côte de Malabar, |! qui, indignée de la conduite scindaleuse des

ÿ était le Vicariat apostolique de Malabar, érigé | prêtres de Goa, les chassa en 1718 de l'ile de Bombay et de Salzette, et s'adressa au vicaire

lique de Bombay avait été érigé à la demande de la Compagnie anglaise des Indes orientales,

en 1659, et confié aux Carmes déchaussés, La

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— Vue générale de Poncichéry.

HINDOUSTAN

| apostolique du Malabar, afin qu'il se chargeât | de l'administration de cette Eglise, Avec l'auto- |

risation du Souverain Pontife, les Carmes s'en chargèrent en effet En 1800, le vicariat de | Bombay comptait ## vicaire apostolique et deux | missionnaires, pour environ 8,000 catholiques. |

‘Et c'est tout! En dehors du clergé goanais,

trois évêques, dont deux seulement ont le titre de vicaires apostoliques, une vingtaine de missionnaires, pas de clergé indigène, sauf au Malabar, voilà toutes les forces de l'Église romaine en face du clergé de Goa et de l'in-

vasion menaçante des ministres de l'hérésie, appuyés sur l'influence, désormais prépondérante aux Indes, de l'Angleterre,

La position des catholiques hindous ainsi abandonnés était déplorable, mais plus triste encore celle des rares missionnaires, demeurés

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