ESS RE
176 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIXe SIÈCLE.
le clergé et les chrétiens contre les infidèles et les hérétiques.
On ne s'en tint pas à: sur les instances du gouvernement portugais, Clément VIIT (1600) défendit à tous les missionnaires de se rendre aux Indes par une autre voie que celle de Lisbonne et de Goa. C'était donner au roi de Portugal le monopole des missions orientales, On ne tarda pas à s'en repentir. Les envoyés du Saint - Siège furent accablés de vexations, quelques-uns jetés sans motifs dans les prisons de l'Inquisition , Europe ; un légat du Pape, le cardinal de
d'autres forcés de repasser en
Tournon, mourut de misère dans les prisons de Macao. Le clergé de Goa, déchu de sa première ferveur, incapable de faire face au travail immense des missions orientales, et d'ailleurs s'en souciant assez peu, ne voulait, à aucun prix, permettre à d'autres ouvriers de mettre la faux dans sa moisson. Il regardait les missions de l'Inde et de la Chine comme son patrimoine, et, plutôt que de voir ces peuples évangélisés par des missionnaires étrangers, il préférait qu'ils ne fussent pas évangélisés du tout. Périssent les âmes plutôt qu'un principe !
Paul V, averti de ce qui se passait aux Indes, crut devoir déroger à la bulle de Clément VIT, en accordant aux missionnaires de se rendre à leur poste sans attendre la perinission du roi de Portugal et de l'archevêque de Goa. Mais alors on se heurta à une difficulté qu'on n'avait pas prévue. Dans sa bulle de 1575, Grégoire XIIT, toujours à la sollicitation des Portugais, avait été jusqu'à lier les mains à ses successeurs, en déclarant que personne, fäl-ce le Siège apostolique, ne pourrait déroger à l'avenir au droit de patronage sans le consentement formel du roi de Portugal.
À mon avis, cette clause malheureuse allait au-delà des droits du souverain pontificat. Aucun pape ne peut lier irrévocablement ses successeurs, par la raison très simple que les vicaires de Jésus-Ciirisr tiennent leur pouvoir de Dreu seul. Chaque pape a donc la plénitude de l'autorité suprême dans l'Église ; il est juge des circonstances, et il ne peut jamais se présenter un cas où le vicaire de JÉsus-Crrisr soit empêché de pourvoir aux besoins nouveaux qui se révèlent, et de faire prêcher l'Évangile par toute la terre. Tous les canonistes sérieux sont d'accord làdessus.
Mais en supposant, ce que je ne crois pas, que la bulle de Grégoire XFTT liât à perpétuité ses successeurs, le gouvernement portugais ayant perdu toute autorité aux Indes en dehors de Goa, son droit de patronage devenait caduc par là même, En cet, ce droit n'est jamais concédé qu'à la condition de protéger les Églises sur lesquelles il s'exerce, Mais quelle protection pouvait accorder le gouvernement portugais aux Églises situées sur le territoire anglais ? La prétention du roi de Portugal de pourvoir exclusivement à ces Églises était aussi ridicule que si la France prétendait aujourd'hui nommer aux sièges de Metz et de Strasbourg, et disposer à son gré de tous les bénéfices ecclésiastiques situés dans les pays cédés à l'Allemagne par le traité de Francfort,
Les rois de Portugal semblaient avoir reconnu eux-mêmes la caducité de leurs privilèges. Depuis cinquante ans, on l'a vu, ils laissaient sans titulaires les sièges épiscopaux de l'Inde, et, depuis 1827, le gouvernement avait formellement défendu aux administrateurs de Goa d'envoyer désormais le moindre subside aux Églises situées en dehors des’ possessions portugaises. N'observant plus les clauses essentielles du patronat, il était déchu par là même de son privilège. D'un autre côté, à mesure que la foi se propageait aux Indes, il devenait urgent de subvenir aux besoins spirituels de ces nouvelles chrétientés. Grégoire XVI, qui, avant son élévation au souverain pontificat, avait été préfet de la Propagande, connaissait parfaitement la situation et résolut d'y pourvoir, Mais, avant dé faire usage de son droit incontestable, il voulut mettre le gouvernement portugais en demeure de se prononcer lui-même sur son prétendu droit de patronage. Par son ordre, le cardinal Pédicini, préfet de la Propagande, adressa à la cour de Portugal une note diplomatique, pour lui demander de pourvoir aux évêchés vacants de l'Inde ou de renoncer formellement à un privilège qui rendait impossible le gouvernement ecclésiastique en ce pays (1832).
La Cour de Lisbonne n'ayant rien répondu à cette ouverture, le Pape attendit deux ans encore, À la fin, il se décida à user de son droit de Pasteur suprême, en créant deux vicariats apostoliques à Madras et à Calcutta (1834) ; deux ans plus tard, la mission de Pondichéry et celle de
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Ceylan furent érigées, à leur tour, en vicariats, et une préfecture apostolique fut établie au Maduré (1836).
Ces actes, si nécessaires et si modérés, irri. tèrent au plus haut degré le gouvernement portugais et le clergé de Goa : le Chapitre métropolitain osa interdire, sous peine d'excommuni. cation, d'avoir aucun rapport avec les vicaires apostoliques et les missionnaires de la Propagande ; leur juridiction fut déclarée nulle et schismatique, tant qu'elle ne serait pas reconnue par Sa Majesté Très Fidèle, que les anciennes constitutions apostoliques avaient investi de la suprématie sur toutes les missions d'Orient, sans qu'il fût permis à aucun Pape d'y déroger,
Grégoire XVI fit justice de ces prétentions dans son bref Multa preclare (24 avril 1838), 11 rappelle d'abord les privilèges accordés, par ses prédécesseurs, à la couronne de Portugal ; mais il insiste, en même temps, sur le but de ces concessions, qui était uniquement de promouvoir
efficacement le règne de Div dans ces régions
éloignées. Ce motif ayant cessé d'exister, par |
suite des circonstances politiques, le patronage Portugais ne peut plus s'exercer utilement dans les pays soumis à l'Angleterre, et par conséquent le privilège est devenu caduc, Quant à la clause qu'il ne Pourra jamais être dérogé à ces concessions que du consentement des parties, elle doit s'entendre évidemment sauf Les droits du Suprême Magistère, 1] est certain que jamais le Saint-Siège n'a voulu s'empêcher de pourvoir aux besoins de la religion, ni de statuer sur ce qu'exige, suivant le temps et les circonstances, le salut du peuple chrétien,
Le Pape ajoute que, pendant qu'il exerçait la charge de préfet de la Propagande, il a pu se convaincre que le droit de Patronage, qui avait été concédé uniquement en vue du salut des âmes, est devenu aux Indes une cause de ruine spirituelle, En Conséquence, et en vertu de son
FAN A | L'ÉGLISE CATHOLIQUE
| Églises et des biens-fonds des chrétientés, et trop | Souvent les prétentions schismatiques furent ac- Cueillies par un gouvernement protestant, heureux d'entretenir la discorde au sein de la Communauté catholique,
On vit donc, en beaucoup d'endroits, s'élever église contre église, Les schismatiques, se sentant soutenus, eurent recours aux calomnies, aux injures, aux traitements les plus ir lignes, pour forcer les Envoyés de Rome à se retirer et à leur céder la place, Ils intentérent aux vicaires apostoliques et à leurs missionnaires procès sur procès, pour s'emparer des Églises et des presbytères, (l'est bon de remarquer ici que presque tous ces édifices avaient été élevés par les missionnaires où restaurés par eux, à l'aide des aumôûônes venues d'Europe, N'importe, à force de faux témoignages, payés comptant, les Goanais réussirent Presque partout à se rendre maîtres des biensfonds de la communauté catholique,
Les conséquences de ce fait furent désastreuses. En beaucoup de localités, les missionnaires de la Propagande furent forcés de célébrer les saints mystères au pied des arbres ou dans de misérables cabanes, Les Indiens, très attachés à leurs églises, à leurs pélerinages, à leurs fêtes, voyant d'ailleurs le clergé de Goa en communion extérieure avec le Saint-Siège, abandonnèrent les missionnaires et firent acte d'adhésion au schisme, En dix ans, près de deux cent
cinquante mille chrétiens se réunirent aux prêtres de Goa,
Le mal s'éténdit même aux chrétientés demeurées fidèles. Sans améliorer leurs mœurs, les
| Goanais sentirent le besoin de se faire des créa-
tures, Par leur facilité À accorder des dispenses, à fouler aux pieds toutes les règles de la disci-
| pline ecclésiastique, à tolérer tous les abus, ils
ont dés eloppé parmi les Indiens l'esprit de parti,
| l'insubordination, l'indifférence religieuse, }
autorité suprême, le vicaire de Jésus-Crrrisr déclare déroger aux bulles de ses prédécesseurs, €t supprimer purement et simplement le droit de Patronage en dehors de l'archidiocèse de Goa,
Ce bref eut un immense retentissement aux Indes et en Portugal,
Le clergé de Goa se mit en révolte ouverte avec le Saint-Siège, Il intrigui auprès du gouvernement anglais pour se maintenir, malgré le Pape, en possession des
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Missions Catholiques
€ Le schisme, écrivait en 1884, un missionnaire, à dépravé le cœur et Perverti l'intelligence de nos Indiens, au point qu'on ne les reconnait plus. Lorsqu'un missionnaire désordre ou le
veut arrêter le prévenir, lorsqu'il se montre
| sévère, parce que sa conscience l'exige, quand il
refuse de se rendre à d'injustes exigences, on le menace aussitôt d'aller à l'église et au prêtre de Goa, »
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Néanmoins on pouvait espérer que le schisme ne se soutiendrait pas longtemps et tomberait peu à peu lui-même, faute de pasteurs; car, puisqu'il n'y avait plus d'évêques portugais résidant aux Indes, il n'y avait plus d'ordinations pour recruter le clergé rebelle, Le gouvernement portugais allait y pourvoir.
En 1842, la cour de Lisbonne feignit d'entrer enfin dans les vues du Souverain-Pontife, et proposa pour l'archevêché de Goa Joseph di:
Sylva y Torrès. Après quelques hésitations, Grégoire XVI l'agréa dans le consistoire du 13 juin 1843. Lorsqu'il fut question de rédiger les bulles de l'élu, plusieurs cardinaux furent d'avis que l’ancienne formule devait être changée et qu'il fallait faire mention des vicariats apostoliques, soustraits désormais à la juridiction du primat des Indes ; d'autres opinèrent pour que l'on gardât les formules traditionnelles, mais en ayant soin de faire savoir au prélat qu'il n'avait aucune juridiction en dehors du territoire portugais, et en exigeant qu'il promit par sermeï. d'obéir aux dernières constitutions pontificales. Cet avis ayant malheureusement prévalu, Mgr de Sylva promit entre les mains du nonce d'observer toutes les dispositions du bref Aw/{a preclare, et s'embarqua pour Goa (1844).
L'orrivée d'un archevêque, reconnu par ses bulles d'institution en qualité de primat des Indes, réveilla les prétentions des schismatiques, et Mgr de Sylva, trahissant la foi jurée, prétendit exercer sa juridiction sur l'Inde entière, à limitation de ses prédécesseurs. Aussitôt après son arrivée, il fit une ordination de huit cents prêtres, qu'il lança dans les vicariats apostoliques de l'Inde,
À ces nouveaux lévites, recrutés en partie parmi les coolies du port de Goa, on n'avait demandé ni science, ni morale, ni théologie ; mais on leur avait soigneusement inculqué les droits inamissibles de la couronne de Portugal au patronage des Indes, droits qu'aucun bref, bulle ou décision du Pape ne pouvait annuler, sans le consentement du roi.
On comprend le trouble profond que jeta, dans toutes les chrétientés, l'arrivée de ces intrus, qui se présentaient, avec des pouvoirs en règle, comme envoyés par le primat des Indes, reconnu en cette qualité par le Pape lui-même. Comment dès lors ne pas croire à la légitimité de leur mis-
sion ? Comment savoir si, comme le prétendaienc les prêtres de Goa, ce ne sont pas les envoyés de la Propagande qui sont des intrus et des imposteurs? Le schisme fit donc de nouveaux progrès aux Indes, et la position des missionnaires y devint intolérable,
Grégoire XVI, mis au courant de ce qui se passait, envoya un monitoire sévère à l'archevêque de Goa, pour lui rappeler les engagements qu'il avait pris et lui reprocher sa conduite, Ce monitoire resta sans effets, Le malheureux prélat, se sentant soutenu par son gouvernement, était bin résolu à fouler aux pieds les ordres du Pape et à mépriser ses censures. Pie IX obtint enfin son rappel en 1848 ; mais, en 1853, l'évêque de Macao, Mgr Jérôme-Joseph de Matta, vint, sans juridiction aucun, faire aux Indes une prétendue tournée pastorale, donnant la confirmation, et conférant des ordiaations sacrilèges à Ceylan, à Bombay, au Malabar, contre toutes les prescriptions du droit canonique, et au mépris des censures pontificales.
Pie IX, voyant l'obstination des Portugais et l'impossibilité d'éteindre le schisme, entra alors en négociations avec la Cour de Lisbonne, et conclut, en 1857, un nouveau concordat qui reconnaissait en principe le droit de patronage dans les diocèses de Goa, de Crangunore, de Cochin, de Méliapour, de Malacca et de Macao. Une commission devait être nommée, par la Cour de Rome et celle de Lisbonne, pour délimiter les circonscriptions respectives de chacun de ces diocèses, Le Saint-Siège s'engageait, cette délimitation une fois faite, à retirer ses vicaires apostoliques des territoires susdits, se réservant de prendre, à l'égard des territoires restés en dehors, les mesures qu'il jugerait nécessaires dans l'intérêt des fidèles.
Ce concordat, si favorable au Portugal, puis qu'il reconnaissait en droit toutes ses prétentions sur l'Inde et la Chine, ne put être mis à exécution, par les arguties du gouvernement portugais, qui se refusa à subir les clauses onéreuses du contrat Les choses demeurèrent donc dans cet état d'indécision jusqu'en 1886.
Cependant, malgré ces tristes divisions, le catholicisme avait fait de grands progrès aux Indes. Le nombre des vicariats apostoliques s'était élevé successivement à dix-sept avec 1.200.000 fidèles. Pour mettre fin à toutes les
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la hiérarchie catholique.
Voici les clauses du dernier concordat (août
1° Le droit de patro age est reconnu au roi de Portugal dans l'archidiocèse de Goa et les trois diocèses suffragants de Cranganore, Cochin et Saint- Thomas de Méliapour, Une disposition annexe déterminera les limites précises de cha-
cun de ces diocèses,
2° Quelques-uns des groupes principaux des chrétientés goanaises, bien que situés en dehors
des susdits diocèses, y scront rattachés, 3° Le gouvernement Portugais s'engage à doter convenablement lesdits diocèses, à les pourvoir d'un chapitre, de prêtres en nombre suffisant et de séminaires, 4° Les chrétientés portugaises de Malacca et de Singapour, qui actuellement relèvent, en fait, de l'archevêché de Goa, seront désormais sous la juridiction de l'évêque portugais de Macao.
5° En dehors du droit de présentation aux sièges de Goa, Cranganore, Cochin et Méliapour, le roi de Portugal jouira d'un droit indirect de présentation aux quatre sièges à ériger de Bombay, de Mangalore, de Quilon et de Trichinopoly. Chaque fois qu'un de ces quatre sièges sera vacant, les évêques de la province proposeront une liste de rois noms, laquelle sera transmise, par l'archevêque de Goa, au gouverneur de cette ville, qui, à son tour, choisira, pour le présenter à Sa Sainteté, un des trois noms, Cette présentation devra avoir lieu dans le délai de six mois ; après quoi le choix est dévolu au Souverain Pontife, 6° Par concession spéciale du Saint-Siège, l'archevêque de Goa est maintenu dans la dignité de patriarche ad honorem des Indes Orientales ; en cette qualité, il jouit du droit de présider les conciles nationaux de l'Inde, lesquels devront se tenir à Goa, à moins d'une disposition particulière, 7° Le droit de patronage ainsi réglé, le Saint- Siège jouit, dans tout le reste du territoire, de la pleine liberté de nommer des évêques et de prendre toutes les mesures qu'il jugera utiles au bien des fidèles, Ce concordat a imposé au Saint-Siège de douloureux sacrifices ; mais il met fin à un schisme déplorable, qui ruinait les églises de l'Inde, et
était, pour les infidèles et les hérétiques, une cause perpétuelle de scandales, En restreignant aux diocèses désignés pius haut les inconvénients du patronage royal, il rend au Vicaire de Jésus- CHrisr sa liberté d'action dans ie reste de l'Inde; sans doute, il est à regretter qu'un certain nombre de paroisses goanaises restent dans les nouveaux diocèses À l'état d'enclaves ; mais ces enclaves, soigneusement délimitées, n'auront plus, il faut le reconnaitre, les inconvénients du passé, et ne
géncront plus l'administration épiscopale dans le reste du diocèse,
C'est maintenant ie devoir du gouvernement Portugais de témoigner de la reconnaissance envers le Souverain Ponatife, en usant, pour le bien des âmes, des droits de patronage, dont il s'est montré si jaloux, et qui viennent de lui être solennellement reconnus dans les diocèses susdits. Puisse-t.il comprendre que son intérêt, même temporel, exige qu'il Pourvoie ces diocèses de bons pasteurs, qui relèvent !a religion catholique de l'état de décadence où elle a trop longtemps végété dans ces contrées !
Ce grand acte de réconciliation entre ?« Saint- Siège et le Portugal heureusement acc li, le Vicaire de Jésus-Curisr s'est hâté d'établir aux Indes li hiérarchie,
Il 4 partagé ce vaste empire en #ui{ provinces ceclésiastiques :
1 Province de Goa : 1 archevéché primatial, Goa ; 1 archevêché ad Zonorem. Cranganore ; 2 évêchés, Cochin et Saint-Thomas de Méliapour.
2° Province de Ceylan : 1 archevêché, Colombo ; 2 évêchés, Jaffna et Kandy.
3° Province de Pondichéry : 1 archevéché, Pondichéry ; 4 évêchés, Coimbatour, Mysore, Trichinopoly et Mangalore.
4° Province du Malabar : 1 archevêché, Vérapoly ; 1 évêché, Quilon ; 2 vicariats apostoliques, pour le rit syriaque, Trichoor et Cottayam.
5° Province de Madras : 1 archevèché, Madras; 3 évêchés, Hydérabad, Vizagapatam et Nagpore, 6° Province du Bengale : 1 archevêché, Cal-
cutta ; 2 évêchés, Kisnagar et Dacca.
7° Province d'Agra : 1 archevêché, Agra ;
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2 évêchés, Allahabad et Lahore; 1 préfecture apostolique, Kalfiristan et Cachemyr.
89 Province de Bombay : r archevêché, Bombay ; 1 évêché, Poona,
Total pour l'Inde entière : 8 archevéchés, 18 évêchés, 2 vicariats et 1 préfecture apostolique,
D'après le A/adras directory de 1889, la population catholique de l'Inde entière, y compris Goa, s'élève à 1.701.337 âmes, Cette population a presque guadruplé en 90 ans, Il faut mainte-
nant donner un *
exposé rapide des
huit provinces ecclésiastiques de l'Inde,