A CORÉE
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religion, conservèrent, avec une fidélité bien re. marquable, les précieuses semences de la foi déposées dans leur cœur, et ne se rebutèrent pas de tant d'efforts inutiles faits pour avoir des apôtres,
En 1827, ils renouvelèrent leurs instances, Cette fois, ieurs cris de détresse furent entendus à Rome, et la Sacrée Congrégation fit choix de la Société des Missions Étrangères pour ce poste d'honneur et de dévouement
La Société était pauvre en missionnaires, car
elle achevait à peine de reformer ses cadres, dé-
itholique À Hakodaté : d'après une photographie,
Joseph Taou, plein de zèle et de courage : € À pied ou sur une mauvaise monture, écrivait l'évêque en 1835, il a déjà fait plus de chemin pour mêtre utile qu'il ny en a de Paris à Pékin, et cependant ilest d'une santé très frèle, »
La traversée de la ( “hine fu ment pénible pour Mer | là, on ne voyage de Sian au
ttrès particulièrerugnière, En ce tempeait pas encore à la vapeur, Parti mois de septembre 1832, le prélat n'arriva qu'au mois d'octobre 1835 en Mongolie,
aux portes de sa mission,
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I avait mis plus de trois ans pour traverser | la Chine, du sud au nord, avec des fatigues et des souffrances dont il est difficile aujourd'hui de se faire l'idée. La timidité excessive de ses guides, l'inexpérience du prélat, jointe à un certain | manque d'esprit pratique dont les hommes supé- | rieurs sont souvent affligés, son ignorance de la | langue et des mœurs chinoises, avaient multiplié sous ses pas les difficultés. Plus d'une fois, il | avait failli être reconnu comme Européen dans les auberges chinoises où il était forcé de loger, ce qui eût été la mort pour lui et la persécution pour les chrétiens. Le vénérable prélat, épuisé de fatigues et de souffrances morales, mourut le 20 octobre 1835, dans un pauvre village de la Monvolie, en vue des montagnes de la Corée, sa chère mission. Coinme Moise, il lui avait été donné seulement d'entrevoir de loin les sommets de la terre promise, Son successeur, Mor Im.
bert, fut plus heureux, À la fin de 1837, il put pénétrer en Corée et vint rejoindre + MM, Mauband et
Chastan, qui y étaient déjà depuis un an.
L'Église de Corée avait enfin des pasteurs.
Ce fut pour ce peuple héroïque une joie indicible, et il se fit bientôt un grand mouvement de con versions : € [ci comme partout, écrivait en 1839 le vicaire apostolique, l'Éolise est un arbre qui se féconde sous le fer qui taille ses rameaux. En 1936, au moment où M. Mauband pénétra dans la Corée, elle comptait tout au plus 4.000 chré üens ; aujourd'hui nous en avons plus de 9,000 ; en sorte qu'en trois ans le nombre a doublé, »
LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIX"e SIÈCLE.
Le Vénérable Jacques Chastan,
La persécution n'allait pas tarder à frapper les pasteurs et à disperser le troupeau. Elle éclata dans les premiers mois de cette année 1839, et le vicaire apostolique fut arrêté au mois d'août. Pour éviter à ses chrétiens des persécutions cruelles, sachant d'ailleurs que la présence de trois Européens en Corée était connue des autorités, Mer Imbert écrivit à ses missionnaires de se livrer eux-mêmes, afin d'arrêter les perquisitions et les recherches. Les deux missionnaires obéirent avec une héroïque simplicité, et, après tortures courageuse-
d'affreuses
ment supportées, les trois apôtres cueillirent la palme du martyre, le 21 septembre 1830.
L'Église de Corée restait de nouveausans pasteurs, et l'ardeur de la persécution rendait bien difficile l'introduction de nouveaux mission:
naires, [1 fallut faire, pendant plu.
sieurs années, le sièwe de cette contrée inhospitalière, La route de terre étant absolument fermée, ii ne restait que la mer ; mais comme la Corée ne recevait + aucun navire dans
ses ports, pasmême les jonques chinoises, il fallait que les deux bateaux, celui qui portait le missionnaire et celui qui venait le chercher, s'abouchassent en pleine mer, au risque d'être emportés par Îles courants et de ne pouvoir se rencontrer, Ce fut ce qui arriva plusieurs fois,
Après six ans de tentatives, Mur Ferréol, le successeur de Mer Imbert, parvint à débarquer en Corée, avec M, Daveluy, le martyr de 1866, et d'André Kim, le premier prêtre coréen, qui devait, lui aussi, être martyrisé l'année suivante.
apper les le éclata 1839, et is d'août.
sécutions sence de nue des ionnaires s perquijonnaires et, après S tortuageusepportées, apôtres la palme re, le 21 2 1839.
se de Cot de noupasteurs, ir de la ion rendifficile ion de mission- 1 fallut lant plu:
nées, Île 2tte conitalière.
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