‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 153 sur 478 · LE JAPON ET · texte numérisé non relu

LE JAPON ET

M. Maitre employa douze ans pour pénétrer en Corée, A la fin, les matelots chinois, rebutés de tant d'insuccès, refusèrent absolument de faire de nouvelles tentatives. Ce fut un Jésuite de la mission du Kiang-nan, le P. Hélot, qui se

dévoua pour lui ouvrir les portes de sa mission. |

Is improvisa son pilote et, muni d'une méchante boussole, il se lança avec le missionnaire et quelques rameurs chrétiens, sur cette mer féconde en naufrages. Vingt fois ils manquèrent d'être engloutis ; mais l'Étoile des mers Veillait sur la pauvre barque, à moitié abiméedans les flots, et le missionnaire arriva au port.

La Corée avait retrouvé des apôtres ; la persécution s'était un peu apaisée, À Ja mort de Mer Ferréol, 3 février 1853, ce fut un ancien confesseur de la foi au Tong-King, Mgr Berneux, qui recueillit sa succes sion,

Peu à peu de nouveaux mission:

naires furent intro.

duits ; les œuvres de la mission se développèrent : le mouvement des Conversions, un moment ralenti, reprit avec ardeur.

À la veille de Ja crise de 1866, la mission de Corée COMPtait : 1 vicaire apostolique, Mer Berneux, 1 Coadjuteur, Mer Daveluy, 10 missionnaires Européens, 1 séminaire, 1 imprimerie et environ 18.0c0 chrétiens, Jamais | Église de Corée ne s'était vue dans un état si prospère :

elle était, hélas ! à la veille d'un anéantissement complet,

La présence des RUSSES, arrivant aux fronüuères nord du r Yaume pour forcer les portes de CE pays, demeuré seul dans l'Extréme-Orient

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