catholi
ché ad honorem de Cranganore, dont le siège est fixé à Daman, et qui comprend ïes villes de Daman et de Diu, les paroisses goanaises du Konkaï septentrional, avec une partie de l'ile de Salsette : 1 évêque, 70 prêtres, 43 églises, 18 chapelles, 20 écoles (2.295 élèves), 64.960 catholiques.
3° L'évéché de Cochin, qui se compose des paroisses latines situées entre Cochin et Quilon, le long de la côte du Malabar : 1 évêque, 46
QUES AJ XIX" SIÈCLE
ET
Saint François-Xavier, ques. D'après le portrait € vera effigies », conservé à Saint-André du Quirinal, 29 L'archevé-
dr
prêtres, 32 églises, 32 chapelles, 84 écoles (4.662 élèves), 67.048 catholiques,
4° L'évêché de Suint- Thomas de Méliapour, qui se compose de deux territoires : dans la province de Madras, la ville de Saint- Thomas et ses districts avoisinants; dans le Maduré, les districts de Tanjore, de Massargudi et de Négapatam :
i évêque, 58 prêtres, 40 églises, 258 chapelles, 12 écoles, 83,061 catholiques,
Fotal pour toute la province de Goa : 1 archevêque, 3 évêques, 854 prêtres, 216 églises, 540 chapelles, 394 écoles, plus de 17,660 élèves, 469.320 catholiques (1).
Le gouvernement portugais semble enfin décidé à entrer dans les vues bienveillantes et pacificatrices du Vicaire de Jésus-Crrisr, Il a fait ceser la longue vacance des sièges épiscopaux de l'Inde, Puissent les nou-
, VEAUX pasteurs travailler efficacement à cicatriser les plaies douloureuses qu'un long abandon et l'esprit du schis-
me avaient faites et qui déshonoraient ces anti-
ques et vénérables Églises !
1. Les Afissiones catholicæ donnent, pour la population catholique, dans un endroit, ph. 173, 350.000 âmes, et dans un autre, tableau général, p. 212, 300.090 Âmes. Le chiffre que je donne a été recueilli en additionnant tous les chiffres particuliers des paroisses goanaises, chiffres extraits äu A/adras Directory de 18F9. Je le crois donc plus près de la vérité. Néanmoins il faut reconnaître qu'il est difficile d'arriver À que'que chose d'absolument sûr,
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4 a # L'ÉGLISE CATHOLIQUE DANS LES INDES, 1800-1890, Ii
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Ev° 4x, l'ar cienne Taprebane, surnommée
AVEC raison la Perle des mers, fut évanéliséc, dès 1544, par saint François Xavier. Au début de la mission, le seng des martyrs vint arroser Cu 50) qui devait un jour porter de si riches moissons, A Manaur, 700 chr' ‘ens, dont plusieurs membres de la famille royale, et le fils même du roi de Jaffna, moururent. en 1546, pour la foi catholique,
“'ROVINCE DE CEY LAN,
Grâce à cette ro-
rendit, en 1806, la liberté religieuse, et le catholicisme reprit son essor à Ceylan, mais lee commencements furent difficiles ; on nanquait de pretres, et surtout de bons prêtres. jusqu'en 1836, la mission fut aux mains d'une Vingtaine de Goanuis, J'ai dit plus haut ce qu'étaient la plupart de ces prètres, Ils trouvaient devant eux un essaim de ministres Protestants, richement rentés, habiles, instruits la plupart, tous parfaits gentlemen et ardents à la Perversion des catho. liqu +, La !..te était Par trop inégale, Déjà les P'otestantsavaient
# attiré dans leurs sée féconde et aux écoles, les seules prédications des qui existassent à religieux Francis- Ceylan, la majorité cains et Jésuites, des enfants cathoie christianisme fit liques : la presse de rapides progrès et des milliers de à Ceylan, et, au brochures répanbout de os ans, daient peu à peu quand les Hollan- dans les familles le dais s'emparèrent venin de l'hérésie, de ue, en 1634, Il était temps d'aon comptait plu- viser, Les catholi.
sieurs centaines de ques, qui avaient mille catholiques à résisté à la persé.
Ceylan, principale. ‘ution sanglante ment dans les pro- allaient se Irisser vinces maritimes, prendre aux sé-
Muis, pendant ductions douce.
plus d'un siècle et reuses de l'hérésie, demi, de 1634 à Grégoire XVI 1796, une persé- comprit le danger, cution implacable et, en 1836, il érivint arrêter l'essor gea la mission de du catholicisme, 4 Mzr Bonjean, des Oblats de MALIG-LL1MACUIÉE, —— je Ceylan en Vicariat
ies Hollandais expulsèrent les missionnaires, en firent mourir plusieurs, et proscrivirent impitoyablement l'exercice du culte catholique. La vraie foi vivait néanmoins au fond des cœurs, Deux ( Jratoriens de Goa, les PP, Vaz et Gonzalès, bravant la mort, cachés au fond des forêts impénétrables de l'ile, avaient entretenu et conservé le feu sacré dans l'âme de ce peuple, et quand les Anglais s'emparérent de l'ile, en 1796, ON Gécouvrit avec surprise qu'en dépit des persécutions, il restait encore 50.000 catholiques,
L'Angleterre, après dix ans d'hésitations, leur
évêque de Médéà 7" Partibus, vicaire apostolique de Jaffna, Puis archevêque de Colombo,
Apostolique. Pour ménager la transition, il choisit les premiers vicaires apostoliques dans le clergé indigène, mais en leur donnant des coadjuteurs Européens, En 1843, Ceylan comptait 86,837 catholiques.
En 1845, le vicariat de Jaffna fut déiaché de celui de Colombo, et confié aux Oratoriens d'Italie, Pour assurer l'avenir de la mission, le vicaire apostolique, Mgr Bettachini, demanda, en 1847, le concours des Oblats de Marie, A leur arrivée à Ceylan (1 848), le chiffre total des catholiques de l'ile s'élevait à : 13.210,
NE
Cr RANCE Su TRE TES 182 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU
XIXe SIÈCLE.
En 1857, Mer Séméria, premier vicaire apostolique de la Congrégation des Oblats, prit la direction du vicariat de Jaffna; celui de Colombo resta aux Italiens.
Enfin, en 1883, un troisième vicariat fut érigé à Kandy. Les Italiens s'en chargèrent, laissant le vicariat de Colombo à Mer Bonjean, des Oblats de Marie.
Lorsque la hiérarchie fut établie aux Indes, l'Ile de Ceylan forma une province ecclésiastique : archevèché, Colombo, avec deux évé-
chéssuffragants, Jaffna et Kandy.
Au cours du xixe siècle, la mission de Ceylan a fait de grands progrès, comme le tableau suivant en fait foi :
En 1800 : 1 mis sionnaire, 20 prètres, ? églises ou chapelles, 50.000 catholiques.
En 1840 : 1 vicaire apostolique,
? prêtres (1), ? égli ses ou chapelles, 80.0co catholique”.
En 1870 : 1 vicaire apostolique Colombo), 27 missionnaires, © prêtre + indigène, 150 églises ouchapelles 102 222 catholiques.
x vicaire apostolique (Jaffna), 24 missionnaires, 1 prêtre indigène, 200 églises ou chapelles, 80.000 catholiques
Soit un total, en 1870, de : 2 vicaires apostoliques, 51 mis sionnaires, 1 prêtre indigène, 350 églises ou chapelles, 182.222 catholiques.
Zn 1890 : 1 archevêché (Colombo), 36 missionnaires, 3 prêtres indigènes, 1 73églises ou chapelles, r29.114catholiques.
1 évêché (Jaffna), 36 missionnaires, 3 prêtres indigènes,
32 églises ou chapelles, 80.800 catholiques.
1. Les chiffies donnés par les Annales de la l'ropugation de la Fni (1840), à savoir : 100 prêtres de lOratoire, 250 églises, 2c0.000 catholiques, sant d'une exagération qui ne se discute
même pas.
Mgr Mélizan, Oblat de Marie-Immaculée, évêque d'Adrana /# parlibus, coadjuteur de Mgr Bonjean, aujourd'hui archevèque de Colombo,
1 évêché (Kandy), $ missionnaires, 7 prêtres indigèues sr églises ou chapelles, 13.000 catholiques.
Total en 1890 : 1 archevèque, 2 évêques, 77 missionnaires, 13 prêtres indigènes, 456 églises ou chapelles, 222.914 catholiques.
En moins d'un siècle, la population catholique a plus que guadruplé. La population totale de l'ile étant 2.773.500 habitants, la proportion des catholiques est de un douzième,
Les catholiques de Ceylan se distinguent généralement par la fermeté et la ferveur de leur foi; les sacrements sont fréquentés, les fêtes de l'Église célébrées
avec amour, Chaque année, des milliers de pèlerins se rendent aux sanctuaires de Notre- Dame de Madhu et de Sainte-Anne, Onen a compté jusqu’à soixante mille,
Les protestants anglais sont les premiers à reconnaître avec impartialité la supériorité mor:le
+ des catholiques.
Parlantàl'archevêque de Goa,
sir Alexandre Johnston, grand-juge à Ceylan, lui
affirmait que, dans tout son parcours à travers
l'ile, pas un seul catholique n'avait été amené à
son tribunal, Un autre représentant officiel du
wouvernement, sir Emerson Tennent, écrit de son côté : € I est incontestable que les indisrènes sont attachés à leur foi depuis trois cents ans, avec une fermeté remarquable, » « La fermeté inflexible et la moralité supérieure des
indigènes catholiques peuvent être attribuées à
la puissante influence du confessionnal, » En
digèies
nnaires, «4 catho-
1olique tale de on des
t génépar la tla fereur foi; ements uentés, de l'Élébrées mour.
année, ers de se ren- ‘ sancle None de et de Anne, compté oixante
)rotesnglais s prereconvec im- : Ja sumor.le oliques.
l'archele Go, lan, lui travers mené à iciel du écrit de disènes nts ans, La ferire des buces à En
L'ÉGLISE CATH
Anglais toujours Pratique, il ajoute demande des pre trouve dans la générosité l'entretien de leur culte (1). »
À côté de ces témoignages rendus liques, il ne sera pas sans inté ministres Protestants avoue cés de leurs travaux R. Brown, existe depuis trente avec moins d'entraves que cependant fait des âmes,
toute autre F aucun progrès pour la conver.
Une complète indiffére
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