‹ Les missions catholiques au XIXme siècle [microforme] (volume 2)Chapitre 214 sur 478 · Q-A UL LP GITE · texte numérisé non relu

Q-A UL LP GITE

L est assez difficile de faire l'histoire des Missions indiennes de l'Amérique du Sud, Éparpillées sur une immense étendue de % territoire, au milieu de diocèses régulièrement constitués, indépenc des autres, sans lien hiérarchi ces missions ont été abando reprises, par suite de l'exil

lantes les unes que bien défini, nnées à plusieurs des missionnaires et des persécutions des Souvernements maçonniques qui, depuis 1820, dominent à peu près universellement dans ces contrées. Malgré la pénurie presque complète de documents, j'ai essayé de me faire une idée de ces missions, et je v résultat de mes recherche que erreu: de détail,

à peu près exacte rais communiquer le S. Si j'ai commis quelon voudra bien m'excuser, en songeant à l'obscurité du sujet, sur lequel peu de publications existent.

On peut poser en principe que, depuis le golfe du Mexique Jusqu'à la pointe méridionale du continent américain, tous les Et du Sud ont leurs miss’ons de et quelquefois dans l'intéri lièrement constitués,

ats de l'Amérique Sauvages à côté,

eur des diocèses régu-

Mon plan sera done bien simple :

Je prendrai, l'une après l'autre, chacune des républiques du continent sud-américain, et je

4 . Se Ft 1. A à s rechercherai ce qui a été fait dans ce siècle pout l'évangélisation des sauvages encore paiens et pour la formation chrétienne de

CEUX qui sont déjà convertis.

Mais, avant d'entrer dans le détail, il faut EXposer quelques considérations générales sur l'œuvre des Miss'ons indiennes, On à vu, au chapitre premier, comment l'œuvre magnifique des Léductions du Paraguay fut

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violemment brisée, au milieu du dernier siècle, par les rois d'Espagne et de Portugal. Après l'expulsion des Jésuites des colonies Espagnoles et Portugaises, les religieux de furent chargés officielleme débris de leur œuvre.

Saint-François nt de recueillir les Ils y employérent, sans doute, tous les efforts de leur zèle; mais, d'un côté, il n'était pas facile de remplacer, du jour au lendemain, une Organisation si parfaite ; et, de l'autre, la jalousie des gouverne dans une situation où le impossible à faire,

Les missions des Sauvages demandent, en effet, pour réussir, des conditions toutes spéciales, Avant de faire des chrétiens, il faut songer à faire des hommes, Le sauvage, une fois instruit et baptisé, a besoin d'être défendu contre sa propre faiblesse, contre la cupidité des marchands qui cherchent à exploiter sa simplicité, contre les tentations de l'ivrognerie et les périls du Commerce avec les blancs. En un mot, sous une autre, il faut, si l'on veut faire œuvre sérieuse et durable,

ments les plaçait bien était à peu près

forme ou sous une

en revenir plus ou moins au système des Jésuites, et & uper les Indiens en Réductions, sous la surveillance d'un missionnaire, qui est tout à la fois le rituel et temporel de la tribu, Franciscains firent, comme

père spi- C'est ce que les je l'ai dit, en Cali.

peu près les maitres :

mais, dans le reste des colonies Esp

fornie, où ils étaient à

ignoles et Portugaises, ils durent s'arrêter devant l'opposition formelle des gouvernements, Or, ]

‘apostolat seul, dépourvu de

tout prestige temporel, peut faire chez les sauvages

des conversions particulières

: Jamais, au moins dans l'état actuel, il ne fera un peuple chrétien,

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320 LES MISSIONS CATHOLIQUES AU XIX"m SIÈCLE.

La ruine de l'œuvre des Réductions fut done pour l'Amérique du Sud une véritable catastrophe ; elle produisit un temps d'arrêt, et même de recul très prononcé, dans le développement des missions indiennes ; elle arrêta les progrès de la civilisation, et c'est à cette mesure impolitique qu'on doit l'existence des nombreuses peuplades encore paiennes de l'Amérique du Sud,

Les Am'ricainsen ont convenu eux-mêmes.

En 1817, quand les colonies Espagnoles voulurent justifier leur séparation de la mère-patrie, ils lui firent entendre, à ce sujet, d'amers repro: ches :

€ Vous nous avez arbitrairement privés des Jésuites, auxquels nous devions notre état social, notre civilisation, toutes nos connaissances, bienfaits que nous ne pourrons Jamais assez apprécier (1). »

En 1834, la République Argentine rappelait les Jésuites ; en 1842, ils rentraient dans la Colombie ; en 1843, au Mexique, puis successivement au Brésil, à l'Équateur, au Chili, dans la Bolivie, et reprenaient paisiblement leur œuvre d'apostolat, interrompue depuis un siècle.

I est vrai que les libres-penseurs, qui sont les maitres du pays, ne les y laissérent pas long temps en paix. En dépit des fameux principes sur l'inviolabilité du domicile et la liberté des citoyens, des décrets arbitraires les expulsèrent à plusieurs reprises du territoire des nouvelles républiques. Mais les enfants de Saint-lynace

nt habitués depuis longtemps à la persécution ct ne se découragent pas pour si peu. Chassts d'un pays, ils passent dans un autre, selon le précepte du divin Maitre, et, bon gré mal ort, ils finissent presque toujours par se faire accepter. À cette heure, ils travaillent dans la plupart des États de l'Amérique du Sud : ils ont une centaine de religieux dans les républiques de Costa-Rica et de Panama ; 157 ou Brésil: 164 dans l'Équateur, le Maranon et le Pérou : 214 au Chili et dans le Paraguay : ce qui donne, au total, 635 religieux de la Compagnie di Jésus

dans les missions de l'Am rique du Sud (Cata-

louue de 1888). On voit que ces morts se pPOrtent encore assez bien,

Moins suspects que les Jésuites, les relivieux

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