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aimé sanctuaire, et le gouvernement révolutionnaire, qui n'avait pas reculé devant l'assassinat juridique de l'empereur Maximilien, fut forcé de compter avec la colère du peuple catholique défendant ses autels,
On sait que, depuis l'émancipation (1820), le Mexique a été le jouet des révolutions. Il forme aujourd'hui une République fédérative composée
de vingt-sept États, avec une constitution cal-
Derniers moments de
Dans la nuit du 22 mai 1873, par ordre du président Lerdo de l'ejeda, successeur de Juarez, Cinquante cavaliers, cent cinquante fantassins, assistés d'une centaine d'agents de police, cer nèrent tous les couvents de la ville de Mexico: les religieux furent conduits en prison, en attendant l'exil ; les Sœurs, même les maladi furent, au nombre de plusieurs centaines, jetées brutalement en pleine nuit au milieu de la voie publique. Le lendemain, les dames de Mexico se présentèrent
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quée à peu près sur celle des États-Unis. Malheureusement la franc maçonnerie domine dans le pays, comme dans la plupart des Républiques de l'Amérique du Sud, Aussi les Mexicains ont réalisé servilement le programme satanique de la secte : séparation de l'Église et de l'État, confiscation des biens ecclésiastiques, proscription des religieux, laïcisation de l'enseignement et de tous les services publics.
chez le Président, pour lui faire honte de ces procédés vraiment sauvages, Comme elles lui objectaient la foi fondamentale de la République, garantissant la liberté des citoyens qui ne sont coupables d'aucun délit, et linviolabilité du domicile, le misérable ne sut que balbutier en rougissant : € La loi, on l'applique selon les ci constances, » Autant dire la loi n'existe pas pour les catholiques,
Un an plus tard, les Sœurs de Charité, qui
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avaient été épargnées jusque-là, à cause des services incontestables qu'elles rendaient, furent proscrites à leur tour, Elles étaient quatre cent soixante, dont quatre cent dix Mexicaines : elles élevaient de dix à douze mille orphelins, tenaient de nombreuses écoles, soignaient les malades dans les hôpitaux, et les ennemis mêmes de l'Église étaient forcés de rendre justice à leur dévouement, Proscrites comme dangereuses à la République, les Filles de S. Vincent de Paul prirent le chemin de l'exil. Des quatre cent dix Sœurs originaires du Mexique, pas une ne songea à se soustraire au décret d'expulsion, bien que lcs Supérieurs eussent offert de les relever de leurs vœux, et que le gouvernement mexicain leur eût fait les promesses les plus flatteuses pour cssayer de les retenir, si elles consentaient à laisser de côté leur habit religieux.
Depuis ce temps, l'Église catholique n'a guère cessé d'être persécutée au Mexique, La proscription des religieux a amené la ruine d'un grand nombre d'œuvres ; la fermeture des séminaires à longtemps tari la source du sacerdoce, et aujourd'hui encore, le nombre des prêtres est très inférieur aux besoins de la population, Cependant, malgré tant de circonstances défavorables, le peuple mexicain € resté profondément catholique, surtout dans ies classes inférieures de la société, composées uniquement d'Indiens et de Métis ; c'est le témoignage que sont forcés de lui rendre les écrivains les plus hostiles,
Un voyageur américain, sir Franck Edward, résume en ces termes son impression sur les Mexicains :
€ Le sentiment religieux qui domine encore aujourd'hui dans toutes les classes de la population est vraiment remarquable, Vous ne verrez jamais un Mexicain passer devant une église sans se découvrir, Au son de la cloche, chacun s'arrête dans la rue et demeure tête nue, jusqu'à ce qu'elle ait fini de tinter (1). »
Un protestant allemand, M. Brantz-Mayer, parle ainsi des Indiens convertis de la province de Jalisco :
€ Les aborigènes de Jalisco, autrefois belliqueux à l'excès ét voués à une religion sangui-